Mesureur d’angles 1 – fabrication

Fabriquer un mesureur d’angle, est-ce difficile ? Non. Pour quel usage, dans quel but le fabriquer ? C’est tout simplement un outil très utile pour dessiner les objets, les architectures, etc.  C’est très aidant pour ce qu’on appelle… de la perspective de chic. Qu’on appelle aussi perspective d’observation. Ce premier article explique la fabrication – simple – d’un mesureur d’angles. Les prochains articles en expliquerons les principes & son utilisation. Ce premier dessin, ci-dessous, en montre l’usage…

Schéma descriptif, au tableau vert, de l'utilisation d'un mesureur d'angle, par Richard Martens.
Schéma descriptif, au tableau vert, de l’utilisation d’un mesureur d’angle, par Richard Martens.

 

Schéma pour fabriquer un mesureur d’angles

Schéma d'un mesureur d'angles proposé par Richard Martens.
Schéma d’un mesureur d’angles proposé par Richard Martens.

Je vous livre ci-contre à gauche le schéma – très simple, vous en conviendrez – pour la fabrication de ce mesureur d’angle.

Il s’agit de deux bandes de carton d’environ 25 à 30 cm de long sur 3 cm, voire 5 cm de large. D’ailleurs, contrairement à mon schéma, je conseille une largeur de 5 cm, voire un peu plus. Cela le rendra plus solide.

Il faut donc se procurer un carton léger, qui peut se couper facilement, avec un cutter, un “X-Acto”, ou n’importe quel instrument tranchant. Un carton d’emballage d’un paquet de céréales peut, par exemple, faire l’affaire.

ATTENTION : veillez à ne pas prendre un carton trop fin. En effet, s’il est très fin, et trop souple, il peut se courber à l’usage ! Il serait donc inutile !

Je déconseille le carton ondulé, car sa découpe génère – très souvent – des bandes dont les bords sont imprécis. Donc d’un usage très limité…

Ensuite, quand vous aurez découpé ces deux bandes de carton, superposez-les & trouez-les ensemble au milieu de la largeur, en veillant à faire le(s) trou(s) loin des bords !

Enfin, procurez-vous une attache Parisienne. Et enfilez-là dans les deux cartons à la fois. Puis écartez les branches de l’attache Parisienne.

C’est terminé ! Vous avez la possibilité d’écarter ou de rapprocher ces deux bandes, afin de “créer” des angles. Et surtout de les mesurer !

Vous voilà donc le propriétaire d’un magnifique mesureur d’angles !

 

Mesureur d’angles : le résultat & son utilisation…

L'un de mes mesureurs d'angles. Par Richard Martens.
L’un de mes mesureurs d’angles. Par Richard Martens.

Voici une photo d’un de mes mesureurs d’angles.

Chaque année, depuis très longtemps, je recommande très vivement, à tous les étudiants à qui j’enseigne le dessin d’observation, l’étude documentaire ou la nature morte, de s’en fabriquer un.

Pour mes cours intitulés “Étude documentaire” & “Plâtre”, j’estime que cet outil est indispensable, afin d’éduquer l’oeil à la notion de “pente” & d’angle. Ceci afin de les aider à estimer (et mesurer) les pentes & les angles, lors de la réalisation de dessins d’objets, tels que : boite d’allumettes, paquet de gâteau ou de céréales, livre de poche…

En bref, cet outil est très aidant pour dessiner tout ce qui relève des cubes & des parallélépipèdes. Donc la majorité des objets ! Et bien évidemment toutes les formes d’architectures !

Lors du prochain article, avec de nombreuses photos, je vais expliquer son utilisation. Article que je vais rédiger aussi rapidement que possible – les photos & les dessins sont prêts…

Richard Martens

P.-s. : Si ce texte n’est pas clair, osez le commenter. Merci de le faire de toutes les manières…

Texte version 2.0, pour cause de « post-piratage ».

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Aplat a la gouache aquarellee

Nous allons voir, dans cet article, comment réaliser un aplat à la gouache aquarellée. Qu’est-ce que la gouache aquarellée ? Et  tout d’abord…

Qu’est-ce qu’un aplat ?

Un aplat, ou à-plat, bleu.
Un aplat, ou à-plat, bleu.

Le dictionnaire Antidote nous apprend qu’il y a deux variantes à ce mot, masculin singulier : un “à-plat” ou “aplat”. Avec un “s” au pluriel : des “aplats” ou des “à-plats”. Et qu’il signifie, dans les domaines suivants :

  • Beaux-arts : “Dans une impression, une peinture, etc., surface ou plage dont l’unique teinte est appliquée de façon uniforme.”
  • Imprimerie : “Surface unie, dépourvue de trame ou de trait, qui donne une teinte uniforme à l’impression.”

Vous pouvez voir un exemple d’aplat bleu, ci-contre.

 

Qu’est-ce que la gouache aquarellée ?

Etapes de la pratique de la gouache aquarellée. Schéma de Richard Martens.
Etapes de la pratique de la gouache aquarellée. Schéma de Richard Martens.

C’est tout simplement de la gouache excessivement diluée. Je dirais même… Noyée ! Comment faire un aplat avec de la gouache aquarellée ? Voici quelques-unes des étapes sur ce schéma. Nous allons voir cela plus en détail ensuite.

 

Comment obtenir un aplat ?

Pictogramme de Richard Martens : triangle jaune à point d'exclamation noir.En  respectant toutes les étapes, vous pourrez obtenir un bel aplat à la gouache aquarellée. Attention ! Chaque étape est essentielle. En omettre une peut vous empêcher de réussir cet aplat.

 

12 points pour réussir un aplat !

Voyons, ci-après, et en détail, chacune des 12 étapes… C’est parti !

1. Mettre de l’eau dans un gobelet…

Mettons environ un quart ou un cinquième d’un verre d’eau dans ce gobelet. Nous allons utiliser un pinceau (formant une pointe) en poils de “petit gris” ou en poils de “martre”. Un pinceau et non une brosse !

2. Ajouter la couleur petit à petit…

Puis nous ajoutons, dans la partie haute du gobelet, un peu de gouache. Très peu. Car il est facile d’en ajouter. Impossible d’en enlever. Sauf à rajouter de l’eau, bien sûr… Avec le pinceau mouillé (et non la brosse !), tirons la gouache vers le bas. afin de dissoudre la matière. Pourquoi dans la partie haute ? Tout simplement parce que si nous faisons tomber une petite quantité de gouache directement dans l’eau, nous pouvons ne plus la voir… Il devient donc difficile de savoir si nous avons réussi à la dissoudre dans l’eau. Si ce n’est pas le cas, nous risquons de peindre tout-à-coup avec un “grumeau” de gouache !

3. Est-ce assez liquide ?

Ce doit être liquide. Si ce n’est pas le cas (crémeux comme du yaourt brassé, par exemple), il faut ajouter de l’eau. Tout en “touillant”…

3bis. Est-ce assez coloré ?

Si c’est trop “pâle”, pas assez coloré, en testant sur un morceau de feuille blanche, alors, il est nécessaire d’ajouter de la gouache dans la partie haute du gobelet.

4. Incliner le plan de travail

Si c’est assez liquide & assez coloré, nous passons à l’étape suivante. Il est important que le plan de travail qui reçoit l’aplat, ou bien la planche (ou le carton) qui supporte la feuille sur laquelle on va peindre soit en “pente”. Entre 15 & 30°. Pas vertical ! Proche de l’horizontale… Pourquoi peindre sur un plan incliné ? Pour utiliser la gravité afin que le liquide descende sur la feuille au fur & à mesure des coups de pinceau.

5. Remuer le liquide à chaque fois…

C’est important de remuer avant de peindre chaque bande de couleur. Pourquoi ? Parce que la gouache – très diluée – tombe au fond du récipient. Si nous ne remuons pas le liquide, les bandes seront inégales en valeur : donc trop claires parfois…

6. Laisser tomber la dernière goutte

Quand le pinceau est gorgé de la couleur, tenons le verticalement… Ainsi l’excédent de liquide tombe dans le récipient… Pour éviter que la dernière goutte puisse choir sur le papier, il suffit de toucher la paroi haute du gobelet avec le pointe du pinceau, pour que, par capillarité,  cette goutte, prête à tomber, coule le long de la paroi du récipient.

7. Coucher le pinceau et peindre une bande à l’horizontale…

"Coucher" et écraser notre pinceau pour peindre une large bande de couleur, par Richard Martens.
« Coucher » et écraser notre pinceau pour peindre une large bande de couleur, par Richard Martens.

Ensuite nous mettons le pinceau presque à l’horizontale pour peindre une bande, en observant (& en contrôlant) la pointe du pinceau. En tenant ce dernier presque couché sur le plan incliné, le ventre du pinceau s’écrase sur le papier, traçant une bande plutôt large…

8. Reprendre de la couleur pour chaque bande

Pour chaque bande, nous devons reprendre de la couleur… en la remuant ! Sauf quand nous arrivons vers le bas de la surface à couvrir.

9. Chaque nouvelle bande chevauche la précédente

C’est très important que chaque bande chevauche la précédente. En effet, le plan de travail étant incliné, le liquide (la couleur) – par gravité – descend vers le bas de la bande de couleur. Et est retenue dans cette bande par la capillarité. Ainsi, la nouvelle bande, qui chevauche la précédente, encore fraîche, permet à la nouvelle bande de se fondre dans le bas de la précédente.

10. Vers la fin, cesser de prendre de la couleur…

Comme je viens de l’écrire plus haut, quand nous arrivons vers le bas de la surface à couvrir, nous cessons de reprendre de la couleur liquide, en épuisant ce qui reste. Attention : il est important qu’il y ait quand même un certain excédent de liquide. Et que nous n’ayons pas l’obligation de “tirer” sur le peu de couleur pour finir. Sinon il y aura une différence de valeur (probablement plus claire).

11. Incliner la feuille vers la gauche ou la droite…

Arrivé à la dernière bande, inclinons la feuille vers la gauche (ou la droite) afin de permettre à ce qui reste de liquide de s’écouler en un seul point, afin de…

12. Et pomper les dernières gouttes avec le pinceau sec…

Ou presque sec ! Pour cela, il est nécessaire de – vraiment – “essorer” le pinceau, en le pressant. Puis posons – à peine – la pointe de ce pinceau dans la goutte. Et nous pouvons observer qu’il absorbe la goutte, qu’il l’aspire littéralement ! Cela en une ou plusieurs fois…

Et voilà. vous savez tout. Il ne vous reste plus qu’à pratiquer. Au début, cela peut consister à remplir des carrés d’environ 10 cm de côté, par exemple… Plus vous pratiquerez, plus vous progresserez, bien évidemment…

Richard Martens

Texte 2.0, avec ajout d’un dessin (au tableau vert) du pinceau couché, et d’une remise en images après piratage…

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Fabriquer deux viseurs

Il est possible de fabriquer certains de ses outils. Pas tous, hélas ! “Quels outils ?” me direz-vous. Je vais, au fil des articles, en décrire quelques-uns. Et en expliquer l’usage de façon très sommaire, puisque je reviendrai sur leur utilisation, lors de futurs articles. Et tout d’abord, les premiers outils. Peut-être les plus utiles. En tout cas, je le pense ! On les trouve sous divers noms, selon les auteurs : grille, viseur, cadre… J’en décrirai deux variantes que je pense très utiles, voire indispensables pour l’éducation de notre oeil.

 

Viseur dans le rapport de 3 cm x 5 cm

Viseur de 3 cm x 5, divisé aux tiers. Photo : Richard Martens.
Viseur de 3 cm x 5, divisé aux tiers. Photo : Richard Martens.

Le premier viseur que je propose est constitué d’une feuille de rhodoïd collée au dos d’un rectangle de carton. Tout cela peut être du matériel de récupération…

 

Comment fabriquer cela ?

Sur une feuille de… papier, tracez un rectangle de 3 cm par 5. Divisez ensuite chacun des côtés en tiers. Avec une calculette simplement… Après cette divisions aux tiers, sur les petits & les grands côtés, tracez les deux diagonales. Le but ? Avoir une indication du centre de ce rectangle.

Il est important de situer le centre, afin de ne rien mettre d’important sur ce centre ! Je reviendrai sur ce principe…

Ensuite, placez le rhodoïd sur la feuille de papier, et maintenez-le avec du ruban adhésif. Puis tracez, avec un feutre fin indélébile les lignes indiquant les tiers, comme sur la photo ci-contre. Je conseille de tracer en rouge les diagonales. Cela peut être pratique, sans être indispensable…

 

Usage de ce viseur ?

Il sert à « cadrer », à « viser » le sujet qu’on souhaiter dessiner… Ou peindre ! Tel le viseur d’un appareil photo. Cela permet de sélectionner ce qu’on veut « traiter », en omettant tout le reste du… « monde » ! Comme lors d’une prise de vue photographique…

 

Quatre points forts

Le tracé des tiers verticaux & horizontaux nous donne quatre points de croisement. On les appelle des points forts. C’est sur un, deux ou trois de ces points qu’on peut placer un élément important du « sujet » à dessiner.

 

Utilisation des tiers

Il est aussi possible d’utiliser les lignes horizontales pour composer une image agréable à l’oeil. Et répartir les zones de l’image à venir. Par exemple, un tiers inférieur de « terrain », et deux tiers de ciel… S’il est nuageux & beaux. Sinon l’inverse est possible : un tiers de ciel & deux tiers de paysage.

Je développerai plus tard l’usage des points forts & des tiers…

 

Viseur carré de 8 cm de côté

Viseur carré de 8 cm de côté, divisé en huit. Photo : Richard Martens.
Viseur carré de 8 cm de côté, divisé en huit. Photo : Richard Martens.

Le deuxième viseur, qui me semble indispensable lui aussi, est constitué d’un carré de 8 cm de côté.

Carré divisé en huit fois 1 cm.

Je conseille, de plus, de marquer, le milieu de la largeur et de la hauteur, soit par un trait plus épais, soit par un trait d’une autre couleur, rouge par exemple…

Intérêt & usage de ce quadrillage ?

Supposons que le sujet soit plus haut que large… En fermant un oeil, visons en faisant coïncider la partie la plus haute & la plus basse du sujet avec les côtés haut & bas de la grille. Pour cela nous avançons ou reculons la grille jusqu’à obtenir cette double coïncidence.

Puis montons ou descendons le viseur pour faire coïncider, EN PLUS, le côté gauche, par exemple. Ainsi quand le sujet « touche » le viseur sur trois côtés… Cela nous indique le nombre de carrés en largeur ! Puisqu’en hauteur, il y en a huit !

De ce fait, nous savons ainsi quelles sont les rapports, les proportions « largeur-hauteur » du sujet !

Il nous reste à « construire », à dessiner un rectangle d’un trait léger & fin. Que nous pouvons baptiser « cadre de construction » ou « cadre d’enveloppe ». Et dans lequel le sujet va s’inscrire !

Technique de dessin que nous aborderons plus tard…

Et je décrirai aussi, plus tard, un troisième viseur…

Avez-vous des questions ?

Richard Martens

Texte version 2.0

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Livre : Comment dessiner des comics – La méthode Marvel

Pour les amoureux des comics1, ce livre est parfait selon moi pour comprendre les bases de la création des bandes dessinées dans le style “super-héros” de chez Marvel ! Probablement le meilleur ! Et pour cause ! Il est illustré par un excellent dessinateur, un Maitre : John Buscema, récemment décédé, hélas ! Et par le grand maître des scénarii de chez Marvel : Stan Lee, à l’écriture de cet ouvrage.

 

Qui sont les auteurs ? Qu’ont-ils créé ?

Couverture du livre "How to draw Comics - The Marvel way" de John Buscema & Stan Lee.
Couverture du livre « How to draw Comics – The Marvel way » de John Buscema & Stan Lee.

Stan LEE2, le Grand maître de chez Marvel, est le scénariste, co-créateur de Spiderman, des Fantastic Four, du Surfeur d’argent3, de Hulk, de Daredevil & de presque tous les premiers personnages de Marvel éditions.

John BUSCEMA4, extraordinaire dessinateur de personnages, a dessiné le Surfeur d’argent, Conan le Barbare, Wolverine5, les Avengers, Spiderman, Thor & d’autres.

Ils ont réuni leurs talents pour concevoir ce livre. Un guide de bande dessinée qui, au travers de chaque chapitre, montre & explique comment créer vos bandes dessinées de super-héros, à la façon des éditions Marvel.

 

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.A noter ! Quelques dessins extraits des comics Marvel, & surtout une kyrielle de crayonnés originaux de John Buscema, illustrent chaque étape de la création d’une bande dessinée. Il est assez rare de voir des crayonnés, que ce soit dans la bande dessinée, dans l’illustration ou dans un musée… C’est pourquoi je souligne la chose !

 

Douze chapitre pour tout décrire

Exemple de la méthode de dessin du livre "How to draw Comics - The Marvel way" de John Buscema & Stan Lee.
Exemple de la méthode de dessin du livre « How to draw Comics – The Marvel way » de John Buscema & Stan Lee.

En douze chapitres, MM. Buscema & Lee décrivent toutes les étapes d’une BD :

  1. – les outils, d’abord ;
  2. – le secret des formes, puisque tout peut être ramené à des cubes, des cylindres, des troncs de cônes, etc. ;
  3. – le pouvoir de la perspective ;
  4. – les principes de base de la construction du personnage ;
  5. – le dessin du personnage ;
  6. – comment rendre une figure dynamique à la Marvel (ou à la Buscema !)  ;
  7. – ce qu’est un raccourci ;
  8. – le dessin de la tête (souvent humaine…) ;
  9. – la composition ;
  10. – dessiner une page de “comicbook”, et la concevoir ;
  11. – la couverture de « comicbook” ;
  12. – l’art de l’encrage !

Enfin, le texte de Stan Lee renforce & complète les magnifiques dessins du Maître John Buscema.

 

En résumé de “How to draw comics – The Marvel way”…

Ce livre est, pour moi, le meilleur en matière de super-héros Marvel. Une pléthore de superbes illustrations de John Buscema  & des textes clairs & aidants de Lee.

De plus, cet ouvrage a été traduit récemment en français semble t-il. Celui que je possède est en anglais. Et est tout à fait compréhensible. Surtout si vous voulez travailler votre anglais ! A vous de voir & de choisir…

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des deux images ci-dessous.

Attention : celle du haut est en français.

Celle du bas est en anglais.

Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…


 

Références de ce livre

Version française :

BUSCEMA (John) et LEE (Stan), Comment dessiner des comics – La méthode Marvel, éditions Akileos, 2010 (?) 160 p.

 

Attention : ci-dessous, ouvrage en anglais !

BUSCEMA (John) et LEE (Stan), How to draw comics – The Marvel way, New York, éditions Simon et Schuster, 1978, 160 p.

Richard Martens

Texte version 3.0


 Notes

  1. Comics ou comicbook : bandes dessinées Américaines, essentiellement de super-héros. Mais pas seulement… Par opposition à “comic strip” : bande dessinée dans les journaux, en une bande (“strip”) quotidienne.
  2. Stan LEE est co-créateur pour le texte. Le créateur des dessins, donc du visuel des personnages est le très grand Maitre Jack KIRBY. Ce dernier produisait quatre-vingt-dix (90 !) pages par mois avec l’aide d’un assistant ! Steve DITKO est le co-créateur de Spiderman pour le dessin. Et il me semble que ce serait Wallace (Wally) WOOD qui serait le co-créateur des dessins de Daredevil. https://fr.wikipedia.org/wiki/Stan_Lee
  3. Le Surfeur d’argent (en français) : Silver Surfer (en anglais)
  4. John BUSCEMA. Je précis son prénom, car il y a eu un autre Buscema, qui a travaillé pour Marvel : Sal Buscema (qui serait son frère), dont le dessin me semble moins “percutant”, moins puissant. https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Buscema
  5. Wolverine : avait été nommé Serval, dans les premières publications en Français. Et pour cause… “Wolverine », en français, signifie “glouton”, un animal peu connu. Assez trapu, de la taille d’un grand chien, et suffisamment dangereux pour, parfois, faire reculer un ours ! Alors que le serval est un félin… Le choix des éditeurs Français… https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolverine

Je le redis, OSEZ me dire ce que vous pensez des articles. OSEZ poser des questions. Cela me sera utile pour continuer, si vous me donnez votre avis, si vous faites un commentaire. Merci d’avance… R.M. (:-{D}

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Livre : Colin Hayes, Peindre et dessiner

Le titre complet de ce livre, de Colin HAYES, est : Peindre et dessiner, Le guide complet de toutes les techniques et du matériel. Ce livre est, hélas épuisé. Il explique très clairement des techniques artistiques diverses… Mais, me direz-vous, pourquoi donner un livre épuisé en référence ? Tout simplement parce qu’il est excellent et peut, probablement se trouver en vente en livre d’occasion ou dans une bibliothèque, voire à la Bibliothèque Forney1

 

Couverture du livre de Colin HAYES, "Peindre et dessiner", éditions Elsevier.
Couverture du livre de Colin HAYES, « Peindre et dessiner », éditions Elsevier.

Outre que je trouve ce livre excellent, la caractéristique de cet ouvrage est, qu’il présente, en alternance, une double page en noir & blanc, et une double page en couleurs. Ceci est dû à un procédé d’impression économique, qui consiste à imprimer une face du papier en noir & blanc, pendant que l’autre face est imprimée en quadrichromie (quatre couleurs).

Ensuite, les feuilles sont pliées d’une certaine manière, puis massicotées2.

Ce qui donne l’alternance des doubles pages noires et des doubles pages en couleurs (quadrichromie).

 

Des photos à chaque page

Tous les chapitres sont abondamment illustrés de reproductions photographiques. Et il y en a à chaque page. Vous trouverez tout à la fois :

  • des objets (le matériel artistique) ;
  • des façons de procéder (coup de main, manière de faire) ;
  • des reproductions d’oeuvres d’art.

 

Douze techniques artistiques

Détail de la couverture du livre de Colin HAYES, "Peindre et dessiner", éditions Elsevier.
Détail de la couverture du livre de Colin HAYES, « Peindre et dessiner », éditions Elsevier.

Colin HAYES traite de douze techniques artistiques. Bien évidemment les classiques, comme :

  • la peinture à l’huile ;
  • la gouache ;
  • l’aquarelle ;
  • l’acrylique ;
  • etc.

Et également des techniques peu décrites, comme :

  • la détrempe (peinture à l’oeuf) ;
  • la peinture murale ;
  • la fresque ;
  • etc.

En résumé , je recommande vivement de le rechercher

Il est donc très complet dans ses descriptions & dans ses reproductions. Et l’écriture en est simple et parfaitement claire. Pour les autodidactes, c’est un ouvrage idéal. Heureusement, ce n’est pas le seul. Même si c’est assez rare pour que je recommande vivement sa recherche !


 

Références de ce livre

HAYES (Colin), Peindre et dessiner, Le guide complet de toutes les techniques et du matériel, éditions Elsevier, Bruxelles, 1980, 224 p.

Richard Martens

Texte version 2.0


Notes

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Bibliothèque Forney, bibliothèque des arts et techniques graphiques – 1, rue du Figuier – 75004 Paris. – Métro : Pont Marie (ligne 7) – Bus : 67. La bibliothèque est située dans l’ancien hôtel des archevêques de Sens. Téléphone : 01 42 78 14 60. Adresse de courriel : bibliotheque.forney@paris.fr – http://equipement.paris.fr/bibliotheque-forney-18
  2. Massicoter : verbe. Imprimerie, reliure : couper (le papier) à l’aide d’un massicot. Dictionnaire Antidote.
  3. Massicot, n. m. : reliure. Machine destinée à couper les feuilles de papier ou a rogner la tranche des livres.

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Couleurs et mélanges

Nous allons voir ce que sont, au XXe & au XXIe siècle, les couleurs primaires, les couleurs secondaires, etc.

Ceci est la base de la compréhension de la couleur & de son utilisation ! Et de tout ce qui va suivre !

 

Couleurs primaires : cyan, magenta, jaune

Les trois couleurs primaires : Cyan, Magenta et Jaune. Schéma de Richard Martens.
Les trois couleurs primaires : Cyan, Magenta et Jaune. Schéma de Richard Martens.

Vers le milieu du XXe siècle, & jusqu’à aujourd’hui, les imprimeurs ont utilisé quatre couleurs pour imprimer des reproductions de photos, d’illustrations, de peintures, de dessins…

Les quatre couleurs sont le cyan*, le magenta*, le jaune et le noir.

* À noter que le cyan est un bleu clair, & le magenta est un rouge à peine violacé.

Ce qui permet de simuler un peu plus de 16 millions de couleurs. Ce qu’on appelle aussi des nuances. Avant cela, il y a eut la…

 

Trichromie : CMJ autrefois… pour l’imprimeur

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Au début du XXe siècle, les reproductions en couleurs, dans des revues comme « L’Illustration » ou « NGM » (« National Geographic Magazine »), étaient imprimées en « trichromie » : cyan*, magenta & jaune, soit CMJ (cf. les initiales).

Ce qui donnait des reproductions un peu fade, manquant de relief, de contraste. L’ajout du noir va changer cela !

 

Quadrichromie : CMJN actuellement… pour l’imprimeur

Pictogramme "Livre2" par Richard Martens.Ce procédé s’appelle la quadrichromie. « Quadri » pour « quatre » & « chromie » pour « couleurs ». En argot professionnel, il est abrégé en « quadri ».

Pour mémoire, ces quatre couleurs sont le cyan, le magenta, le jaune… & le noir.

Abrégé par le sigle CMJN, formé des initiales de ces quatre couleurs en Français.

 

Hexachromie : CMJN (+ vert + orange ou…)

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.À noter que la technologie se développant, des machines sont maintenant capable d’imprimer six (« hexa ») couleurs (« chromie »). Soit la quadrichromie, plus un vert & un orange. Ou bien, au choix : de la quadrichromie & deux couleurs Pantones (couleurs précises qui ne s’obtiennent pas en quadrichromie pour certaines d’entre-elles), ou de la quadrichromie plus un vernis (qui génère du brillant) ou du pelliculage, etc.

Le vernis est observable sur des couvertures mates de livres avec des parties brillantes, par exemple.

 

Usage de la couleur en peinture

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.En peinture, pour des raisons pratiques et économiques, et sous l’influence de l’imprimerie, les étudiants en art utilisent dans leur apprentissage cinq couleurs : cyan, magenta, jaune, noir & blanc. Que cela soit en peinture à la gouache, ou à l’acrylique…

Ainsi, ils apprennent à maîtriser la couleur avec des produits peu coûteux.

Ensuite, quand ils sont dans la maîtrise, voire dans l’excellence, ils peuvent investir dans des produits de qualité supérieure.

Parfois ces produits portent la mention « étudiant ». Ce principe n’est pas nouveau. Depuis très longtemps, en peinture à l’huile, cela s’appelle « huile d’étude ».

* À noter que, pour des raisons financières, Van Gogh achetait des huiles d’études. Ce qui implique que ses créations soient plus fragiles…

 

Gris primaire

Les trois couleurs primaires : Cyan, Magenta et Jaune. Schéma de Richard Martens.
Les trois couleurs primaires : Cyan, Magenta et Jaune. Schéma de Richard Martens.

À parties à peu près égales, si on mélange ces trois couleurs, on obtient du noir… En théorie. En fait, ce mélange génère un gris, appelé « gris primaire ».

Il semble que les couleurs se neutralisent mutuellement, et qu’il se crée une « sorte » de gris. Plus ou moins neutre selon la quantité de chacune des trois parties. Si l ’une des trois primaires domine un peu, il y aura un gris coloré de la couleur dominante.

Si deux primaires dominent, alors il y aura un gris légèrement coloré par l’une des trois couleurs… secondaires !

 

Qu’est ce qu’une couleurs secondaire ?

Les couleurs primaires (Cyan, Magenta, Jaune) et secondaires. Schéma de Richard Martens.
Les couleurs primaires (Cyan, Magenta, Jaune) et secondaires. Schéma de Richard Martens.

C’est le mélange à parties « égales* » de deux primaires.

Voici les trois résultats des mélanges possibles :

  • cyan plus jaune : vert
  • jaune plus magenta : rouge
  • magenta plus cyan : bleu (proche du violet bleu)

À noter : ce mélange est aussi décrit sous le nom de « mélange soustractif ». Ce que j’expliquerai dans le prochain article…

 

« *Égales » entre guillemets ?

Pictogramme "Eclair" par Richard Martens.J’ai écris, ci-dessus, le mot « égales » entre guillemets, à propos de la façon d’obtenir une couleur secondaire : « C’est le mélange à parties « égales » de deux primaires.

Car, dans le domaine de l’art, nous ne sommes pas dans le monde scientifique. Donc les formules, & les mélanges ne se mesurent pas en grammes ou en unités scientifiquement définies. Il est souvent question de « parties ». Cela se mesure souvent au « pifomètre », en argot professionnel. C’est-à-dire dans « l’à peu près »… Donc, ici, deux parties à peu près égales…

 

Couleurs tertiaires ?

Couleurs primaires (CMJ), secondaires et tertiaires. Schéma de Richard Martens.
Couleurs primaires (CMJ), secondaires et tertiaires. Schéma de Richard Martens.

Si on mélange une couleur primaire à une couleur secondaire, on peut considérer qu’on obtient une couleur tertiaire… Soit six nouvelles nuances.

Souvent, pour des raisons pratiques, pour nommer les couleurs, on indique en premier le nom de la couleur dominante, à laquelle on ajoute l’autre couleur, parfois avec un trait d’union : vert-jaune, jaune orangé, orangé rouge, violet-rouge, violet-bleu.

Ceci n’est pas une règle absolue.

Quelquefois, la confusion règne, surtout en matière de nom de couleurs. Doit-on dire « bleu-vert » ou « vert-bleu » ?

Parfois un nom particulier est donné : carmin, par exemple. C’est un nom classique ancien.

Quelquefois c’est le fabricant qui donne, qui « fabrique » un nom.

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.À noter qu’il peut y avoir le même nom pour une couleur, alors qu’il y aura une différence de nuance selon les fabricants. Pourtant le nom peut être le même. L’indigo, couleur classique, en est une exemple, en aquarelle chez deux excellents fabricants Anglais, Rowney, et aussi Windsor & Newton… De ce fait, j’ai les deux ! Et l’un des deux est plus bleuté que l’autre…

 

Un prochain article portera sur les mélanges soustractifs & additifs…

À très bientôt, j’espère…

Et je vous invite vivement à mettre un commentaire si cet article vous plait… Ou vous déplaît ! Ou si vous avez des remarques ? ou une question ? Cela ne peut que m’aider à transmettre & à partager…

Richard Martens

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Le crayon graphite

Voyons très brièvement son origine & sa fabrication. Ce qu’est le crayon graphite. Puis ses diverses présentations, y compris les porte-mines… Et d’abord…

 

Un peu d’histoire…

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Autrefois, au moyen-âge, & à la Renaissance, on utilisait une mine d’argent. Littéralement. C’est-à-dire une fine tige d’argent (2 ou 3 mm de diamètre) dans un manche en bois (plus pratique pour la tenue). Cela donnait un gris moyen sur le support.

La “trace” officielle du crayon date de 1662. Il s’agissait de graphite, surtout, mêlé de gommes, de résines & de colle, provenant du Cumberland (Grande-Bretagne). D’où son nom complet : crayon graphite. À cause du blocus continental, mis en place par Napoléon, le Français Nicolas Conté réalisa la formule moderne de notre crayon, tel que nous le connaissons. Toujours à base de graphite.

 

Le crayon ? Argile et graphite !

Le crayon, parfois appelé improprement “mine de plomb”, est en fait un mélange, cuit à haute température, d’argile & de graphite, c’est-à-dire de carbone. S’il contient beaucoup d’argile, le trait qu’il produit est gris clair. Si le graphite domine, alors le trait sera noir, semi-brillant.

 

Sortes de crayons

Crayons, mine de plomb et porte-mine. Photo R. Martens.
Crayons, mine de plomb et porte-mine. Photo R. Martens.

Les sortes de crayons sont simplement des présentations différentes. La plus courante est celle du crayon hexagonal en bois (marqué 1 sur la photo), et ou cylindrique (marqué 2). Certains artistes préfèrent la mine « nue » (ou presque), improprement appelée « mine de plomb » (3), lui aussi, cylindrique ou hexagonal.

Étant affilié à Amazon, je mets, à la fin de l’article quelques produits que je trouve excellent…

 

Porte-mines classique « ancien »

Détail de porte-mines classiques, et leurs mines. Photo : Richard Martens.
Détail de porte-mines classiques, et leurs mines. Photo : Richard Martens.

Enfin, il y a ce qu’on appelle le porte-mine classique ancien (notés 4 & 5 ci-dessus & photo ci-contre).

Les mines sont d’un diamètre d’environ 2 à 3 mm. elles sont vendues en étui. Un exemple est montré ci-contre de deux porte-mines, dont un en aluminium, avec l’étui transparent qui permet de transporter des mines.

A noter qu’il existe des mines de couleur ! On peut en acheter en rouge, en bleue, voire bleu-violet & en jaune…

Et encore plus récent, il existe aussi le porte-mine en 0,5 mm (notés 6 & 7, sur la photo ci-dessus). Et aussi en 0,3 & en 0,7 mm ! Les mines sont plutôt fragiles. Et de ce fait relativement coûteuses. Cependant, le porte-mine en 0,5, très répandu, y compris dans les grandes surfaces, permet un tracé précis & régulier dans son épaisseur. Il est donc très pratique.

 

Avantage d’une forme hexagonale ?

Crayon avec un élastique enroulé & deux autres enfilés dans un embout. Photo Richard Martens.
Crayon avec un élastique enroulé & deux autres enfilés dans un embout. Photo Richard Martens.

L’avantage de la forme hexagonale est qu’elle ne roule pas, sur une table par exemple…

Heureusement, on peut pallier à cet inconvénient grâce à un élastique enroulé autour du crayon (photos ci-contre).

Il existe aussi des « objets percés » en “caoutchouc” (photos ci-contre & ci-dessous). On enfonce le crayon dedans, et il ne roule plus.

Et c’est aussi prévu pour faciliter la tenue !

Vous pouvez voir cela sur les photos ci-dessous. D’abord l’objet lui-même, à gauche. Puis la tenue en main droit (au milieu), et enfin une vue du dessous (photo de droite).

Embouts et tenue du crayon. Photo Richard Martens.
Embouts et tenue du crayon. Photo Richard Martens.

 

Crayon de menuisier

Crayon de menuisier de trois marques différentes. Photo Richard Martens.
Crayon de menuisier de trois marques différentes. Photo Richard Martens.

Également inclus dans du bois, il existe le “crayon de menuisier”, plat et large. Il est aussi pratique pour le dessin que pour la calligraphie1.

Voyez ci-contre, trois marques différentes de ce type de crayon.

Il est possible de tailler un crayon normal comme ça. Cette façon de faire s’appelle “tailler en dent de lapin”.

L’avantage de ce type de crayon est qu’il permet un tracé large pour griser vite. Et en le faisant pivoter sur la “tranche” ou sur l’angle (le « coin »), on obtient un tracé plutôt fin !

 

Dureté des crayons

Les crayons sont “durs” ou “tendre”. Un crayon très dur génère un gris clair. Un crayon très doux, très tendre crée du noir !

Comment connaître la dureté ?

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Comment savoir si le crayon est dur ou tendre ? Sur les crayons de qualité, c’est marqué ! De quelle manière ? Avec deux lettres de l’alphabet : “H” & “B”.

H” signifie “dur”, et “B” égale “tendre”.

Soit du plus dur au plus tendre : 7H, 6H, 5H, 4H, 3H, 2H, H, HB, B, 2B, 3B, 4B, 5B, 6B, 7B.

Selon les fabricants, il peut même y avoir du 8H & du 8B. Et il existe des boites de la gamme panachée (voir à la fin de cet article). Je reviendrais, dans un prochain article, sur le travail au crayon avec une gamme très large……

 

Brève parenthèse sur les papiers

Pictogramme "Punaise" par Richard Martens.Presque tous les papiers conviennent à l’usage des crayons. À commencer par le papier-machine utilisé pour le courrier & les photocopies. Souvent indiquées comme “80 g/m2”. Parfois 90 g/m2… Donc un papier assez fin.

Le « g » signifie son poids, en grammes, bien sûr. Et le « /m2 » est un signe de surface. Cela signifie, pour une feuille indiquée « 80g/m2« , qu’une feuille carrée d’un mètre de côté pèse… 80 grammes !

Enfin, plus un papier est « lourd », plus il est cher…

Et le crayon est aussi possible sur des papiers plus épais, plus luxueux. Et du papier aquarelle à grain, etc.

Nous reviendrons, bien évidemment, sur les papiers, et leur choix…

 

Et sur les gommes à effacer…

Trois sortes de gommes à effacer. Photo : Richard Martens.
Trois sortes de gommes à effacer. Photo : Richard Martens.

Il existe diverses gommes pour effacer, plus ou moins, le crayon graphite.

La plus ancienne est “caoutchouteuse” (notée 1 sur la photo ci-contre), et gomme plutôt bien.

Plus récente, il y a un type de gomme plus “plastique” (notée 2), encore plus efficace.

Une autre sorte est celle que les artistes nomment “gomme mie de pain” (notée 3), une gomme dite “malléable”. Elle est de couleur gris clair. Et s’assombrit à l’usage, en absorbant le graphite gommé. Plutôt utilisée pour le fusain.

Je parlerai plus longuement, prochainement, des gommes & de leur utilisation…

Si vous avez des questions, le « pavé » commentaire, en dessous, est là pour cela !

Richard Martens

Texte version 2.0


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Calligraphie (nom féminin) : art de bien former les caractères de l’écriture. […] – Ecriture ainsi tracée. Dictionnaire Antidote. L’étymologie nous apprend que cela signifie : « belle écriture ». Vous pouvez aussi consulter l’article de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Calligraphie

 

Produits que je vous conseille…

Si vous le souhaitez, vous pouvez acheter du matériel, via Amazon.com. Comme je suis affilié, il va de soit, et c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur la photo ci-dessous, cela ne vous coûtera pas plus. Et je percevrai un pourcentage sur cet achat. Si vous le faites, merci d’avance…

Une gomme que je trouve très efficace, c’est la gomme Staedtler Mars plastic 52650. Je vous la recommande vivement ! Vous pouvez la tester en en achetant une. Par contre, c’est plus économique de les acheter par quatre. Je vous mets les liens en dessous… Et aussi le lien pour des crayons graphites HB (moyen) en boite économique. Ainsi qu’une boite de crayons graphite panachés.

             

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Commenter un premier dessin

Premier dessin commenté

En manière de clin d’œil (cf. la bienvenue…), je mets un premier dessin, un autoportrait, que j’ai réalisé il y a quelques années, pour « Le Monde dimanche ». Il a d’ailleurs été publié… À l’époque j’avais encore beaucoup de cheveux. Enfin… un peu plus que maintenant…

 

Richard Martens : autoportrait à la plume et à l'encre de Chine, publié autrefois dans le "Monde-dimanche".

 

Je peux ne pas être assez explicite, ou mes commentaires peuvent être trop professionnels, trop spécifiques. Il va de soi que vous pouvez me poser des questions dans les commentaires ci-après, afin que je sois plus explicite, plus clair…

 

Technique de ce dessin à la plume

Stylo tubulaire fermé et ouvert, avec son capuchon à pince. Photos : Martens R.
Stylo tubulaire fermé et ouvert, avec son capuchon à pince. Photos : Martens R.

C’est un dessin :

  • sur un papier blanc légèrement granuleux ;
  • tracé au crayon ;
  • puis réalisé à la plume, à l’encre de Chine, ou avec un stylo-tubulaire ;
  • avec des placements d’encre au pinceau ;
  • et une craie grasse noire (parfois nommée “pastel gras”).

Ce que j’explicite ci-après…

 

Réalisation par les valeurs

Martens Richard : autoportrait, avec indication de trois détails, de haut en bas : la main, le visage & un morceau de la toile.
Martens Richard : autoportrait, avec indication de trois détails, de haut en bas : la main, le visage & un morceau de la toile.

Voyons maintenant la réalisation de cette illustration, au travers de trois « morceaux » de cette image. Les trois « morceaux encadrés en rouge. Et voyons cela en termes de valeurs.

Les valeurs concernent des nuances monochromes.  Les valeurs vont, le plus souvent, du plus foncé (le noir) au plus clair (le blanc), en passant par les nuances des gris…

Cependant, les valeurs étant monochromes, cela peut aussi être une gamme de bleu par exemple, du bleu foncé au blanc, en passant par des bleus de plus en plus pâles… Ou du rouge, ou bien du brun, etc.

 

Utilisation des outils selon les valeurs

Richard Martens : extrait d'un autoportrait à la plume à l'encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.
Richard Martens : extrait d’un autoportrait à la plume à l’encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.

 

Le noir

Les surfaces noires, ici, sont posées au pinceau avec de l’encre de Chine. Et c’est ce que je place en premier, sur le dessin au crayon.

 

Les gris foncés : du très foncé au gris moyen

Les gris, du foncé au moyen, presque clair, sont constitués de hachures. Ils le sont à la plume. Cet outil est très pratique pour les hachures… Je les croise pour foncer une surface. Parfois les traits sont droits. Ici, sur le visage, ils sont tracés en courbe. Un principe simple pour éviter un aspect métallique du rendu. Et je les trace très courts. En variant les angles… Voyez, plus loin, l’agrandissement de la main.

 

Les gris clairs : du gris moyen au très clair

Quand il s’agit de suggérer des gris très clairs, comme sur le visage, cela peut s’obtenir avec des points, posés, soit à la plume, soit  (c’est plus pratique) avec un stylo tubulaire (voir les photos)

Richard Martens : détails commentés d'un autoportrait à la plume à l'encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.
Richard Martens : détails commentés d’un autoportrait à la plume à l’encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.

TRÈS IMPORTANT !

  • À noter que ce type de stylo-tubulaire nécessite une encre de Chine spéciale. Si vous mettez de l’encre de Chine normale, elle séchera dans le conduit & le stylo ne fonctionnera plus !

Pour le matériel, j’expliquerai plus en détail, plus tard, dans les futurs articles consacrés à cela.

Les blancs ou “réserves”

Martens Richard : détail des hachures courbes dans le dessin de la main.
Martens Richard : détail des hachures courbes dans le dessin de la main.

Il s’agit, ici du blanc du papier, que j’ai ménagé. Que je n’ai pas recouvert d’encre, pour le dire autrement.

Dans l’univers artistique (peinture, dessin), aussi bien que dans l’univers graphique, cela s’appelle une “réserve”. C’est synonyme d’une zone “vide”, voire blanche… Car une réserve, dans le langage du dessin, peut être une partie vide du dessin, même si la feuille est en couleur, bleue par exemple !

À noter qu’à l’aquarelle, pour les puristes, le blanc doit être celui du papier !

Retoucher ou modifier un dessin à l’encre de Chine

Martens Richard : détail du dessin du visage avec des hachures et des points.
Martens Richard : détail du dessin du visage avec des hachures et des points.

Si nous commettons une erreur. Ou si nous changeons d’avis, et voulons obtenir du blanc, là où il y a de l’encre de Chine, il est toujours possible de retoucher, de faire disparaître l’encre de Chine en la recouvrant au pinceau, soit avec de la gouache, soit avec de l’acrylique. Les deux sont efficaces.

D’ailleurs je traiterai des retouches plus tard, dans un ou plusieurs articles détaillés, consacrés à cela. Partant du principe qu’un artiste a lui aussi, le droit à l’erreur. Ou à changer d’avis !

Par contre la gouache n’est pas utilisable sur de la craie grasse (ou pastel gras). Car la gouache est à base d’eau ! Et comme chacun sait, l’huile (craie grasse) & l’eau (gouache) sont incompatibles.

IMPORTANT : ne retouchez jamais au blanc avec du produit destiné, à l’origine, pour les machines à écrire. J’ai nommé le “Typex”. Cela peut être très utile pour du texte, des tirages, une photocopie… Pas pour un dessin, car cela est épais. Et cela nuit à l’esthétique du résultat.

 

N’y a t-il que de l’encre de Chine ?

Martens Richard : détail du dessin de la toile afin de rendre des effets de matière "rugueuse" avec la craie grasse.
Martens Richard : détail du dessin de la toile afin de rendre des effets de matière « rugueuse » avec la craie grasse.
Non ! Comme je l’ai dit plus haut, il y a des frottis de craie grasse qui effleurent le relief du papier. Lequel, je le rappelle, est légèrement grenu… La main doit être légère afin de déposer peu de matière noire. Juste un peu en surface.

C’est une technique que j’utilise parfois. Cela se marie très bien, selon moi, avec la plume ou le pinceau. L’important est que tout ce qui est déposé sur le papier doit être noir, et non pas gris moyen ou gris foncé. J’insiste bien : cela doit être noir. Outre la craie grasse, cela peut aussi être de la craie lithographique (à éviter, si possible, car trop grasse). il m’est même arrivé d’utiliser du crayon à maquillage, pour les yeux !

Ce procédé de frottement permet de donner une matière, une texture même, qui est celle du papier. Ce qui implique de choisir son papier, avant de commencer le dessin. Nous y reviendrons, là aussi…

Que pensez-vous de tout cela ? Merci de commenter ci-après…

Richard Martens

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Je vous souhaite la bienvenue…

Logo “Apprenons DESSIN & PEINTURE” par Richard Martens
Logo “Apprenons DESSIN & PEINTURE” par Richard Martens

Je vous souhaite la bienvenue sur ce blogue dédié à l’apprentissage du dessin & de la peinture. J’enseigne ces matières depuis trente ans.

 

Grande refonte et ajouts pour cause de piratage…

Ce blogue a été « hacké »/piraté en août 2015. Depuis, je l’avais quasiment abandonné, ainsi que trois autres… Je viens de me décider à faire table rase en le restaurant, comme diverses personnes me l’ont conseillé.

Hélas, cela ne fonctionne pas aussi bien que je l’espérais. Aussi, je reprends chaque article, un par un, pour vérifier et/ou ajouter les liens. Pour vérifier chaque image, qui semble être présente et… invisible à la fois ! Et parfois pour compléter l’article…

Merci de votre indulgence, face à cela…

Quelques cours et formations que j’ai suivi…

J’ai appris la peinture à l’huile à l’âge de 15 ans. J’ai beaucoup appris aux Arts-déco (Ensad)1 & aux Beaux-arts (Ensba)2 de Paris. J’ai aussi beaucoup étudié dans les cours du soir de l’école Duperré3, de l’école Estienne4 : dessin animé, etc., dessin animalier (au Jardin des plantes)… Et j’ai beaucoup lu & beaucoup “testé”

Si vous souhaitez plus de détails, je les donne volontiers, sur la page d’accueil de ce blogue, titrée “À propos…”, page qui reste là en permanence… Ceci m’évite d’être trop bavard ici.

 

Le but des prochains articles

Illustration de Richard Martens pour "La Marche truque" d'A.D.G., Coll. Carré noir, éditions Gallimard.
Illustration de Richard Martens pour « La Marche truque » d’A.D.G., Coll. Carrré noir, éditions Gallimard.

Dans un premier temps, je commenterai, et j’écrirai, au fil des articles, sans employer trop de termes techniques, voire professionnels. Je le ferai au fur et à mesure. Car il y a trop à dire. Donc impossible en une fois ! Cependant, je veillerai à introduire des termes dès maintenant. Peu à la fois…

 

Alterner les thèmes sur le dessin et sur la peinture

Je vais aussi alterner des articles :

  • sur les bases du dessin ;
  • sur les bases de la peinture ;
  • à propos du matériel, et de son utilisation ;
  • plus avancés & plus professionnels ;
  • concernant les étapes d’une réalisation, voire les phases de la recherche, c’est-à-dire les idées, les croquis, la ou les photos &/ou la documentation ;
  • sur le graphisme ;
  • sur la calligraphie ;
  • etc.

Voilà. C’est tout pour cette fois…

Richard Martens

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Notes

Voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Ensad de Paris : École nationale supérieure des Arts-décoratifs de Paris >>> https://www.ensad.fr/
  2. Ensba de Paris : École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris >>> https://www.beauxartsparis.com/fr/
  3. École Duperré : École supérieure des arts appliqués >>> https://duperre.org/
  4. École Estienne : >>> https://www.ecole-estienne.paris/

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