Peindre un oeil imaginaire – 1

Cet article est postérieur au piratage de ce site. Il n’était donc pas archivé… C’est pourquoi je le publie… à nouveau !

J’ai réalisé, il y a peu de temps, une  – vraiment – très brève vidéo. Je précise qu’il s’agit d’une démonstration inachevée, et sans aucun commentaire, d’une peinture numérique sur une tablette. La peinture représente un oeil, réalisé sans modèle, donc imaginaire. L’un des buts était aussi de tester une application…(;-{D}

Peindre un oeil d’imagination !

Peindre un oeil d’imagination, vidéo réalisé par Richard Martens

Cette peinture est donc une peinture numérique. Et l’une de mes premières peintures numériques.

Pourquoi une peinture numérique alors que je connais, pratique et enseigne les méthodes traditionnelles ? Simplement parce que je continue d’apprendre… En ce moment, j’étudie le montage vidéo. Ainsi que le dessin et la peinture numérique. Ce qui ne m’empêche pas de redoubler d’activité dans le domaine du dessin et du croquis, comme je l’explique dans mes blogues :

https://dessin-cerveau droit.fr, où je parle de dessins sur Post-it ;

https://richard-martens-peintre-illustrateur.com, où j’explique que je dessine beaucoup devant la télévision…

 

Comment ai-je réalisé cette brève vidéo ?

Pictogramme "Loupe" par Richard Martens.Cette vidéo a été réalisée en trois étapes. Et j’ai dessiné avec une tablette… L’avantage est de pouvoir grossir l’image, sans se « fatiguer » les yeux.

 

Première étape : la peinture numérique

Tout d’abord, Et connaître les outils traditionnels me permet de voir — et de savoir — comment les outils numériques, s’ils « imitent » bien les outils traditionnels, sont censés réagir ! Et l’application réagit bien par rapport à la réalité…
J’ai fait des photos d’écran au fur et à mesure.

Deuxième étape : le diaporama

Puis j’ai conçu cette brève vidéo, avec un logiciel qui permet de générer des diaporamas. Cela me permet de jouer avec le temps et le fondu enchaîné des images. Puis j’ai exporté le fichier pour obtenir un film.

Troisième & dernière étape : le montage final

Enfin j’ai fait le montage final avec un troisième logiciel…

 

Une prochaine vidéo ?

Un prochain jour, je filmerai, en prise de vue directe, le dessin ou la peinture d’un oeil observé. Ce ne sera pas pour tout de suite, car j’ai déjà une autre vidéo sur une peinture d’un oeil imaginaire assez avancée, avec des explications théoriques. Ce qui n’est pas le cas ici… (:-{D}

Libre à vous de commenter ici, ou sur ma chaîne YouTube…

Richard Martens (:-{D}

Texte version 2.0, pour cause de « post-piratage »…

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Etapes d’illustration : La Bosse du crime-Video

Il y a quelque temps, j’ai publié deux articles, titrés « Etapes d’illustration de la Bosse du crime-1« 1, puis « Etapes d’illustration de la bosse du crime-2« 2. Cela m’a permis de commenter les étapes de la réalisation de cette peinture. Et puis je me suis demandé si cela montrait bien le déroulement des étapes. Ma réflexion a été de me dire que ce qui permet le meilleur « déroulé », c’était peut-être une vidéo. C’est pourquoi, à la fin de l’année 2016, j’ai réalisé et posté une vidéo sur ce thème sur YouTube

 

Voir les étapes d’une illustration, commentées de vive voix

Pictogramme "Oeil" par Richard Martens.J’ai donc montré les étapes, en faisant un commentaire en voix « off ». C’est-à-dire sans que je paraisse à l’écran. Je vois beaucoup de vidéos, y compris des tutoriels, voire des cours vendus en vidéo, où l’auteur parait. Et parfois, il n’y a rien à voir ! L’auteur est présent à l’écran, et parle ! Et – parfois – cela dure… Aussi ai-je décidé que je montrerai ma photo au début et à la fin. Et le reste du temps de la vidéo, je veux montrer des images ! Montrer des étapes ! Ou faire des démonstrations ! Et dans ce cas, avec un cadrage serré, seule ma main peut apparaître. Montrer ma tête me semble inintéressant… ! Bref donner à voir ! Et non pas faire de la radio filmée…

 

Une vidéo avec des sous-titres

Pictogramme "Plume métallique" par Richard Martens.En plus de la voix « off », j’ai aussi opté pour mettre des commentaires écris, voire parfois des sous-titres. Certaines personnes pourraient se dire que c’est redondant,puisqu’il y a déjà une voix « off »…

D’autant que cela représente un supplément de travail : choix de la police de caractères, couleurs et « taille » (le corps) de la police… Le placement sur l’écran, pour ne pas nuire à l’image. Puis taper le texte…

L’avantage – et l’inconvénient – d’une vidéo commentée en voix « off », c’est que si des personnes sont sourdes ou malentendantes, elles perdent les commentaires ! C’est pourquoi j’ai décidé que je ferai des sous-titres. J’ai donc acheté l’extension qui m’a semblé la plus performante. Et j’ai sous-titré…

 

Toutes les étapes réunies chronologiquement à la fin de la vidéo

Pictogramme "Puzzle" par Richard Martens.A la fin de la vidéo, j’ai réuni toutes les étapes, montrées dans les deux articles sur un même écran, côte à côte. Et je les ai « alignées », dans l’ordre chronologique. Ce que je n’avais pas pensé à faire lors de la publication des articles…

Pour les personnes qui ne l’ont pas encore vu sur ma chaîne YouTube3, voici donc cette vidéo :

 

Que pensez vous de cette Vidéo ? Avez-vous une meilleure vision des étapes d’une illustration ? Merci de commenter, ci-dessous…

Richard Martens (;-{D}

Texte version 1.0


Note

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Etapes d’illustration de la Bosse du crime-1 : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/etapes-illustration-de-la-bosse-du-crime-1/
  2. Etapes d’illustration de la bosse du crime-2″ : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/etapes-illustration-de-la-bosse-du-crime-2/
  3. Ma chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCxK7SDFnIL3bNryhWMoySHg

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Comment illustrer un roman policier ? – 2

Voici donc la suite de l’article sur une utilisation de photos Polaroïd1, en manière de documentation, pour réaliser la couverture d’un roman policier de Frank Parrish, “La mouche et l’araignée”. Je rappelle que ce roman est paru chez Gallimard, dans la mythique collection Série noire1, en 1987.

Et tout d’abord, pourquoi utiliser une ou des photos pour peindre une illustration ?

 

Pourquoi des photos ?

De ce fait, comme je l’ai écrit dans l’article précédent, l’auteur peut prendre une pose précise (ou la chercher…), qui lui semble correspondre à ce qu’il veut.

 

Prendre la pose et l’assistant croque

Hergé, père de Tintin et Milou, avait des assistants, des collaborateurs, dont certains sont connus, comme Edgar P. Jacob, Jacques Martin, etc. Et sont donc de très bons, voire d’excellents dessinateurs. Ce sont donc eux qui dessinaient Hergé quand il prenait la pose… Qui le croquait ! Qui réalisaient donc un croquis…

Pas d’assistant ? Reste la photo, le “modèle du pauvre” !

Quand on pratique le dessin réaliste (BD, illustration…), et qu’on n’a pas de collaborateur, de stagiaire, d’assistant pour faire un dessin ou un croquis de la pose, il reste la photo pour avoir une base, une trace.

 

Trois sources de photos

Car, comme illustrateur réaliste, la documentation est indispensable. Et la documentation peut simplement être la réalité observable. Sinon, il y a la photo. Ce qu’on appelle, professionnellement, le modèle du pauvre. Et les photos peuvent avoir diverses sources :

  1. la reproduction de photo dans un livre ou une revue ; ce qui implique parfois de remuer beaucoup de papier ;
  2. la recherche sur internet… Maintenant, puisque nous sommes au XXIe siècle. Y compris sur des sites d’agences et d’archives photographiques ;
  3. la prise de vue réelle. Car là, il n’y a pas à chercher, si ce n’est la pose. Et souvent, la prise de vue est demandée à la personne qui partage la vie de l’artiste… C’était mon cas !

 

Le choix d’une photo Polaroid

Recherches de Richard Martens. La photo "Polaroid" finale, pour la couverture de "La Mouche et l'araignée", roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.
Recherches de Richard Martens. La photo « Polaroïd » finale, pour la couverture de « La Mouche et l’araignée », roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.

Parmi les diverses variantes de prises de vues réalisées par ma compagne (merci à elle), j’ai opté pour la prise de vue, que vous voyez ci-dessus, car elle permet de montrer l’expression du personnage.

L’intérêt d’une photo ?

L’intérêt d’avoir un support photographique, voire plusieurs, c’est d’avoir des informations graphiques, visuelles précises, comme des plis de vêtements, des ombres et des lumières, etc.

Ce jour-là, j’avais mis une chemise à carreau brun-rouge, et ma vieille veste de treillis. Si j’ai les vêtements correspondant à ce que je veux, je les enfile. Sinon, je prends des habits aussi proches que possible de ce que je veux, et ensuite, je modifie, j’adapte. Une prochaine fois, j’illustrerai la chose, en montrant que j’ai transformé un gilet en laine en une armure, et un bonnet de laine en casque métallique, toujours à partir d’une photo Polaroid

 

Reproduction agrandie de l’original

Peinture de Richard Martens, pour la couverture de "La Mouche et l'araignée", roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.
Peinture de Richard Martens, pour la couverture de « La Mouche et l’araignée », roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.

Voici donc la reproduction de l’original. Il est ici très agrandi, puisqu’il mesure réellement… 7 cm de diamètre !

Le fond du cercle, en bleu-violet, a été réalisé à l’aérographe (une sorte de pistolet à peindre “miniature”), avec de l’encre acrylique.

La réalisation du personnage est faite à l’acrylique “aquarellée”, c’est-à-dire avec une peinture acrylique très diluée, utilisée comme de l’aquarelle. Et avec un pinceau fin. C’est en posant la couleur par petits coups de pinceau que je réalise le modelé, au fur et à mesure. Vous aurez compris que c’est un type de peinture qui va de pair avec la patience.

 

Un détail en gros plan

Détail de la peinture de Richard Martens, pour la couverture de "La Mouche et l'araignée", roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.
Détail de la peinture de Richard Martens, pour la couverture de « La Mouche et l’araignée », roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.

Ce détail, fortement grossit, de cette peinture à l’acrylique, permet de mieux voir les “coups” de pinceau et les fondus.

J’ai décidé de ne pas utiliser du noir pour les ombres, typique de la façon de peindre de Léonard de Vinci, et, un siècle plus tard ou presque, par Le Caravage, puis les caravagistes.

De même, je n’ai pas utilisé les couleurs complémentaires pour assombrir les couleurs.

Pour cette peinture, j’ai opté pour des couleurs très diluées, et pour créer les ombres, j’ai fait, comme au moyen-âge, en utilisant les couleurs plus vives, plus intenses. D’où les “coups” de pinceau plus nombreux pour “assombrir”

 

Le tirage ou couverture imprimée

Couverture illustrée par Richard Martens du roman policier de Frank Parrish, "La mouche et l'araignée", parue chez Gallimard, collection Série noire, en 1987.
Couverture illustrée par Richard Martens du roman policier de Frank Parrish, « La mouche et l’araignée », parue chez Gallimard, collection Série noire, en 1987.

Et pour replacer cette peinture dans son “objectif”, qui, je le rappelle, était d’illustrer la couverture d’un roman policier, je replace la reproduction de ce qu’on nomme un tirage, c’est-à-dire la reproduction de la couverture imprimée. Car le but d’une illustration, c’est de mettre une image au service d’un texte, d’une idée…

 

Voilà pour cette approche de l’illustration et de la photo. Je reviendrai sur ce sujet…

 

Que pensez-vous de ces deux articles ? Vous ont-ils aidé ? Merci de prendre le temps de répondre ci-dessous… Et aussi de partager cet article.

Richard Martens

Texte version 2.0. Refonte de cet article pour cause de piratage…


Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1.  Je ne mets pas un “s” à Polaroïd, puisque c’est un nom propre de marque… Pour les personnes qui l’ignore, cet appareil Polaroïd permettait de faire des photos à développement quasi instantané. Voici deux liens pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Appareil_photographique_instantan%C3%A9, d’une part, et d’autre part : http://fr.wikipedia.org/wiki/Polaroid_Corporation
  2. Là aussi, deux liens : le site officiel, celui des éditions Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire, et, comme souvent, le site de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_noire à vérifier, s’il a été modéré ? (;-{D}

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Comment illustrer un roman policier ? – 1

Dans les années 80, j’ai beaucoup illustré des couvertures de romans policiers. Vous pouvez d’ailleurs en voir quelques-unes sur mon site1, consacré essentiellement à cette activité professionnelle : l’illustration. Que j’ai exercé pendant presque vingt années… Sur ce site, ces illustrations sont plutôt en petit format. Et j’en est retiré tout ce qui concernait les étapes de préparation, recherches, esquisses, etc. Puisque j’ai décidé de les placer sur mon “blogue” afin de pouvoir expliciter les étapes, voire les images…

Dans cet article, j’explique, et je montre, une façon de préparer une peinture, grâce à la photographie…

 

La couverture de La Mouche et l’araignée en 1987

Couverture illustrée par Richard Martens du roman policier de Frank Parrish, "La mouche et l'araignée", parue chez Gallimard, collection Série noire, en 1987.
Couverture illustrée par Richard Martens du roman policier de Frank Parrish, « La mouche et l’araignée », parue chez Gallimard, collection Série noire, en 1987.

Il s’agit d’une couverture illustrée du roman policier de Frank Parrish, “La mouche et l’araignée”. Ce roman est paru chez Gallimard, dans la collection Série noire2, en 1987. A cette époque, la collection Série noire était illustrée. Ce n’était pas le cas à la création, en 1945. Et ça ne l’a plus été plus tard…

J’ai décidé, pour cette couverture de faire figurer un personnage symbolique, pris dans une toile d’araignée…

 

Les conditions de réalisation de l’éditeur pour la « Série noire »

Dans l’univers de l’édition, aussi bien que de la presse, il y a toujours eu des conditions précises pour les réalisations, qu’elles soient écrites ou dessinées. Dans l’univers de la publicité, les conditions sont parfois encore plus contraignantes. Les éditions Gallimard ne faisaient pas exception à la règle. Voici donc les conditions précises qu’elles posaient, quant à la réalisation des couvertures de romans policiers, dans la collection “Série noire”. Je précise le nom de la collection, car les conditions étaient différentes pour “Carré noir” ou pour “Folio”, par exemple…

Les sujets déconseillés

Il y avait des sujets “déconseillés”. Il était bien précisé que ce n’était pas interdit, mais “déconseillé”. Déroger à ces conseils impliquait, bien sûr, que l’illustration ne serait pas publiée… Une liste de sujets “déconseillés”existait, qui était remise à l’illustrateur. Il était, par exemple, déconseillé de mettre une ou des armes dans l’image. Pas de sang non plus… A noter cependant que cette liste n’a pas été mise à jour. En tout cas, pour moi… Ainsi, il est arrivé que les billets de banque, à leur tour, soient déconseillés… Sans que je le sache, bien que concerné au premier chef, comme illustrateur. Je ne l’ai su qu’en livrant une peinture… Qui fut donc refusée. À noter qu’une illustration refusée était payée à la moitié de son prix… Ou au tiers ? Je ne suis plus sûr de cela…

Une peinture dans un tondo de 7 cm de diamètre

Vous aurez deviné, avec le mot “diamètre”, si vous ne le saviez pas, qu’un tondo est un “tableau de forme ronde”, nous dit le dictionnaire Antidote. C’est donc une double autre condition demandée, celle de la forme ET du format : que la forme de la peinture soit un cercle, un tondo, et que son format soit 7 cm de diamètre, c’est-à-dire le format de parution. Ce qu’on nomme, en terme professionnel : “tel”. Sous-entendu : illustration réalisée telle quelle… C’est ainsi qu’un de mes ami, Jean-Jacques Vincent, pour le nommer, n’a jamais voulu travailler pour cet éditeur, car il dessinait et peignait dans un format raisin… Ou plus grand ! Le format raisin égale 50 x 65 cm.

Il est souhaitable qu’un élément sorte du cercle

Enfin, il était conseillé qu’un élément dépasse, sorte du cercle, sans pour autant gêner, toucher, ou cacher tout ou partie du titre, ou du nom de l’éditeur.

 

Que vive le Polaroïd !

Recherches de Richard Martens. Quatre photos "Polaroid", pour la couverture de "La Mouche et l'araignée", roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.
Recherches de Richard Martens. Quatre photos « Polaroid », pour la couverture de « La Mouche et l’araignée », roman policier de Frank Parrish, collection Série noire, 1987.

Ci-dessus, j’ai placé quatre photos Polaroid3, que j’ai regroupées. Pour des raisons pratiques, très souvent l’auteur du futur dessin ou de la future peinture, sait quelle(s) pose(s) il veut obtenir,. Aussi, est-il plus simple, pour l’auteur, de prendre la pose et de se faire dessiner (par un collaborateur, comme Hergé pour Tintin), ou photographier (comme Edgar P. Jacob pour Blake et Mortimer). J’étais dans la même situation. C’est pourquoi j’ai pris les poses. Et ma compagne a t-elle patiemment pris les photos…

…à suivre…

Que pensez-vous de tout cela ? Est-ce que cela vous est utile ? Merci de me répondre ci-dessous…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de restauration post-piratage…


Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Mon site d’illustrations professionnelles et personnelles : http://richard-martens.eu/. Les illustrations policières commencent à partir de cette page : http://richard-martens.eu/carrenoir504509c.html. Et la suite s’obtient en cliquant sur “Page suivante”, en haut à droite.
  2. Deux liens (;-{D} : le site officiel, celui des éditions Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire, et, comme souvent, le site de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_noire
  3.  J’ai décidé de ne pas mettre un “s” à Polaroïd, puisque c’est un nom propre de marque… Pour les personnes qui l’ignore, cet appareil Polaroïd permettait de faire des photos à développement quasi instantané. Voici deux liens pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Appareil_photographique_instantan%C3%A9, d’une part et d’autre part : http://fr.wikipedia.org/wiki/Polaroid_Corporation

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Dessin realiste en cerveau droit par Emeline – 3

En 2014, Emeline participait, pour la seconde fois, à mon “Stage de Dessin en cerveau droit1… Voici donc le troisième article que je consacre au portrait et à l’autoportrait par Emeline…

Pour mémoire, les étudiants dessinent quatre sujets, le premier jour :
•    un siège (tabouret, fauteuil…) ;
•    une de leur main ;
•    le portrait d’un participant au stage ;
•    un personnage d’imagination.
Le but est de pouvoir observer les progrès de chacun(e) durant les 30 heures du stage !

 

Portrait d’un stagiaire le premier matin

Portrait d'Elyas, par Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Portrait d’Elyas, par Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Forte de son expérience, Emeline a réalisé, ce premier matin, lundi 24 février 2014, le portrait d’Elyas. Elle a dessiné le visage de profil, et croqué le reste du dessin, de façon simple et rapide…

 

Différence entre « copier » et « dessiner » & importance de pratiquer les deux approches

Pictogramme "Fleche" par Richard Martens. Durant le stage, il y a régulièrement alternance entre “copier un dessin” et “dessiner la réalité”.

Cela est important de dessiner à partir d’une réalité (nature morte, étude documentaire, dessin de nu, dessin de plâtre…) car cela implique de transformer la réalité, qui est en trois dimensions (largeur, hauteur et profondeur) en deux dimensions (largeur et hauteur), celles de la feuille ou de la toile !

La copie seule, donc la reproduction d’un dessin, d’une peinture, d’une gravure, voire d’une photo, n’entraîne absolument pas à transformer les trois dimensions de la réalité en deux dimensions de la copie. Car un dessin, une peinture, une gravure et une photo sont déjà en deux dimensions. Or, il est important de s’entraîner au dessin réaliste d’observation.

Il m’est arrivé d’observer que certaines personnes soient tout à fait capables de réaliser une copie de dessin ou de photo. Un grand nombre de reproductions de photos, réalisées au crayon, au stylo, etc., sont d’ailleurs exposées dans divers groupes sur Facebook, par exemple… Il importe d’être conscient que, quelle que soit la qualité du dessin, il s’agit d’une copie de photo, et non d’interprétation…

Ce n’est pas le fait du hasard qu’on désigne des musiciens, respectueux de la partition à la note près, ou des comédiens, respectueux du texte au mot près, du nom… d’interprètes ! Car je pense qu’il s’agit d’une forme de compliment. Il y a de la part du musicien, du comédien, un respect de l’oeuvre du compositeur ou de l’écrivain. ET une interprétation ! Donc un ajout, une création de leur part ! Est-ce le cas, si quelqu’un copie une photo, et que le spectateur croit voir une photo ?

Je n’ai pas la réponse… J’observe simplement ce qui suit…

Il arrive que certaines de ces personnes soient incapables de dessiner à partir de la réalité observable ! Certains de mes amis sont dans ce cas… Même si ces personnes sont d’excellents copistes…

D’où l’importance de faire ce qu’on appelle du dessin d’observation, comme, par exemple :

  • de la nature morte ;
  • de l’étude documentaire ;
  • du dessin de plâtre ;
  • du dessin de nu ;
  • du dessin de modèle vivant ;
  • etc.

Ce type d’enseignement se retrouve dans tous les ateliers de dessin et de peinture, qui préparent aux concours des écoles publiques et privées. Car cette capacité à voir et à rendre de façon réaliste le monde observé est attendue dans toutes les écoles, dans tous les concours et dans tous les dossiers…

Et les écoles « attendent » des candidats de l’interprétation, de la création…

 

Copie d’un portrait de profil à partir d’un dessin de Michel-Ange

Portrait par Michel-Ange, copié et librement interprété, à l'encre de Chine & au lavis, par Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Portrait par Michel-Ange, copié et librement interprété, à l’encre de Chine & au lavis, par Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Pour cette copie, les étudiants disposent d’une photocopie d’un dessin de Michel-Ange. Un portrait de profil.

Copier ce dessin a pour but de prendre conscience, sur un portrait de profil, de l’importance du “vide” entre les traits du visage (oeil, nez & bouche) et l’oreille… C’est ce qu’explique Betty Edwards, dans son livre Dessiner grâce au cerveau droit1.

Ici, Emeline a pris des libertés, pour interpréter cette copie, à partir de la sanguine de Michel-Ange. Et c’est tant mieux, puisqu’elle réalise une superbe interprétation au lavis !

Qu’est-ce qu’un dessin au lavis ?

La réalisation est faite au lavis, c’est-à-dire avec de l’encre de Chine plus ou moins diluée avec de l’eau. Ce qui donne des nuances de gris…

 

Autre copie d’un portrait de la Renaissance française

Portrait de la Renaissance, copie d'Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Portrait de la Renaissance, copie d’Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Là encore, Emeline a reproduit ce portrait de l’École Française de la Renaissance, en y apportant sa touche, son interprétation… Y compris dans le choix du support, à savoir une feuille teintée…

 

Autoportrait d’Emeline

Autoportrait (1) réalisé par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de "Dessin en cerveau droit".
Autoportrait (1) réalisé par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de « Dessin en cerveau droit ».

Emeline a réalisé cet autoportrait le vendredi 28 février 2014. Et non le 29… Car, vous aurez peut-être noté qu’Emeline a noté “29 février” sur son dessin. Or l’année 2014 n’a pas “offert” un 29 février. Car 2014 n’est pas une année bissextile. 2016 le sera…

Ne dit-on pas que : « L’étourderie est le propre des artistes » ?

Emeline a dessiné ce qu’on nomme un “dessin au trait”.

Qu’est-ce qu’un dessin au trait ?

Un dessin au trait, c’est un dessin fait à la plume ou au stylo. Donc avec un instrument qui contrairement au crayon, ne permet pas de nuancer le trait, avec des valeurs foncées ou claires… Donc pour simuler des nuances claires ou foncées, l’artiste peut poser des hachures, ou des points, ou des touches plus ou moins fines (ou épaisses), et longues (ou courtes)… Ceci permet donc de donner l’impression d’ombres et de lumières, bien que chaque trace soit de la même intensité.

Les deux copies précédentes sont réalisées en nuances de gris. La copie de Michel-Ange est nuancée par la dilution de l’encre de Chine. Quant au portrait de la Renaissance, Emeline a produit les nuances grâce aux variations de pressions de sa main avec le crayon…

 

Autoportrait d’Emeline en couleurs

Magnifique autoportrait (2) réalisé par Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Magnifique autoportrait (2) réalisé par Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Emeline a fait le choix d’un support cartonné, d’une couleur “brune”. Elle a campé son superbe autoportrait de façon subtile, délicate et légère. Puis, d’une certaine manière, elle a peint les yeux et la bouche, en mettant de la couleur.

Magnifique résultat !

 

Autoportrait au trait… de MEMOIRE !

Etonnant autoportrait (3) réalisé… de MEMOIRE (!) par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de "Dessin en cerveau droit".
Etonnant autoportrait (3) réalisé… de MEMOIRE (!) par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de « Dessin en cerveau droit ».

Une fois de plus, Emeline a fait très fort.

Elle avait déjà dessiné de façon ambidextre – de la main gauche Et de la main droite — sa main droite ET sa main gauche ( cf. “Dessin de la main… DROITE2, dans l’article précédent).

Cette fois, elle a fait un autoportrait… De MÉMOIRE ! Bel autoportrait qu’elle a réalisé au trait.

 

Une mise en couleur de son autoportrait de mémoire

Photocopie de l'autoportrait (4) réalisé de mémoire par Emeline, et mise en couleurs, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Photocopie de l’autoportrait (4) réalisé de mémoire par Emeline, et mise en couleurs, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Comme cet autoportrait a été dessiné au trait, cela devient pratique à photocopier. Et il est pratique de photocopier pour obtenir plusieurs tirages… C’est ce qu’a fait Emeline. Ainsi elle a pu mettre en couleurs deux photocopies…

Pour celle-ci, Emeline a “joué” sur le contraste de la couleur en soi, en utilisant des couleurs plutôt vives, diverses et fortement contrastées…

 

Une autre mise en couleur de son autoportrait de mémoire

Une autre mise en couleurs à partir d’une photocopie de l'autoportrait (5) réalisé par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Une autre mise en couleurs à partir d’une photocopie de l’autoportrait (5) réalisé par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Pour cet autoportrait, Emeline a plutôt mis en couleurs dans l’esprit du contraste clair-obscur, dans une tendance presque monochrome, un peu comme un camaïeu

 

Voici ce que le dessin réaliste en cerveau droit permet à Emeline de faire…

 

Que pensez-vous des dessins d’Emeline ? Merci de répondre ci-dessous…

Richard Martens

Texte version 2.0, surtout pour cause de piratage de ce blogue d’une part, et de mise à jour d’informations périmées d’autre part…


Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Stage de dessin en cerveau droit : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/stage-dessin-cerveau-droit/
  2. Dessin de la main droite : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/dessin-realiste-cerveau-droit-par-emeline-2/

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre — ce que je vous conseille vivement —, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…

Le livre ci-dessous est en français :

Dessiner grâce au cerveau droit (4e édition)

 

Ci-après, il s’agit d’un livre avec des exercices proposés par Betty Edwards :

Dessiner grâce au cerveau droit. Livre d’exercices


 Attention ! Le livre ci-dessous est en anglais :

Drawing on the Right Side of the Brain: The Definitive, 4th Edition

 

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Proportions d’une tete d’adulte – 3

Voici la troisième partie de l’analyse des proportions d’une tête d’adulte de FACE.

Pour mémoire, j’ai réalisé ces analyses à partir de la photo de la tête d’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. La source photographique est la “Collection of the Australian National Maritime Museum”. Je rappelle que je répète cette information dans un souci de respect du droit d’auteur. En effet, il arrive que le propriétaire des droits de reproduction d’une image (dessin, illustration , peinture, photo…) offre le droit à l’image. En contre-partie, il est explicitement demandé de mentionner la source de cette image. Ce que je fais volontiers. Merci à l’Australian National Maritime Museum pour ce cadeau.

Pour ce troisième article, nous allons voir les proportions des yeux de face. Et ce qui en découle…

 

L’espace entre les deux yeux égale un oeil1 !

il y a la largeur d'un oeil entre les deux yeux. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
il y a la largeur d’un oeil entre les deux yeux. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Ceci est facile à mémoriser. L’espace entre les deux yeux est égal à un oeil.

Comme s’il y avait trois yeux, côte à côte… Voyons la photo ci-contre…

Comme précé-demment, pour bien le démontrer, j’ai placé quatre lignes verticales roses, de part et d’autre de trois rectangles vert pâle, égaux entre eux et de  largeur… d’un oeil, bien sûr !

Notes

  1. Rappel : je commets délibérément une faute typographique en ne mettant pas un “o, e dans l’o”, pour le mot “oeil” dans le titre, car les robots de Google, et autre robots, pour un recensement de cet article, risquent de “perdre un titre” pour cause d’incompréhension, dans l’univers international d’internet. “Œ” (ici en majuscule) ou “œ” n’est pas un signe typographique international, mais bien un signe typiquement Français. Bilan : une personne qui fait une recherche “risque“ de ne pas trouver cet article. Même chose pour les lettres accentuées : à, é, é ï, etc. et les mêmes en capitales : À, É, È, Î, Ï, Ÿ, Ô, etc.
  2. Si, si ! Les majuscules accentuées existent… En français. La preuve ? Elles se trouvent… juste avant ! (;-{D}

 

La largeur d’une tête d’adulte de face égale… CINQ yeux !

Pour un visage de face, il y a 5 yeux de large. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Pour un visage de face, il y a 5 yeux de large. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Fort du paragraphe précédent, il suffit de mémoriser cela aussi.

Mémoriser cela nous permet d’observer, sur un modèle de face, si ses proportions coïncident avec le canon d’atelier.

Car, je le rappelle, tout ceci est un Canon d’atelier. Donc des proportions “idéales”. Et aucun de nous ne correspond totalement à un canon.

Même remarque sur cette photo, concernant les lignes verticales & les CINQ rectangles égaux, de la largeur d’un oeil…

 

Les traits du visages s’inscrivent dans un triangle équilatéral

Les éléments du visage s'inscrivent dans un triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Les éléments du visage s’inscrivent dans un triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Comme son nom l’indique, un triangle équilatéral a donc (“TRI-angle” : trois angles et aussi…) trois côtés (“équi-LATÉRAL”) égaux (“ÉQUI-latéral”).

Nous pouvons voir, sur la photo, que les traits du visage (les yeux, le nez, la bouche) s’inscrivent dans un triangle équilatéral. Pour autant, ils ne coïncident pas avec les sommets des angles ou avec les côtés. C’est juste une remarque intéressante… La ligne haute horizontale coïncide avec la ligne des sourcils. Et la pointe inférieure, avec le bas du menton…

 

Notons, cependant, que la largeur de la bouche peut coïncider avec deux côtés du triangle… Ici, c’est le cas. Est-ce toujours le cas ? C’est à vérifier, face à un modèle.

 

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.Pour dessiner, il y a trois intérêts à connaître un canon d’atelier :

  1. comparer avec la réalité, pour mieux observer et reproduire la réalité ;
  2. pouvoir faire un portrait de mémoire plus tard, après avoir bien comparé face au modèle ;
  3. pouvoir créer d’imagination !

 

Coïncidences troublantes avec deux triangles équilatéraux

Les éléments du visage s'inscrivent dans un double triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Les éléments du visage s’inscrivent dans un double triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Si nous poussons plus avant la “remarque”, avec un second triangle équilatéral concentrique (du Latin “CON” = “avec”, et “CENTR-ique” = “centre”), ayant le “même” centre (un “centre commun”), nous obtenons ceci (voir la photo de gauche)…

Ici, deux des côtés du second triangles passent par le milieu des yeux, et le troisième, horizontal, est en relative coïncidence avec la bouche.

Ceci n’est pas une règle absolue, je le répète…

C’est tout pour cet article.

 

Je reviendrai, plus tard sur la tête de profil, et aussi sur la construction d’une tête réaliste d’imagination. Et je ferais à nouveau référence à ce canon d’atelier…

Est-ce que cela vous est utile ? Quoi qu’il en soit, osez l’écrire, ci-dessous, dans les commentaires…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…

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Proportions d’une tete d’adulte – 2

Voici donc la suite de l’article sur l’analyse des proportions d’une tête d’adulte.

Analyses réalisées à partir de la photo de la tête d’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Et pour mémoire, la source photographique est la “Collection of the Australian National Maritime Museum”. Pour ce deuxième article, nous allons voir le canon d’atelier de la face. Donc du menton jusqu’au sommet du front ou presque, selon l’implantation des cheveux… Quand il y en a !

Ce canon recoupe celui des auteurs déjà cités, ainsi que, un peu dans le désordre ou presque, MM. Arnould Moreaux, Richard G. Hatton, Walt Reed, George Bridgman, Arthur Thomson, Guy Pehourcq, Edmond J. Farris, John Vanderpoel, Walter Foster, John Buscema, Burne Hogarth, Rich Buckler, et quelques autres…

Nous en étions à la face divisée en trois parties…

 

La FACE se divise en trois parties égales en hauteur

La face se divise en trois parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime ».

Rappel : le visage, donc la face (et non pas toute la tête, je le rappelle !) se divise en trois parties égales, ou étages.

Il y a :

  • du bas du menton au bas du nez (étage inférieur)
  • du bas du nez aux sourcils (étage médian)
  • des sourcils à (plus ou moins) la racine des cheveux (étage supérieur)

Nous allons maintenant voir quelques subtilités, liées à cette division en trois parties…

Pour cela, nous allons nous occuper de l’étage inférieur, celui qui va du bas du nez au menton.

 

L’étage inférieur se divise, lui aussi, en trois parties égales

Il y a trois parties entre le bas du nez et le bas du menton. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Il y a trois parties entre le bas du nez et le bas du menton. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Afin de faire ressortir ces trois parties, j’ai placé trois carrés bleus égaux.

Et j’ai ajouté les quatre lignes horizontales séparatrices…

En fait deux lignes entre la ligne du bas du nez et la ligne du bas du menton.

J’ai aussi indiquer les tiers… Avec des fractions !

Voyons cela plus en détails…

 

 

La ligne séparatrice du tiers supérieur égale la bouche

La bouche est au 1/3 supérieur de l’espace entre le bas du nez et le bas du menton. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
La bouche est au 1/3 supérieur de l’espace entre le bas du nez et le bas du menton. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

La ligne qui marque le tiers supérieur, entre le nez et le menton est la ligne de la bouche.

C’est, plus précisément, la séparation entre les deux lèvres, comme nous pouvons le voir sur la photo ci-contre…

Il s’agit donc littéralement d’une ligne séparatrice !

 

 

 

La ligne séparatrice du tiers inférieur égale le creux du menton

Le creux du menton se situe au 1/3 inférieur de l'étage “nez-menton”. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Le creux du menton se situe au 1/3 inférieur de l’étage “nez-menton”. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Ce que nous pouvons voir, là aussi, sur la photo à gauche, c’est que la ligne séparatrice des deux parties inférieures correspond au creux du menton !

Notons que le menton lui-même est un peu comme un ballon ovoïde couché, presque un ballon de rugby…

 

 

 

Si nous faisions le schéma d’une tête ?

Nous pouvons voir, ci-dessous, un schéma commenté — j’insiste sur le mot schéma, car c’en est un.

Pourquoi un schéma ?

Pictogramme "Point d'interrogation" par Richard Martens.Tout simplement parce que les schémas sont la base — très souvent — aussi bien du dessin réaliste d’imagination, que du dessin d’observation.

Comme l’intérêt à moyen terme est de pouvoir dessiner des têtes réalistes d’observation ou d’imagination, il importe que les schémas soient “justes”, efficaces, bien contruit… Si les proportions sont bonnes, alors on peut poursuivre le dessin ! Voire la peinture ?

Sans un schéma juste, dessiner des détails, ce serait comme de poser du papier peint de qualité sur les murs d’une maison bâtie de travers !

Schéma commenté d'un schéma de tête réaliste au tableau vert, par Richard Martens, en 2014.
Schéma commenté d’un schéma de tête réaliste au tableau vert, par Richard Martens, en 2014.

Un schéma est réalisé en six, voire sept traits horizontaux maximum pour un portrait réaliste de face :

  • deux traits pour les sourcils ;
  • deux traits pour les yeux ;
  • un trait pour le bas du nez ;
  • un trait pour la bouche ;
  • et (pourquoi pas ?) un septième trait pour le creux du menton.

 

Schéma au tableau vert d'une tête d'adulte imaginaire réaliste, par Richard Martens, en 2013.
Schéma au tableau vert d’une tête d’adulte imaginaire réaliste, par Richard Martens, en 2013.

Si maintenant nous dessinons une forme proche d’un oeuf, et que nous le divisions en deux dans sa hauteur totale, nous aurions la ligne des yeux.

Plaçons, au dessus des yeux, et un peu au “pifomètre”, une ligne. Ce sera la ligne des sourcils. Appelons-là “Équateur”. Je reviendrai plus tard sur le choix de ce mot… Qui nous vient d’Andrew Loomis.

Nous avons vu, précédemment, que le milieu de la hauteur entre la ligne des sourcils et le bas du menton… c’est le bas du nez !

Et la bouche se place, nous venons de le voir, au tiers supérieur de l’étage inférieur !

Quant au menton, j’ai opté pour une forme “ovoïde”, placée entre le creux du menton & le bas du menton.

À NOTER…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Que le crâne est presque sphérique. Donc presque comme un demi-cercle de face. Comme un oeuf, avec la partie “pointu”, “étroite” en bas. Car le menton est presque comme un — petit — ballon de rugby couché ! Je reviendrai sur ce principe dans un prochain article…

 

Le suite prochainement, avec plus de détails concernant les proportions des yeux de face

Merci Micheline pour tes commentaires qui m’encouragent à continuer ! Et merci à celles & à ceux qui osent commenter ci-dessous…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…

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Proportions d’une tete d’adulte – 1

Voyons quelques principes de base des proportions d’un “vrai” visage. Pour cela nous allons analyser un portrait à partir d’une photo…

Les principes qui suivent s’appliquent à quasiment tous les visages. Donc à toutes les têtes réalistes qu’on peut et qu’on veut créer ou observer et dessiner ! Avec, évidemment quelques variations…

Toutes les informations qui suivent correspondent à ce qu’on nomme un “Canon d’atelier”, c’est-à-dire des proportions idéales, qui varient selon les artistes : Vitruve, Léonard de Vinci, Albrecht Dürer, Jean Cousin, William Rimmer, Richard Hatton, Paul Richet, etc.

 

Un portrait normal de face

Portrait de jeune femme. Source de la photo : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.
Portrait de jeune femme. Source de la photo : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.

Nous allons prendre, comme exemple de démonstration, la photo du visage d’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle.

Le cadrage correspond à ce qu’on nomme un “plan taille” ou un “premier plan”. Cette photo est notre point de départ…

J’ai pratiqué sur d’autres « têtes » ces mêmes analyses. Qui sont utiles pour observer ou pour créer…

 

Source photographique

Comme il est important, pour moi, de citer mes sources, cette photo provient de la “Collection of the Australian National Maritime Museum”. Sans qu’il y ait plus d’indication sur la personne ou l’auteur de la photo d’origine…

 

Les auteurs d’un canon d’atelier & sources d’influence

Concernant l’analyse des proportions d’une tête d’adulte, je m’appuie, entre autres, sur les travaux des dessinateurs et auteurs cités ci-dessus :

  • Vitruve ;
  • Léonard de Vinci ;
  • Albrecht Dürer ;
  • Jean Cousin ;
  • William Rimmer ;
  • Richard Hatton ;
  • Paul Richet.

Je m’appuie aussi sur les ouvrages d’Andrew Loomis, illustrateur Américain de talent, qui a écrit (à ma connaissance) cinq livres sur le dessin…

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Attention ! TOUT ce qui suit correspond à une synthèse de divers canons d’atelier. Donc à la vision d’une tête idéale ! La réalité est faite de variantes de ces canons… Donc peu de personnes correspondent complètement à ce canon !

 

Un visage normal de face

Gros plan de jeune femme. Source : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.
Gros plan de jeune femme. Source : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.

Pour des raisons pratiques, les analyses porterons sur un visage, dans un cadrage plus serré. Ce qu’on appelle un “gros plan”.

Ceci afin de mieux se concentrer sur la tête elle-même.

Analysons maintenant les proportions d’un visage réaliste adulte… D’abord par rapport à la hauteur.

Par la suite, nous analyserons la tête par rapport à la largeur.

 

Pourquoi connaître cela ?

Pictogramme "Point d'interrogation" par Richard Martens.Il est essentiel de savoir tout cela. C’est-à-dire de connaître les proportions d’une tête humaine si on souhaite réaliser des dessins ou des peintures de portraits réalistes.

connaître cela permet d’observer les différences entre ces proportions idéales et la réalité observée.

C’est aussi utile pour créer une tête imaginaire !

 

LE VISAGE DANS LA HAUTEUR

Comme je viens de l’écrire, dans un premier temps, nous allons analyser la tête dans sa hauteur.

Puis nous verrons, dans un prochain article, la tête dans sa largeur.

 

La TÊTE peut se diviser en deux parties égales en hauteur…

J’ai mis le mot “TÊTE” en majuscules, car il s’agit bien de TOUTE la tête, du sommet du crâne au bas du menton… Pour bien distinguer la suite qui concerne la FACE, du haut du front, jusqu’au bas du menton !

 

… Car les yeux sont au milieu de la hauteur de la tête

La tête se divise en deux parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : « Collection of the Australian National Maritime ».
La tête se divise en deux parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : « Collection of the Australian National Maritime ».

Une particularité, c’est que nos yeux sont au milieu de la hauteur de notre tête.
J’ai placé deux rectangles verts égaux pour montrer que les yeux sont au milieu de la hauteur de la tête, du sommet du crâne au bas du menton.

Attention !
Je le rappelle, je parle bien de la tête (du sommet du crâne au bas du menton), et non de la face (du bas du menton à la racine des cheveux) !

À noter… Que l’épaisseur des cheveux modifie plus ou moins ce “milieu” ! Auquel cas, s’il y a beaucoup de cheveux, il semble que les yeux soient en dessous du milieu de la hauteur totale…

 

La FACE se divise en trois parties égales en hauteur

La face se divise en trois parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime".
La face se divise en trois parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime ».

Il s’agit ici de la face et non pas toute la tête, je le rappelle ! Le visage, donc la face peut se diviser en trois parties égales. Qu’on nomme, en physiognomonie, les trois étages :
•    du bas du menton au bas du nez (étage inférieur) ;
•    du bas du nez aux sourcils (étage médian) ;
•    des sourcils à (plus ou moins) la racine des cheveux (étage supérieur).

Trois rectangles rouges égaux, entre les lignes vertes, montrent ces parties  égales.

À NOTER… En général, dans les divers canons, les oreilles s’inscrivent dans l’étage médian, donc de la ligne des sourcils au bas du nez.

 

Lors du prochain article, je vais détailler l’étage inférieur… Et les proportions de la largeur des yeux dans la face !

 

À suivre…

Merci de commenter, questionner, demander…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…

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Etapes d’illustration de La Bosse du crime – 1

Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».
Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Cet article, en deux partie, va illustrer les quelques étapes – commentées – de la réalisation d’une illustration de couverture de roman, réalisée à l’aérographe¹. Ceci est dont la première des deux parties d’un article.

Tout ce qui suit est évidemment ma façon de procéder.

Pour illustrer ces diverses étapes, j’ai utilisé ce que j’ai réalisé pour la couverture d’un roman policier intitulé La bosse du crime, écrit par William Mole. Il s’agit de la réédition de 1983, publié par les éditions Gallimard, dans la collection ©Carré noir, nº 504.

J’ai encore les traces des diverses étapes, ce qui n’est pas le cas de tout ce que j’ai pu faire…

 

Brève description « technique » de la peinture finale

Cette illustration a été réalisée à l’aérographe & au pinceau, avec des encres acryliques et des peintures acryliques sur un papier blanc d’environ 250 g/m2.

Le format de réalisation était expressément demandé à un format d’un tiers plus grand que la parution, soit environ 20 cm, avec le supplément autour…

Cette illustration de couverture fut la première que les Éditions Gallimard me confièrent. Pour moi, il s’agissait probablement d’un test à partir de la vision de mon dossier professionnel, qu’on désigne sous le mot franglais « pressbook »… La réalisation de cette couverture fut suivi de nombreuses autres, d’abord pour la collection Carré noir, puis pour la mythique collection Série noire, et aussi pour la collection des livres de poche Folio.

Voyons maintenant les étapes de la réalisation…

 

Première étape : la lecture du texte

Exemple du texte dactylographié d'un traducteur : un "tapuscrit".
Exemple du texte dactylographié d’un traducteur : un « tapuscrit ».

Dans un premier temps, je lis le roman.

Ce n’est pas toujours le cas, car il est arrivé que j’ai eu en ma possession, parfois, seulement un résumé… C’était le cas de la collection Haute Tension, chez Hachette, ou au Fleuve noir, où j’ai failli travailler. En fait, cela dépend des éditeurs. C’est leur choix.

Parfois, il s’agit d’un texte en cours de traduction, donc indisponible. Et seul le résumé de la première lecture du conseiller est disponible.

Il est arrivé aussi, chez Gallimard, que le traducteur — car il s’agit parfois de traduction bien sûr — ait utilisé une machine à écrire — si ! Si ! Cela existait (;-{D} — avec un ruban tellement usé que j’avais l’impression de lire le texte avec deux ou trois calques posés dessus, tellement le texte était pâle ! À tel point que j’ai abandonné la lecture du roman, en décidant d’illustrer à partir des trois premiers chapitres que j’avais eu le courage de lire !

Et il est également arrivé — une fois me semble t-il — que je manque de temps, et que ce soit ma compagne qui ait lu le roman et qui me l’ait raconté brièvement ! Encore merci à toi…

 

Deuxième étape : la recherche d’idées

Recherches d'idées par Richard Martens pour "La bosse du crime".
Recherches d’idées par Richard Martens pour « La bosse du crime ».

Après la lecture, pour les recherches d’idées, je commence à noter des mots que le roman m’évoque. Des mots, et aussi les phrases, des verbes d’action, des titres de films, des titres de tableaux…Bref, je note tout ce que m’inspire ce texte.

 

À noter…

le dictionnaire analogique !

Toujours pour cette recherche, j’utilise quelquefois un dictionnaire analogique… Ce qui amène d’autres mots. C’est une façon de pratiquer seul le remue-méninge (“brainstorming” en franglais²). Gérard Bakner, un prestidigitateur particulièrement créatif, en magie, dessin d’humour, chanson… a dit, lors d’une conférence, que, lui aussi, utilisait ce type de dictionnaire.

Je réalise toutes ces recherches sur du papier machine ordinaire de format A4 (21 x 29,7 cm). Un papier de 80 ou 90 g/m2. Et les croquis de recherche sont toujours de très petit format.

Sur la photo ci-contre, il s’agit donc de feuilles de format A4, où vous pouvez voir tout à la fois des notes écrites, et des petits dessins (“thumbnail” en anglais).

 

Une idée symbolique pour ce roman

J’ai retenu, de ma lecture & de mes recherches, qu’au début du roman, une jeune femme est étranglée avec un tuyau à gaz, parce que l’assassin l’avait trouvé trop belle & trop sensuelle. Et elle perd une boucle d’oreille…

Fort de cela, j’ai fait le lien (si je peux me permettre ce jeu de mot !) entre le symbolisme du serpent & de la tentation biblique d’une part, et le tuyau à gaz d’autre part… J’opte donc pour une image symbolique d’un “serpent” qui se transforme en tuyau à gaz gris.

 

Troisième étape : une première ébauche de la couverture… Sur calque !

Premier calque de Richard Martens pour illustrer "La Bosse du crime".
Premier calque de Richard Martens pour illustrer « La Bosse du crime ».

Après avoir arrêté l’idée, arrive la première ébauche finalisée en dessin de la couverture.

Je la réalise sur calque au crayon graphite.

Cependant, elle ne me satisfait pas !

Parfois je réalise le dessin préparatoire final sur papier machine. Si c’est le cas, à la fin, je décalque le dessin préparatoire, pour le reporter sur un papier destiné à recevoir de la peinture. Donc un papier de fort grammage. Souvent 250 g/m2 au moins, voire 300 g/m2.

 

Quel avantage de dessiner sur du papier calque ?

Il n’y a pas à reporter le dessin final sur calque, puisqu’il y est déjà ! C’est un gain de temps.

 

Pourquoi reporter le dessin sur une autre feuille ?

Tout simplement, parce que le travail du crayon graphite & de la gomme “fatigue” le papier. La gomme peut amener certains matériaux a “accrocher” difficilement sur le papier. Et cela va rendre la peinture plus difficile ensuite, à l’aquarelle par exemple. Voire quasi impossible à l’aérographe, car il arrive, presque toujours, que les coups de crayons trop appuyés, et les creux du papier, causés par le crayon, vont continuer d’apparaître au final ! D’où l’intérêt de reporter le dessin sur un papier neuf, vierge de toutes pressions &/ou de coups de gomme…

À noter…

L’aspect “abimé”, “fatigué” de la feuille est visible sur ce premier calque : creux, bosses, brillances, calque qui “gondole”…

 

Quatrième étape : le dessin final « poussé » en valeurs

Second calque de Richard Martens pour "La Bosse du crime".
Second calque de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Comme le premier dessin “poussé” ne m’avait pas plu, j’ai décidé de garder l’idée & de refaire le dessin. Toujours sur calque et toujours au crayon graphite).

J’opte pour un cadrage plus serré. Il manque délibérément le haut de la tête & le bas du buste…

Cette fois, je suis plutôt satisfait du résultat. Comme le dessin au trait me convient, je travaille un peu les nuances de gris. Ce qu’on appelle des valeurs. Et j’utilise aussi la gomme pour contrôler les tracés & les valeurs. Ou pour éclaircir…

Ceci me permet de voir ce que cela pourrais donner en termes d’ombres & de lumières. car il s’agit d’un dessin d’imagination qui, selon moi, doit suggérer une certaine réalité…Un certain réalisme…

Je dessine aussi le nez, sachant qu’il sera probablement coupé à l’impression.

Dans la partie basse du calque, à droite, je fais quelques essais d’écailles de reptiles…

Peinture dans un carré !

Détail que j’ai omis de préciser plus tôt, comme l’indique le nom de la collection (cf. Carré noir), la peinture doit être inscrite dans un carré ! Et il est indispensable de laisser une marge supplémentaire tout autour de 7,5 mm minimum…

Hommage à Yosuke Onishi

Illustration d'Onishi_Yosuke, extraite du livre "Airbrush Art in Japan", 1984. DR.
Illustration d’Onishi_Yosuke, extraite du livre « Airbrush Art in Japan », 1984. DR.

Pendant que je réalise ce calque préparatoire pour la peinture, je pense à une série d’oeuvres de Yosuke Onishi.

Cet artiste Japonais à réalisé une série de portraits à l’aérographe1 de vedettes féminines de cinéma, en ne dessinant que les yeux & la bouche sur fond blanc ! Et la ressemblance est stupéfiante !

De mémoire, il a réalisé le “portrait” d’Audrey Hepburn, de Marilyn Monroe, d’Elisabeth Taylor, de Sophia Loren, etc.

Vous pouvez voir, ci-contre une de ses créations…

Pensant à ces peintures, que Yosuke Onishi a réalisé à l’aérographe, je caresse l’idée de lui rendre un discret hommage, en laissant le visage de cette jeune femme en blanc. A voir ? Peut-être…

À noter…

Cette série (ou une partie ?) se trouve dans le livre Japonais “Airbrush art in Japan”. Livre publié en 1984, sauf erreur…

À suivre…

Que pensez-vous de cet article. Est-il clair ? Merci de laisser un commentaire…

Richard Martens

Texte version 2.0, après relecture, ajouts de textes et remise en place des liens des images, disparus après piratage et restauration…

Merci à Marie R…


 Notes

  1. Aérographe (n. m.) : pulvérisateur à air comprimé servant à projeter de l’encre, des couleurs. Peintre qui travaille à l’aérographe. Dictionnaire Antidote pour iPod Touch & iPad
  2. Etiemble était un ardent défenseur de la langue française, dans son célèbre livre, Parlez-vous franglais ?, éditions Gallimard, 1964, essai, Nouvelle édition revue et augmentée en 1973, puis en 1980.

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