Decalquer un dessin – 3

Les étapes pour décalquer un dessin sont les mêmes que la façon traditionnelle de décalquer.

Avec l’utilisation du calque-carbone, il n’y a pas à noircir le dos du calque. Ce qui fait gagner une étape ennuyeuse.

De plus, dans cet article, je vous donne aussi quelques astuces au sujet des crayons utilisés pour décalquer…

 

Quatre « objets » pour décalquer !

Figure 1. Matériel pour décalquer : dessin (ou photo), calque-carbone, feuille vierge, crayon dur ou stylet. Photo : ©Richard Martens.
Figure 1. Matériel pour décalquer : dessin (ou photo), calque-carbone, feuille vierge, crayon dur ou stylet. Photo : ©Richard Martens.

Pour décalquer, quatre “objets” sont nécessaires :

  1. un dessin à décalquer, ce qui est une évidence ;
  2. notre calque-carbone ;
  3. la feuille vierge qui recevra l’encrage ou la peinture finale ;
  4. un crayon dur ou un stylet1.

Voyons maintenant un peu plus en détail… Ainsi que leur utilisation !

 

Quatre types d’outils pour décalquer

Figure 2 : quatre types de stylets ou de crayons. Photo : ©Richard Martens.
Figure 2 : quatre types de stylets ou de crayons. Photo : ©Richard Martens.

En guise d’objet pour décalquer, le plus connu est, bien sûr, le crayon ! Crayon graphite2 dont j’ai déjà parlé ailleurs. Cependant, il y a d’autres outils. Voyons-en la liste. Quatre sortes selon moi :

  1. le crayon graphite en bois, si possible en 3 ou 4H ou plus “dur” (5H, voire 6H ou 7H) ;
  2. le porte-mine (Critérium, etc.), y compris ceux qui utilisent des mines en 0,5 mm ;
  3. le stylet1 pour pratiquer le “métal à repousser” ;
  4. le stylet à fabriquer soi-même (tige métallique montée sur un manche en bois).

Je ne traiterai pas du crayon graphite, puisque j’ai déjà écrit là-dessus2. De même pour le porte-mine…

Stylet : qu’est-ce que c’est ? Comment en obtenir ?

Un stylet est donc une tige métallique.

Deux avantages du stylet

Car l’intérêt d’un stylet, c’est qu’il est inusable “face au papier”. Je devrai écrire : “contre le papier” ! De ce fait, il n’y a pas à l’affûter régulièrement.

Et reporter un dessin avec cette “mine” crée un report… fin ! Car le second avantage du stylet, c’est que son tracé est fin.

Stylet improvisé avec un porte-mine

Cependant, il est à noter que, parfois, une fine tige métallique est fournie avec le porte-mine en 0,5 mm. Parfois enfoncée dans la gomme, à l’autre extrémité de l’outil. Cela peut servir à ôter une mine cassée dans l’outil. Dont du même diamètre : 0,5 mm. Si on entre cette tige dans le porte-mine, à la place de la mine, en émoussant, avec un papier abrasif fin, “spécial métal”, on obtient un stylet. Donc une mine inusable !

Qu’est-ce qu’un stylet pour métal à repousser ?

Il existe, dans le commerce, des stylets à double “pointe” pour métal à repousser. Chacun étant terminé par une boule de diamètre différent (voir la figure 2). Donc deux tailles différentes par stylet. Le but, l’usage de ces stylets est de frotter le dos d’une feuille métallique spécialement traitée pour être facilement emboutie, creusée. Ainsi en retournant la feuille, nous obtenons un relief. D’où le nom du support : “métal à repousser”. C’est utilisé pour faire des décorations métalliques, en imitation de certains décors moyenâgeux, par exemple… Pour décorer des boites, des plats de couvertures de livres, etc.

Il est donc possible de détourner ces stylets pour décalquer

Comment fabriquer un stylet ?

Enfin, il est possible d’enfoncer la pointe d’une aiguille à coudre dans une tige en bois. Puis de couper,  avec une tenaille, le chas3 de l’aiguille. Attention à détourner la tête, afin de ne prendre aucun risque au moment de couper le chas… Ensuite, avec une pierre au carborundum4, on ponce la brisure. Enfin, on finit de polir avec une pierre à huile.

Ou bien on achète un stylet tout prêt, dans le commerce !

 

Un dessin à reporter

Figure 3 : dessin original de Richard Martens, sur bloc sténo en format A5. Photo et dessin : ©R. Martens.
Figure 3 : dessin original de Richard Martens, sur bloc sténo en format A5. Photo et dessin : ©R. Martens.

Ensuite, il faut, évidemment un dessin à reporter. Ici, pour cet article, j’ai choisi un dessin, un portrait, que j’ai réalisé au stylo à bille bleu, en février 2014, sur un carnet en format A5. Un bloc sténo, pour être plus précis.

Et il est important, avant d’aller plus loin, de décider de ce qu’on va faire au final ? Sera-ce pour un encrage ou pour une peinture ? Car en fonction de l’objectif (encrage, peinture, etc.) et de la technique utilisée (aquarelle, acrylique, etc.), le choix du papier va en découler.

Un papier plutôt épais (200, voire 250 à 300 g/m2) est souhaitable pour les produits à l’eau, comme le lavis, l’aquarelle, la gouache, l’acrylique…

Un papier moyen (120 à 150 g/m2) sera utilisé pour un encrage à l’encre de Chine, à la plume ou au pinceau.

Un papier léger, de 90 à 120 g/m2 sera utilisé pour les produits « secs » : crayon graphite, mine de plomb, fusain, pierre noire et craie blanche, sanguine, pastel, etc.

 

Trois couches pour décalquer

Figure 4 : comment décalquer ? Technique : étape 1. Photo : ©Richard Martens.
Figure 4 : comment décalquer ? Technique : étape 1. Photo : ©Richard Martens.

Passons maintenant à l’opération “décalquer” proprement dite.

Quand on utilise un calque-carbone, il y a trois couches… Soit, à partir du haut :

  1. le dessin à reporter (noté “1” sur la Figure 4, photo ci-dessus), c’est-à-dire à décalquer, au dessus ;
  2. le calque-carbone, au dessous (noté “2” sur la photo), donc au milieu des trois feuilles ;
  3. le support final, c’est-à-dire le papier de qualité (noté “3” sur la photo) sur lequel on va peindre ou encrer, est placé en dessous.

Ici, j’ai soulevé la feuille du carnet de croquis (noté “1. Dessin”). J’ai placé en dessous le “2. Calque-carbone”, FACE CRAYONNÉE VERS LE BAS. Et encore plus en dessous, j’ai placé le support final, un papier de qualité, noté “3. Feuille vierge”.

 

Les quatre objets en action pour décalquer

Figure 5 : comment décalquer ? Technique : étape 2. Photo : ©Richard Martens.
Figure 5 : comment décalquer ? Technique : étape 2. Photo : ©Richard Martens.

Après avoir placé les feuilles dans le bon ordre, il suffit maintenant d’utiliser un crayon graphite dur ou un stylet (sur la photo, figure 5, noté en  rouge « 4 » et en vert “Stylet ou crayon”), et de repasser TOUS les traits du dessin. Pas nécessairement les hachures, et les effets d’ombres…

 

La vérification indispensable !

Figure 6 : comment décalquer ? Technique : étape 3. Photo : ©Richard Martens.
Figure 6 : comment décalquer ? Technique : étape 3. Photo : ©Richard Martens.

Que signifie “Vérification indispensable” ? Simplement de soulever TOUT À LA FOIS, le dessin et le calque-carbone, pour voir, vérifier si le dessin est bien reporté sur la feuille vierge tout simplement !

 

Deux “risques” de ne pas arriver à décalquer !

Il y a deux risques de ne pas réussir à décalquer, ou à le faire partiellement :

  1. en effet, il peut parfois arriver que, par étourderie, la face “carbone” du calque-carbone soit placé face en haut ! Donc la feuille vierge le restera… vierge !
  2. ou bien, il arrive que le calque-carbone soit plus petit que le dessin à reporter. Et qu’on oublie de le déplacer au fur et à mesure… Donc report partiel !

 

Comparaison : l’original & le report

Figure 7 : comment décalquer ? Technique : étape 4. Photo : ©Richard Martens.
Figure 7 : comment décalquer ? Technique : étape 4. Photo : ©Richard Martens.

Sur cette dernière photo (figure 7), nous pouvons voir le début du résultat :

  • à droite un détail du dessin noté “1. Dessin original” ;
  • à gauche le début du report, noté sur la photo “2. Dessin décalqué”.

Voilà en résumé la technique pour décalquer, avec un calque carbone.

Sinon, je le rappelle, le procédé classique pour décalquer (développé lors du 1er article)5 implique qu’il faille frotter au dos (le verso) du dessin (ou du calque supportant le dessin original) sur l’ensemble de TOUS les traits du dessin. Et tout tracer à nouveau au recto au moment du report ! Trois étapes !

 

Merci de commenter et/ou de questionner. Que pensez-vous de ce principe ? Cet article est-il explicite et utile ?

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de piratage/sabotage. Et restauration…


 Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Stylet, n. m. Antiquité – Instrument métallique effilé utilisé pour écrire sur les plaquettes de cire. Dictionnaire AntidoteStylet : nom masculin. Petite tige métallique fine, rigide ou flexible, à pointe émoussée, d’usage chirurgical. Dictionnaire Larousse.
  2. Article sur le “crayon graphite” : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/le-crayon-graphite/
  3. Chas, n. m. Trou d’une aiguille, par où passe le fil. Dictionnaire Antidote.
  4. Carborundum, n. comm. m. Marque de commerce relative à du carbure de silicium utilisé comme abrasif. Dictionnaire Antidote.
  5. Le procédé classique pour décalquer : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/decalquer-un-dessin-1/

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Decalquer un dessin – 2

Comme je l’ai annoncé, il y aura trois parties consacrées à ce sujet :

  • Une 1re partie : pourquoi et comment décalquer ? Méthode ancienne, simple et classique, que j’ai déjà rédigé, et qui reste d’actualité.
  • Une 2e partie : ma méthode favorite pour décalquer, en “fabriquant” un “calque-carbone”. Méthode que je développe ci-après…
  • Et enfin une 3e partie qui montrera l’utilisation de mon “calque-carbone”, en manière de démonstration.

On peux se poser la question de savoir si ce “calque-carbone est pratique ? Et présente t-il un avantage par rapport à la méthode traditionnelle ? Pour répondre à cela, voyons d’abord en quoi cela consiste…

 

Comment obtenir un calque-carbone ?

Pour réaliser un calque-carbone, il suffit de :

  1. couvrir la surface d’une feuille de calque, avec un crayon ! Je conseille quatre passages : un horizontal, un vertical et deux passages parallèles aux deux diagonales. Afin de bien noircir la surface ;
  2. laisser une marge tout autour de la feuille ;
  3. noter ce qui est le recto, si on suppose que c’est le verso qui est couvert par le crayon ;
  4. noter le type de crayon.

Voyons tout cela en détail…

 

Pourquoi laisser une marge tout autour du calque-carbone ?

Figure 1. Calque-carbone réalisé au crayon noir Polychromos. Photo : ©Richard Martens.
Figure 1. Calque-carbone réalisé au crayon noir Polychromos. Photo : ©Richard Martens.

Laisser une marge tout autour permet de pouvoir saisir le calque-carbone sans se salir les mains… tout simplement !

Ici, le calque-carbone a été recouvert par du crayon de couleur noir Polychromos de Faber Castell.

Pourquoi du crayon de couleur noir plutôt qu’un crayon graphite ? Pour cette marque (Polychromos), il s’agit d’un noir qui est mat, contrairement au crayon graphite qui a un aspect métallique.

Cependant, j’ai aussi réalisé plusieurs calques-carbones avec du crayon graphite. Voyons pourquoi dans la suite de cet article…

 

Pourquoi plusieurs calques-carbones ?

J’en ai fait :

  • avec des duretés de crayons différentes (HB, 2H, Polychromos) ;
  • dans des formats différents (A4, A5, voir A6).
  • avec quatre couleurs différentes : noir, rouge, bleu, blanc.

Pourquoi ? Tout simplement :

  • selon le type de papier : carte à gratter, carton, papier kraft, papier teinté, papier pour l’aérographe, etc. ;
  • selon la taille de la future peinture ou du futur dessin ;
  • selon le genre. Explications sur le genre…

Quoi pour quel genre ?

Le genre, pour moi, signifie la destination « finale » : dessin, peinture…

J’indique, ci-après, avec le « genre », le type de crayon que j’utilise pour fabriquer un « calque-carbone », pour :

  • un dessin sur papier. Dans ce cas, j’utilise le crayon graphite ou le crayon noir Polychromos ;
  • un dessin sur carte à gratter. Pour la carte blanche : j’utilise un calque avec du bleu ou du noir. Pour la carte noircie à l’encre de Chine : j’utilise le Polychromos blanc ;
  • une peinture à l’aquarelle, le crayon graphite est le plus adapté, selon moi ;
  • une peinture acrylique, plutôt du Polychromos, qui « accroche bien sur l’acrylique. Donc noir sur fond clair, ou blanc sur fond foncé…

Vous aurez compris qu’il est important de s’adapter, selon le support (papier, toile, etc.) et la technique (plume et/ou pinceau avec encre de Chine, aquarelle, acrylique, etc.)

 

Pourquoi noter le type de crayon ? Et donc le recto ?

Figure 2. Un "calque-carbone" avec l'indication du crayon et de sa dureté. Photo : ©Richard Martens.
Figure 2. Un « calque-carbone » avec l’indication du crayon et de sa dureté. Photo : ©Richard Martens.

Je note toujours au recto du calque le type de crayon. Et sa dureté (ici,ci-contre, figure 2 : « crayon graphite 2H »).

Ainsi, je sais tout de suite :

  • que le verso (l’autre face du calque) est la surface couverte de crayon ;
  • quelle est la dureté du crayon.

À NOTER que la dureté est “réduite” sur un calque. Ainsi le “2H” semble plus gras sur du calque que sur du papier.

 

Comment protéger les calques-carbones ?

Figure 3. Des "calques-carbones" annotés et rangés dans une pochette au format A4. Photo : ©Richard Martens.
Figure 3. Des « calques-carbones » annotés et rangés dans une pochette au format A4. Photo : ©Richard Martens.

Je conseille de protéger les calques-carbones en les mettant simplement dans une “pochette” en plastique de format A4 (photo, figure 3).

Ainsi, tous les formats égaux ou inférieurs au format A4 (21 x 29,7 cm) peuvent y rentrer.

C’est simple, pratique et économique.

Et nous pouvons le ranger dans un classeur… Ou pas !

Ceci est une façon simple de les ranger et de les protéger…

Il y a une autre façon de faire ! Que j’explique maintenant…

 

Variante pour une auto-protection du calque-carbone ?

Figure 4. Une feuille de "calque-carbone" pliée en deux, avec une moitié protégeant l'autre. Photo : ©Richard Martens.
Figure 4. Une feuille de « calque-carbone » pliée en deux, avec une moitié protégeant l’autre. Photo : ©Richard Martens.

J’ai aussi conçu un calque-carbone auto-protecteur.

J’ai pris un calque deux fois plus grand que ce que je veux obtenir : pour avoir un calque-carbone A4 (21 x 29,7 cm), j’ai pris un calque en A3 (29,7 x 42 cm), que j’ai plié en deux.

Ensuite, j’ai noirci la partie intérieure gauche du calque, en laissant une marge (cf. la photo figure 4).

Puis, j’ai replié le calque. Le frottis est protégé !

Enfin, j’ai noté le type de crayon et sa dureté (cf. “3H”, figure 2 & 4).

 

Pourquoi des calques-carbones de couleur ?

Des "calques-carbones" de couleurs, réalisés aux crayons de couleurs. Photo : ©Richard Martens.
Des « calques-carbones » de couleurs, réalisés aux crayons de couleurs. Photo : ©Richard Martens.

Comme je l’ai expliqué plus haut, j’ai aussi créé du calque-carbone :

  • noir bien sûr !
  • blanc (pour les fond sombres ou noirs) ;
  • rouge ;
  • bleu ;
  • bleu pâle (invisible en photocopies noir & blanc).

Ce dernier bleu (pâle) permet de décalquer sans avoir à gommer quand il s’agit d’une réalisation en noir et blanc (style BD). car il s’agit d’un bleu invisible à la photocopie en noir et blanc…

 

Comment protéger les calques-carbones de couleur ?

Des "calques-carbones" de couleurs, annotés et rangés dans une pochette au format A4. Photo : ©Richard Martens.
Des « calques-carbones » de couleurs, annotés et rangés dans une pochette au format A4. Photo : ©Richard Martens.

La protection est la même que pour les calques-carbones noirs : une pochette en plastique destinée à du papier en format A4.

Je conseille d’avoir – au moins – deux pochettes différentes :

  • une pour le noir (graphite et couleur noire)
  • une pour les calques-carbones de couleur blanche, rouge, bleus.

Pour du A3, il est possible de plier la feuille en deux… Personnellement, je n’utilise pas de A3. pour des dessins ou des peintures de formats plus grands que A4, je me contente de déplacer le calque-carbone choisi…

 

Méthode pour décalquer plus efficace ?

Calque-carbone réalisé au crayon graphite. Photo : ©Richard Martens.
Calque-carbone réalisé au crayon graphite. Photo : ©Richard Martens.

On peut se demander en quoi ce type de carbone est-il plus efficace que la simple feuille de calque, utilisée comme je l’ai expliqué dans le premier article ?

Le calque-carbone est doublement efficace.

Il est efficace en terme de :

  • gain de temps ;
  • gain d’effort.

Soyons un peu plus explicite ! Voyons cela ci-dessous…

Efficace en gain de temps

En effet, la méthode classique (cf. le précédent article1) implique de copier trois fois le dessin à reporter :

  1. calquer le dessin une première fois (recto) ;
  2. noircir le dos, ou repasser tous les traits (verso) ;
  3. décalquer le dessin (recto) en le reportant sur un nouveau support.

Avec un calque-carbone, il n’y a pas à effectuer l’étape 2. Car il suffit de glisser le carbone SOUS le calque à reporter. Donc un gain de temps !

Et si on réalise le dessin final directement sur un calque, on gagne aussi l’étape 1 !

Efficace en effort

Le calque-carbone est efficace en effort, puisqu’il n’y a pas à tracer trois fois. Seulement deux fois… Voire une fois seulement, si  le dessin définitif est réalisé sur… calque !

 

À suivre… Avec une explication-démonstration lors du 3e article…

Osez faire des commentaires. Et merci de le faire…

 

Richard Martens

Texte version 2.0, restauration et remise en « forme », pour cause de piratage dévastateur.


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Précédent article : //apprenons-dessin-et-peinture.fr/decalquer-un-dessin-1/

 

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Decalquer un dessin – 1

Pour certaines personnes, décalquer un dessin, c’est tricher ! Rien n’est plus faux !

Dans cet article, je rappelle brièvement la raison de décalquer. Et comment le faire, de deux façons différentes. L’une, est classique, et l’autre est celle que j’ai développée fort des conseils d’Alain Le Foll2, mon professeur d’illustration à l’Ensad1 de Paris. Professeur, hélas ! trop tôt disparu, et à la mémoire de qui je dédie cet article.

Bien que cela me semble évident, je préfère quand même préciser que le principe de décalquer implique de le faire aussi bien à partir d’un dessin qu’à partir d’une photo…

Il y aura trois parties pour cet article :

  • 1re partie : Pourquoi et comment décalquer ? Méthode ancienne, simple et classique.
  • 2e partie : ma méthode favorite pour décalquer… En “fabriquant” ce que j’ai nommé un “calque-carbone”.
  • 3e partie : comment utiliser mon “calque-carbone”.

 

Pourquoi décalquer ?

J’en ai déjà expliqué la raison principale dans mon article sur « Etapes d’illustration de “La Bosse du crime” – 1/2 », en particulier à l’intertitre “Pourquoi reporter le dessin sur une autre feuille ?” : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/etapes-illustration-de-la-bosse-du-crime-1/

J’en rappelle cependant brièvement les raisons :

il est important d’encrer ou de peindre sur une feuille relativement lisse. Ceci implique donc de reporter un dessin sur une feuille vierge et nette, après avoir “fatigué” la feuille qui a “subie” les recherches, les tâtonnements, les repentirs…


À noter…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Le peintre Italien Raphaël est un très bel exemple d’un artiste qui décalquait systématiquement ses dessins. Perfectionniste, souvent insatisfait de ses dessins, Raphaël a conçu diverses méthodes pour dessiner et décalquer ses dessins, à une époque où le calque, comme nous le connaissons, n’existait pas ! Une exposition dans un musée Parisien, il y a fort longtemps, mettait en lumière ces diverses techniques, dont certaines étaient très originales !


Je rappelle que certaines techniques, comme l’aquarelle, ou l’aérographe ne supportent pas le papier foulé, gommé, frotté, creusé…

 

Pour illustrer “recherches” et “papier fatigué”

Couverture de "Tintin au Tibet", par Hergé, aux éditions Casterman.
Couverture de « Tintin au Tibet », par Hergé, aux éditions Casterman.

Pour mieux illustrer mes propos, concernant tout à la fois les recherches & le papier fatigué, voici ci-contre la couverture de l’excellent album de Tintin, voire son meilleur album selon les “tintinophiles” : “Tintin au Tibet”, par Hergé, aux éditions Casterman.

Pourquoi cette couverture ?

Tout simplement parce que cette couverture a figurée dans – au moins – deux expositions.

– « Et alors ? » me direz-vous…

Et bien parlons d’une…

Exposition montrant tout à la fois le crayonné ET la page encrée

Il y a de nombreuses années, j’ai pu visiter, à quelques temps d’intervalle, deux expositions consacrées à Hergé & à Tintin…

Pour celles & ceux qui ont eu, comme moi, la chance de voir l’une de ces deux expositions, nous avons pu, dans les deux, voir la même planche crayonnée de cette couverture, et à côté, voir la version finale, encrée.

Feuille fatiguée et recherches

Je mets ci-après, deux reproductions du crayonné de cette couverture.

Dessin annoté de la couverture de "Tintin au Tibet", par Hergé aux éditions Casterman.
Dessin annoté de la couverture de « Tintin au Tibet », par Hergé aux éditions Casterman.

On peut d’ailleurs en voir un exemplaire sur internet, via les recherches avec Google.

Et on en trouve une reproduction, en grand format proche de l’original, dans le superbe livre de Philippe Goddin, “Hergé et Tintin reporters – Du Petit vingtième au journal Tintin, éditions du Lombard, 1986, à Bruxelles, à la page 124.

Marqué 1, sur cette première reproduction, j’ai entouré les personnages, car cette partie était littéralement tout en bosses et en creux, tellement Hergé avait crayonné et gommé à divers endroits, et surtout du côté des personnages (beaucoup de repentirs3).

Marqué 2, j’ai aussi entouré le chien Milou, qu’on peut voir en… Trois exemplaires ! Car Hergé cherchait visiblement où le placer. Il va de soi que, sur la couverture, Hervé n’en a encré qu’un, après avoir pris la décision de le dessiner et de l’encrer là où il est fixé pour l’éternité…

Crayonné du dessin de la couverture de « Tintin au Tibet », par Hergé aux éditions Casterman.

Je rappelle que, lors des expositions, il y avait la planche crayonnée ET la page encrée. Puisque Hergé avait décalqué l’ensemble du crayonné, dont UN seul Milou sur cette seconde page pour l’encrer.

On peut voir, ci-contre, tout à la fois les repentirs3 d’Hergé sur les personnages, et ses recherches concernant Milou…

Il semble que ce soit E. P. Jacobs qui ait appris à Hergé cette façon de faire, à savoir :

  1. dessiner sur une feuille (recherches, voire finalisation du crayonné) ;
  2. décalquer le dessin final, donc sur une feuille de calque ;
  3. reporter le dessin, grâce au calque, sur une nouvelle feuille de qualité.

 

Comment décalquer précisément ?

Méthode simple pour décalquer

Cette première méthode est la plus répandue. Elle comporte trois étapes ou “passages” :

  1. – poser et « fixer » un calque sur le dessin final et tracer au recto de la feuille de calque tout le dessin final ;
  2. retourner le calque (verso ou « dos ») et repasser tous les traits du dessin au crayon. Ou frotter largement sur tout le calque (ou presque) ;
  3. – remettre le calque à l’endroit (verso), comme au début. Le poser et fixer sur une nouvelle feuille. Et repasser au crayon tout le dessin qui figure sur le calque. Ce qui fait qu’on vient de décalquer le dessin sur une nouvelle feuille !

Revoyons cela en détail, et avec des images…

Première étape : dessiner/décalquer au recto de la feuille de calque

Cela consiste à poser une feuille de calque sur le dessin qu’on veut reporter sur une autre feuille. Il peut être utile de le fixer (ruban adhésif ou pâte adhésive). Ensuite on trace TOUS les traits du dessin sur ce calque. Ce que j’indique ci-dessous en notant, à gauche, “Recto-Endroit” ou “R”

Décalquer au recto puis frotter au verso : la méthode simple. Création : Richard Martens.
Décalquer au recto puis frotter au verso : la méthode simple. Création : Richard Martens.

Deuxième étape : dessiner – à nouveau – (ou frotter) au dos du calque

Ensuite, on retourne le calque, et au verso, au dos du calque (noté sur le schéma ci-dessus, à droite, “Verso-Envers” ou “V”), on trace – à nouveau TOUS les traits du dessin, par transparence. Sinon, on peut frotter grossièrement sur tous les traits… Il est important de n’en oublier aucun !

J’ai placé une flèche afin de faire ressortir le fait que la feuille de calque est bien retournée !

 

Troisième étape : décalquer le dessin au recto du calque sur une feuille vierge

Pour ce troisième passage, littéralement, on remet le calque à l’endroit (recto).

Puis on pose le calque sur une feuille vierge, en le plaçant là où on le souhaite. Et si possible on fixe le calque avec un ruban adhésif, en le testant au préalable, afin d’être sûr que ce ruban ne déchirera pas le papier vierge quand on l’ôtera. Il est pratique de fixer le calque seulement dans sa partie haute, par exemple. Ainsi on peut le soulever si on le souhaite…

Et enfin, on repasse sur l’intégralité des traits du dessin sur le calque.


IMPORTANT !

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Il est utile de soulever le calque par le bas, de temps en temps. Cela permet de vérifier que les traits soient bien reportés. En effet, il arrive qu’on oublie de frotter certains traits au dos du calque… D’où l’intérêt de vérifier régulièrement…

C’est pourquoi je conseille de poser du ruban adhésif seulement en haut du calque. Pour pouvoir soulever régulièrement le calque, pour vérifier que le report se fait bien !


Dans la deuxième & troisième partie de cet article, j’expliquerai  la méthode que j’appelle le “calque-carbone”. Comment en “fabriquer” et comment l’utiliser…

 

Oser faire des commentaires ci-dessous. Posez des questions, formulez des demandes !

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Ensad : acronyme pour “École Nationale Supérieure des Arts-Décoratifs” de Paris, communément appelée les “Arts-déco”. Voici le lien pour un article sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_nationale_sup%C3%A9rieure_des_arts_d%C3%A9coratifs
  2. Alain Le Foll est un illustrateur Français de grand talent, né en 1934, et décédé en 1981. Il fut Directeur artistique aux éditions Delpire. Et illustra “Sinbad le marin”, et divers ouvrages. Et oeuvra aussi pour des magazines comme “Elle”, “Record”, etc. Il fut professeur d’illustration à l’Ensad dans les années 1970-1980 environ, à la même époque que ses collègues, Bob Élia & Jean Lagarrigue, entre autres. Et qui furent aussi deux de mes professeurs… J’ai eu la très grande chance de croiser sa route comme étudiant… Il m’a fait l’honneur de m’inviter chez lui, et m’a offert une gravure à l’eau forte dédicacée, ainsi qu’une lithographie en couleurs. Et m’a transmis le plaisir du partage, en apportant régulièrement des livres d’art. Il repose au Père-Lachaise…
  3. Repentir : n. m. Beaux-arts : changement apporté à une oeuvre pendant son exécution. Dictionnaire Antidote. Souvent synonyme de « ratage », pour le commun des mortels qui ignorent ce mot… Et qui développent une PNP ou PNQP (« Pensée Négative (Quasi) Permanente »). Par opposition à la PPP (« Pensée Positive Permanente »)…

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Agrandir un dessin – 1

Comment agrandir un dessin ? C’est une question qui revient parfois…

Et une autre question revient souvent : pourquoi agrandir un dessin ?

Et parfois aussi : pourquoi ne pas le faire en grand dès le début ? Je répondrai à cette dernière question lors d’un autre article…

Je vais répondre à ces questions. C’est ce que je vais expliquer dans cet article. Que je vais illustrer avec une réalisation, dont la reproduction figure ci-contre, et que je considère comme inachevée. Même si certaines personnes m’ont dit le contraire…

Concernant cette peinture, je suis parti de l’idée d’un crayon qui serait comme un tube de dentifrice…

Voyons d’abord les raisons de travailler “petit”, et pourquoi agrandir ? Et ci-dessous les premières recherches en petit format.

 

Recherches en petit format A4* ou A5*

Recherches sous la forme de croquis sur papier calque, par Richard Martens.
Recherches sous la forme de croquis sur papier calque, par Richard Martens.

* Pour mémoire :

  • le format A3 est le double du format A4. Donc le A3 est de 29,7 cm x 42 cm. C’est le grand format de la plupart des photocopieuses.
  • le format A4 est de 21 cm x 29,7 cm. C’est le format du papier dit “papier machine”, du courrier, et le format normal des photocopieuses
  • le format A5 est la moitié du format A4, soit 14,85 cm x 21 cm.

 

Pourquoi travailler en petit format ?

Je vais être bref sur cette question. Puisque j’y reviendrai, dans un article dédié à ce sujet, très important, selon moi !

L’intérêt de dessiner en petit format, c’est-à-dire en format A4 (21 x 29,7 cm) maximum, voire plus petit, c’est que nous avons une vue d’ensemble du dessin. Ainsi on peut voir si les proportions & la composition “fonctionnent”… Ou pas !

Si le format est trop grand, il est physiologiquement impossible de voir l’ensemble !

Chaque fois que j’ai eu à faire une peinture, un dessin, une illustration, j’ai toujours commencé par dessiner en petit format mes recherches d’idées. Et ceci jusqu’au dessin final, avant de passer à l’encrage en noir et blanc, ou à la peinture !

 

Pour le “crayon-tube”, j’ai commencé par faire des recherches, ci-dessus, sur du calque d’un format de 21 x 27 cm, avec deux crayons, un bleu & un rouge…

Puis j’ai réalisé un dessin — que j’ai annoté — d’un tube de dentifrice. Dessin placé ci-dessous, qui est à peu près au format du crayonné original, soit 15 cm de large, sur du papier machine de 80 ou 90 g/m2 !

Dessin au crayon — et annoté — d'un tube de dentifrice par Richard Martens.
Dessin au crayon — et annoté — d’un tube de dentifrice par Richard Martens.

 

Pourquoi agrandir ?

Sauf à avoir une âme de miniaturiste, il est très souvent utile de dessiner — ou de peindre — en grand format, car on peut traiter de détails sans se fatiguer les yeux, entre autres raisons.

De plus, un petit “raté” sera quasi invisible dans une grande réalisation. Ce n’est pas un hasard, si, sur Facebook, dans les groupes — nombreux — consacrés à la peinture &/ou au dessin, beaucoup de réalisations sont faites en très grand format. Parfois plus d’un mètre de côté… il y a souvent des objets posés près de l’oeuvre (crayons, stylo-bille, etc.) qui donnent une idée de l’échelle de la création. Et donc de sa taille.

Travailler en grand est très souvent plus “confortable”, quand on a la place…

 


À noter…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Agrandir un dessin, signifie aussi reporter le dessin ! Et reporter un dessin sur un feuille “fraîche” ou une toile signifie que le support n’est pas “fatigué”.

En effet, souvent le fait de dessiner sur la feuille un peu longtemps, voire de gommer va “fatiguer” la feuille, la marquer, l’abîmer !


Nous allons voir maintenant le sujet principal de cet article…

 

Existe t-il des méthodes pour  agrandir un dessin ?

Oui, il en existe un certain nombre ! Certaines sont très anciennes. Certaines sont plus pratiques que d’autres. Certaines sont pratiques… Mais coûteuses !

Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.

Il existe diverses façons d’agrandir un dessin. En voici une liste :

  • la mise aux carreaux, méthode la plus ancienne (Michel-Ange, Léonard de Vinci, etc.) que j’explique dans cet article. Elle est économique, et implique d’avoir de la patience ;
  • la prise de vue en diapositive, puis sa projection (les peintres hyperréalistes Américains, Salvador Dali probablement, etc.) ;
  • le rétroprojecteur ;
  • l’épidiascope (Joseph Gillain dit Jijé…) ;
  • la chambre noire (Vermeer…) ;
  • la chambre claire (Dürer, Léonard de Vinci…) ;
  • la photographie (Jean-Jacques Vincent…) ;
  • le scanner.

Il est possible que j’en oublie…

J’en expliquerai certaines plus tard, en fonction des questions que vous seriez amené à me poser.

Ci-dessus, j’ai placé mon dessin final, en bleu, sur un papier machine en format A4 (21 x 29,7 cm).

 

Le carroyage ou mise aux carreaux

Le procédé qui consiste à tracer des carreaux sur un dessin est très ancien et se nomme le « carroyage » ou la « mise aux carreaux ».

Mon dessin lui même, mis aux carreaux ci-dessus, mesure 10 cm de haut x 18 cm de large.

Quand le dessin a été terminé, j’ai tracé des carreaux d’un centimètre de côté, soit dix-huit carreaux de large pour dix carreaux de haut,  donc un dessin de 18 cm x 10 cm !

Et je place, pour chaque colonne et pour chaque rangée :

  • soit des nombres romains (de I à XVIII, ici) & arabes (de 1 à 10 ou plus) ;
  • soit des nombres (de 1 à 18, par exemple) et des lettres de l’alphabet (de A à J, par exemple).

L’important est de pouvoir repérer chaque case/carré par une donnée numérique ou alpha-numérique. Par exemple : 3-XII ou bien C-12, selon votre choix de notation des colonnes et des rangées.

Vous pouvez voir que j’ai fait cela sur le dessin ci-dessus : de 1 à 10 pour les rangées, et de I à XVIII, pour les colonnes.

 

Placer des carreaux plus petits dans des carreaux ?

Ci-dessous, j’ai placé un agrandissement photographique d’un détail de ce dessin final. Pour montrer que parfois, il peut y avoir beaucoup de petits détails. Auquel cas il suffit – là ou il y a des petits détails – de diviser en deux chacun des côtés des carrés concernés. Comme ci-dessous…

Détail agrandi du dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Détail agrandi du dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.

Il m’est arrivé, lors de la lecture d’un ouvrage qui se voulait sérieux, de lire que le peintre Edgar Degas utilisait les carreaux pour apprendre à dessiner. Alors qu’il est plus que probable que Degas devait utiliser le carroyage pour agrandir et reporter son dessin, afin de le peindre… en plus grand… sur une toile !


À noter…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.En haut à droite de cet agrandissement — ci dessus —, les carreaux mesurent — en réalité — 1 cm. Alors qu’en bas et à gauche, j’ai “doublé” les carreaux. Pour le dire autrement, j’ai divisé en deux les carreaux d’un centimètre. Donc nous pouvons voir des carreaux — avec un tracé plus fin — d’un demi centimètre, donc de 5 mm (cinq millimètres) de côté ! Cela va permettre de mieux gérer les détails.


 

Comment agrandir ? En reportant le dessin, carré après carré, dans des carreaux plus grands !

Pour agrandir, il suffit de prendre une feuille plus grande. Une feuille de la taille du support final : toile, papier…

Pour cette peinture, j’ai opté pour un papier de format supérieur à A3 (29,7 x 42 cm). Aussi ai-je pris une feuille de calque de format A3… Sur cette feuille A3, j’ai tracé des carreaux deux fois plus grands, de 2 cm de côté. Soit dix carreaux de haut pour dix-huit carreaux de large !

 

Comparons la taille du dessin final et de son agrandissement

Ci-dessous, j’ai mis exprès le dessin final, lequel est — dans la réalité — inscrit dans un A4 — donc un peu plus petit qu’un A4 —, et son agrandissement dans un format A3 (29,7 x 42 cm) soit un peu plus du double ! Il va de soi que ce ne sont pas les vraies mesures sur cet écran d’ordinateur. Cependant le rapport est à peu près le même, soit quasiment du simple au double !

Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Calque en A3 (29,7 x 42 cm) représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Calque en A3 (29,7 x 42 cm) représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.

Sur ce calque de l’agrandissement, retrouvé récemment, nous pouvons voir que je l’avais plié en deux pour l’archiver. Et qu’il comporte des traces de rouge déposé à l’aérographe1.

J’avais — plus haut — indiqué que, sur le dessin d’origine, j’avais divisé certains carreaux, en carreaux de 5 mm, pour les détails. J’ai donc fait la même chose sur le calque de format A3, avec des carreaux d’un cm dans les carreaux de 2 cm !

Puis en allant de carreau en carreau, j’ai reproduit sur le calque A3, TOUT ce qu’il y avait dans chaque carré du dessin d’origine. D’où l’intérêt de “nommer” les carrés, grâce au “codage” alpha-numérique” (ou pour moi, “codé” ici, en nombres romains & arabes). Ceci évite de se perdre. Y compris en faisant des pauses. Ainsi, il est facile de savoir où on en est…

 

Quand tout le dessin a été agrandi, il reste à le décalquer, puis à peindre !

Peinture inachevée de ©Richard Martens, représentant un “crayon-tube” rouge..
Peinture inachevée de ©Richard Martens, représentant un “crayon-tube” rouge..

Comme je l’ai écrit dans le chapeau2, cette peinture est, pour moi, inachevée, puisque la partie centrale du tube est “plate”, c’est-à-dire seulement faite d’un aplat rouge sans le moindre modelé d’une part, et le bois près de la mine n’est pas… “ter-miné”, d’autre part.

Voilà… J’espère avoir été explicite, sans être ennuyeux. Et que cet article servira à quelqu’un.

 Si ce n’est pas assez explicite, merci de me le dire dans les commentaires ci-dessous. Vous pouvez aussi poser des questions, ou rédiger des demandes. Merci d’avance !

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…


Notes

  1. Aérographe : c’est une sorte de pistolet pour la peinture. Un pistolet qui pulvérise très finement de la couleur liquide. Ce nom était à l’origine une marque Américaine, qui existerait toujours : Aerograph. Sans “e” à la fin, et bien sûr sans accent… C’est devenu, comme Frigidaire, un nom commun sans majuscule.
  2. Chapeau (ou chapô) : terme de typographie pour désigner, dans la presse, le texte d’introduction/présentation d’un article. Souvent en corps gras (typographie plus épaisse), voire dans un corps plus grand (c’est-à-dire un texte plus grand).

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Etapes d’illustration de la Bosse du crime – 2

Voici donc la suite & la fin de cet article consacré aux étapes de création de l’illustration de “La Bosse du crime” de William Moles, dans sa réédition de 1983, publié par les éditions Gallimard, dans la collection ©Carré noir, nº 504

Nous allons voir les dernières étapes jusqu’à la parution du livre (le tirage), avec sa couverture, & les étapes intermédiaires jusqu’à la peinture finale.

Ces dernières étapes sont :

  • le calque final valorisé au crayon, vu dans le précédent article ;
  • l’esquisse en couleurs aux feutres ;
  • la réalisation finale, c’est-à-dire la peinture proprement dite ;
  • le tirage, c’est-à-dire la couverture imprimée.

La toute dernière étape ne dépend cependant plus de l’illustratrice ou de l’illustrateur, mais de l’éditeur. Ce sont les étapes de la “fabrication”, puis du “tirage”, avant la “distribution”. Voyons les étapes de la réalisation un peu plus en détail…

 

Quatrième étape : le dessin final « poussé » en valeurs

Second calque de Richard Martens pour "La Bosse du crime".
Second calque de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Cette étape du dessin poussée en valeurs a déjà été explicitée dans l’article précédent. Je remet ici la reproduction du calque final afin de permettre de pouvoir mieux observer les changements à partir du dessin définitif ! Donc ce calque représente le dessin définitif… Ou presque ! En effet, nous pouvons voir que j’ai dessiné le nez de la jeune femme. Et je l’ai valorisé. Ce ne sera plus le cas dans l’esquisse en couleurs…

 

Cinquième étape : l’esquisse en couleurs (ou “rough”)

Esquisse aux feutres ("rough"), par Richard Martens, pour « La Bosse du crime ».
Esquisse aux feutres (« rough »), par Richard Martens, pour « La Bosse du crime ».

Ensuite, vient l’esquisse en couleurs, la pochade, souvent nommée le « rough » ( en “franglais”, qu’on prononce “reuffe”) en couleurs. Pour cela j’utilise des feutres (appelés “markers” en ”franglais”). Et le mieux est d’utiliser un papier spécial appelé “papier layout“. Ce papier est très chargé en colle. Ainsi le feutre ne “transpire pas au travers du papier. Et les couleurs du dessin restent net.

Avantages du papier “layout” avec des feutres

Le papier “layout” présente au moins quatre avantages :

  1. il est translucide, presque comme un calque, ainsi, il est facile de “décalquer” le dessin placé dessous ;
  2. il est “imperméable”, donc la couleur ne tache pas la feuille suivante ;
  3. il est très fin. Ce qui permet de coller plusieurs morceaux de papier sans qu’apparaisse des sur-épaisseurs ;
  4. il permet de poser des couleurs avec des  bords nets. Donc la réalisation reste nette. sinon elle pourrait être floue, “baveuse”.

 

Inconvénients du papier ordinaire avec des feutres

Car un papier ordinaire présente au moins trois inconvénients avec les feutres (les “markers”) :

  1. il “aspire” la couleur comme un buvard, usant prématurément le feutre ;
  2. il “transpire”, ce qui fait que la couleur apparaît à l’arrière de la feuille (au verso) et tache la feuille en dessous ;
  3. il a tendance à “baver”, générant ainsi un bord légèrement flou. Et le dessin n’est plus net !

 

But du “rough” ?

Pictogramme "Cible" par Richard Martens.Le but de l’esquisse en couleurs (du “rough”) est de pouvoir montrer à la/au D.A. (Directrice/Directeur artistique) ce que sera la peinture ou la photo finalisée…

Chez Gallimard, la règle était de livrer une illustration finie. Ensuite la D.A., ou le Directeur commercial, ou l’éditeur, ou l’auteur pouvait dire “NON !” Et à l’arrivée du chèque (et à la somme indiquée dessus) je savais si la peinture avait été acceptée ou non…

Et pour une illustration finie chez cet éditeur, ici, j’ai les “casquettes de créatif (trouver l’idée), de Directeur artistique (D.A. qui choisi la meilleure idée), et d’illustrateur (qui réalise. Parfois on dit “qui exécute” !)

Je décide de cadrer encore plus serré ! Et je fais l’image aux feutres…

En fait, personne n’a donc vu ces étapes pendant la commande. Seul le résultat final a été livré chez l’éditeur, Gallimard… Je ne savais donc pas s’il allait être accepté ou refusé ?

 

Sixième étape : la peinture originale à l’aérographe

Illustration originale de « La Bosse du Crime » par Richard Martens.
Illustration originale de « La Bosse du Crime » par Richard Martens.

Pour passer à la réalisation, je peins, ici, à l’aérographe (sorte de pistolet à peindre, très fin), avec des encres acryliques & des peintures acryliques, dans un format plus grand d’un tiers, par rapport au format de parution.

Avec l’aérographe (comme pour une peinture à la bombe ou au pistolet), la peinture (liquide) se dépose comme un brouillard, puisque la couleur liquide est littéralement pulvérisée, vaporisée dans l’air en direction du papier.

Pour éviter que la couleur se dépose partout, j’utilise des caches adhésifs qui protègent les zones que je veux épargner.

Un certain nombre de détails, voire de parties de l’image sont peints avec un pinceau fin et de la peinture acrylique

Ci-dessus, vous pouvez voir une reproduction de la peinture originale.

Attention

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Cette peinture est cadrée beaucoup plus largement que sa future impression. C’est fait exprès. Il est essentiel de prévoir de la matière supplémentaire pour faciliter la prise de vue & le cadrage… Au cas où il serait nécessaire de cadrer plus large, ou pour la rogne (quand l’image arrive au(x) bord(s) de la page. Ce qu’on nomme “à fond perdu”. Ce n’est pas le cas ici.

 

Quelques détails de la peinture originale…

La bouche…

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la bouche.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la bouche.

J’ai eu envie de montrer des détails de la peinture : la bouche, tout d’abord.

Je suis parti d’une photo…

Quand on utilise une photo comme modèle, le terme professionnel pour désigner cela est “le modèle du pauvre”

Avec cette expression, il est sous-entendu que l’artiste n’avait pas les moyens financiers pour louer les services d’une vraie modèle !

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.Beaucoup de peinture au pinceau fin ! Je peins d’abord les noirs. Puis je place tout le rouge transparent en aplat ou en dégradé, selon le sujet.

Ici, cela a plutôt été deux aplats :

  • un assez vif pour la lèvre inférieure.
  • un plus sombre pour la lèvre supérieure qui est (presque) toujours plongée dans une légère ombre… Avec un éclairage plafonnant… Ou le soleil. Pour le dire autrement, un peu sombre avec un éclairage venant du haut !

Ensuite quelques ajouts de blanc au pinceau, PUIS à l’aérographe sans cache adhésif, pour créer un léger flou…

 

Le “tuyau-serpent” & les écailles

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail des écailles.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail des écailles.

Pour l’aspect “serpent” du tuyau à gaz, là aussi, j’ai utilisé une ou deux photos… Donc « le modèle du pauvre » une fois de plus.

Il est vrai que, dans ce cas, il n’est pas évident de louer les services… d’un serpent.

Et aller au vivarium du Jardin des plantes, constitue une « perte de temps ».

Comme ce type de réalisation est relativement peu payé, cela ne serait pas « rentable »… Et même un artiste a à payer un loyer chaque mois, plus diverses charges…

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.D’abord un dégradé vert appliqué à l’aérographe.

Ensuite, j’ai peint uniquement au pinceau fin, écaille après écaille, une par une ! Les bords sombres d’abord.

Puis quelques lumières avec du blanc dilué à la fin…

 

La boucle d’oreille…

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la boucle d'oreille.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la boucle d’oreille.

Une seule boucle d’oreille, bien sûr, car dans le récit, il est dit que l’autre est perdue !

Comme toujours, c’est un principe, pour une réalisation réaliste, j’utilise :

  • soit un “objet” à observer ;
  • soit deux ou trois photos

Là encore, j’ai fait usage du modèle du pauvre…

Un professionnel de l’illustration – surtout réaliste – se doit de posséder une documentation abondante et d’accès rapide. Ceci afin de ne pas passer des heures à chercher un document. Les Américains ont nommé la documentation de l’illustrateur et du peintre : une « morgue » !

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.Pour les petits détails des pierres précieuses, je peins au pinceau avec du gris, et quelques touches de bleu

La perle est faite à l’aérographe, avec de l’ocre jaune

 

Septième étape : le tirage de la couverture

Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».
Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Ensuite, j’ai livré la peinture, posée sur un carton épais, et protégée par une feuille de calque.

L’éditeur l’a accepté. Ce qui impliquait au moins l’auteur (ou les ayants-droits), la Directrice artistique, Mme Jeanine Fricker, le Directeur de collection, et à l’époque M. Antoine Gallimard, je suppose…

La “prise de vue” a été effectuée… Avec des risques de modifications ou de pertes de certaines couleurs (surexposition ou sous-exposition).

Puis l’imprimeur est intervenu. Là aussi, risques de modification des couleurs : réglage du débit des encres, réaction du papier, etc.

Enfin la couverture est imprimée. Ce qu’on désigne par le terme professionnel de “tirage”

Vous pouvez observer que le cadrage est plus serré, comme prévu. Les couleurs sont un peu délavées. Parfois il peut y avoir un virage coloré, la montée d’une des couleurs qui domine… Ce sont les aléas de l’illustration. Enfin, il y a aussi des couleurs en peinture qui sont quasiment impossible à reproduire à l’impression !

Si vous voulez voir d’autres couvertures, dans un format plus petit, j’en ai placé, il y a déjà fort longtemps, sur les pages de mon site ancien :

http://richard-martens.eu/carrenoir504509c.html

Il y a des couvertures des collections “Carré noir”, “Série noire”, “Folio”, etc.

Voilà, c’est la… Fin de cet article.

J’espère avoir été clair. Sinon osez me poser des questions, par le biais des commentaires ci-dessous… Merci d’avance.

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de piratage, ce qui a entraîné une restauration « à la main » !

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Etapes d’illustration de La Bosse du crime – 1

Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».
Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Cet article, en deux partie, va illustrer les quelques étapes – commentées – de la réalisation d’une illustration de couverture de roman, réalisée à l’aérographe¹. Ceci est dont la première des deux parties d’un article.

Tout ce qui suit est évidemment ma façon de procéder.

Pour illustrer ces diverses étapes, j’ai utilisé ce que j’ai réalisé pour la couverture d’un roman policier intitulé La bosse du crime, écrit par William Mole. Il s’agit de la réédition de 1983, publié par les éditions Gallimard, dans la collection ©Carré noir, nº 504.

J’ai encore les traces des diverses étapes, ce qui n’est pas le cas de tout ce que j’ai pu faire…

 

Brève description « technique » de la peinture finale

Cette illustration a été réalisée à l’aérographe & au pinceau, avec des encres acryliques et des peintures acryliques sur un papier blanc d’environ 250 g/m2.

Le format de réalisation était expressément demandé à un format d’un tiers plus grand que la parution, soit environ 20 cm, avec le supplément autour…

Cette illustration de couverture fut la première que les Éditions Gallimard me confièrent. Pour moi, il s’agissait probablement d’un test à partir de la vision de mon dossier professionnel, qu’on désigne sous le mot franglais « pressbook »… La réalisation de cette couverture fut suivi de nombreuses autres, d’abord pour la collection Carré noir, puis pour la mythique collection Série noire, et aussi pour la collection des livres de poche Folio.

Voyons maintenant les étapes de la réalisation…

 

Première étape : la lecture du texte

Exemple du texte dactylographié d'un traducteur : un "tapuscrit".
Exemple du texte dactylographié d’un traducteur : un « tapuscrit ».

Dans un premier temps, je lis le roman.

Ce n’est pas toujours le cas, car il est arrivé que j’ai eu en ma possession, parfois, seulement un résumé… C’était le cas de la collection Haute Tension, chez Hachette, ou au Fleuve noir, où j’ai failli travailler. En fait, cela dépend des éditeurs. C’est leur choix.

Parfois, il s’agit d’un texte en cours de traduction, donc indisponible. Et seul le résumé de la première lecture du conseiller est disponible.

Il est arrivé aussi, chez Gallimard, que le traducteur — car il s’agit parfois de traduction bien sûr — ait utilisé une machine à écrire — si ! Si ! Cela existait (;-{D} — avec un ruban tellement usé que j’avais l’impression de lire le texte avec deux ou trois calques posés dessus, tellement le texte était pâle ! À tel point que j’ai abandonné la lecture du roman, en décidant d’illustrer à partir des trois premiers chapitres que j’avais eu le courage de lire !

Et il est également arrivé — une fois me semble t-il — que je manque de temps, et que ce soit ma compagne qui ait lu le roman et qui me l’ait raconté brièvement ! Encore merci à toi…

 

Deuxième étape : la recherche d’idées

Recherches d'idées par Richard Martens pour "La bosse du crime".
Recherches d’idées par Richard Martens pour « La bosse du crime ».

Après la lecture, pour les recherches d’idées, je commence à noter des mots que le roman m’évoque. Des mots, et aussi les phrases, des verbes d’action, des titres de films, des titres de tableaux…Bref, je note tout ce que m’inspire ce texte.

 

À noter…

le dictionnaire analogique !

Toujours pour cette recherche, j’utilise quelquefois un dictionnaire analogique… Ce qui amène d’autres mots. C’est une façon de pratiquer seul le remue-méninge (“brainstorming” en franglais²). Gérard Bakner, un prestidigitateur particulièrement créatif, en magie, dessin d’humour, chanson… a dit, lors d’une conférence, que, lui aussi, utilisait ce type de dictionnaire.

Je réalise toutes ces recherches sur du papier machine ordinaire de format A4 (21 x 29,7 cm). Un papier de 80 ou 90 g/m2. Et les croquis de recherche sont toujours de très petit format.

Sur la photo ci-contre, il s’agit donc de feuilles de format A4, où vous pouvez voir tout à la fois des notes écrites, et des petits dessins (“thumbnail” en anglais).

 

Une idée symbolique pour ce roman

J’ai retenu, de ma lecture & de mes recherches, qu’au début du roman, une jeune femme est étranglée avec un tuyau à gaz, parce que l’assassin l’avait trouvé trop belle & trop sensuelle. Et elle perd une boucle d’oreille…

Fort de cela, j’ai fait le lien (si je peux me permettre ce jeu de mot !) entre le symbolisme du serpent & de la tentation biblique d’une part, et le tuyau à gaz d’autre part… J’opte donc pour une image symbolique d’un “serpent” qui se transforme en tuyau à gaz gris.

 

Troisième étape : une première ébauche de la couverture… Sur calque !

Premier calque de Richard Martens pour illustrer "La Bosse du crime".
Premier calque de Richard Martens pour illustrer « La Bosse du crime ».

Après avoir arrêté l’idée, arrive la première ébauche finalisée en dessin de la couverture.

Je la réalise sur calque au crayon graphite.

Cependant, elle ne me satisfait pas !

Parfois je réalise le dessin préparatoire final sur papier machine. Si c’est le cas, à la fin, je décalque le dessin préparatoire, pour le reporter sur un papier destiné à recevoir de la peinture. Donc un papier de fort grammage. Souvent 250 g/m2 au moins, voire 300 g/m2.

 

Quel avantage de dessiner sur du papier calque ?

Il n’y a pas à reporter le dessin final sur calque, puisqu’il y est déjà ! C’est un gain de temps.

 

Pourquoi reporter le dessin sur une autre feuille ?

Tout simplement, parce que le travail du crayon graphite & de la gomme “fatigue” le papier. La gomme peut amener certains matériaux a “accrocher” difficilement sur le papier. Et cela va rendre la peinture plus difficile ensuite, à l’aquarelle par exemple. Voire quasi impossible à l’aérographe, car il arrive, presque toujours, que les coups de crayons trop appuyés, et les creux du papier, causés par le crayon, vont continuer d’apparaître au final ! D’où l’intérêt de reporter le dessin sur un papier neuf, vierge de toutes pressions &/ou de coups de gomme…

À noter…

L’aspect “abimé”, “fatigué” de la feuille est visible sur ce premier calque : creux, bosses, brillances, calque qui “gondole”…

 

Quatrième étape : le dessin final « poussé » en valeurs

Second calque de Richard Martens pour "La Bosse du crime".
Second calque de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Comme le premier dessin “poussé” ne m’avait pas plu, j’ai décidé de garder l’idée & de refaire le dessin. Toujours sur calque et toujours au crayon graphite).

J’opte pour un cadrage plus serré. Il manque délibérément le haut de la tête & le bas du buste…

Cette fois, je suis plutôt satisfait du résultat. Comme le dessin au trait me convient, je travaille un peu les nuances de gris. Ce qu’on appelle des valeurs. Et j’utilise aussi la gomme pour contrôler les tracés & les valeurs. Ou pour éclaircir…

Ceci me permet de voir ce que cela pourrais donner en termes d’ombres & de lumières. car il s’agit d’un dessin d’imagination qui, selon moi, doit suggérer une certaine réalité…Un certain réalisme…

Je dessine aussi le nez, sachant qu’il sera probablement coupé à l’impression.

Dans la partie basse du calque, à droite, je fais quelques essais d’écailles de reptiles…

Peinture dans un carré !

Détail que j’ai omis de préciser plus tôt, comme l’indique le nom de la collection (cf. Carré noir), la peinture doit être inscrite dans un carré ! Et il est indispensable de laisser une marge supplémentaire tout autour de 7,5 mm minimum…

Hommage à Yosuke Onishi

Illustration d'Onishi_Yosuke, extraite du livre "Airbrush Art in Japan", 1984. DR.
Illustration d’Onishi_Yosuke, extraite du livre « Airbrush Art in Japan », 1984. DR.

Pendant que je réalise ce calque préparatoire pour la peinture, je pense à une série d’oeuvres de Yosuke Onishi.

Cet artiste Japonais à réalisé une série de portraits à l’aérographe1 de vedettes féminines de cinéma, en ne dessinant que les yeux & la bouche sur fond blanc ! Et la ressemblance est stupéfiante !

De mémoire, il a réalisé le “portrait” d’Audrey Hepburn, de Marilyn Monroe, d’Elisabeth Taylor, de Sophia Loren, etc.

Vous pouvez voir, ci-contre une de ses créations…

Pensant à ces peintures, que Yosuke Onishi a réalisé à l’aérographe, je caresse l’idée de lui rendre un discret hommage, en laissant le visage de cette jeune femme en blanc. A voir ? Peut-être…

À noter…

Cette série (ou une partie ?) se trouve dans le livre Japonais “Airbrush art in Japan”. Livre publié en 1984, sauf erreur…

À suivre…

Que pensez-vous de cet article. Est-il clair ? Merci de laisser un commentaire…

Richard Martens

Texte version 2.0, après relecture, ajouts de textes et remise en place des liens des images, disparus après piratage et restauration…

Merci à Marie R…


 Notes

  1. Aérographe (n. m.) : pulvérisateur à air comprimé servant à projeter de l’encre, des couleurs. Peintre qui travaille à l’aérographe. Dictionnaire Antidote pour iPod Touch & iPad
  2. Etiemble était un ardent défenseur de la langue française, dans son célèbre livre, Parlez-vous franglais ?, éditions Gallimard, 1964, essai, Nouvelle édition revue et augmentée en 1973, puis en 1980.

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Portrait de Charles Barbier – 2

Voici donc la seconde partie de l’article sur ce portrait-charge de M. Charles Barbier. Toujours à la plume et à l’encre de Chine. Et avec l’utilisation d’un nouvel outil pour ce dessin : une craie grasse noire ! Explications…

 

 Etape 4 : le placement d’un gris léger avec une craie grasse

Dessin de M. Charles Barbier : 4e étape, le placement de gris à la craie grasse, par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 4e étape, le placement de gris à la craie grasse, par ©Richard Martens.

Afin de commencer la mise en valeur – littéralement – de ce portrait en pied, je place un gris léger, de même valeur, partout où il y a des gris, que cela soit des gris clairs, des gris foncés ou du noir…

Cela grise légèrement une grande partie des cheveux & du visage.

Monter les “valeurs”

Quand on commence par une surface claire, voire une surface blanche, on dit parfois qu’on “monte” les valeurs.

Ceci est valable pour le dessin, aussi bien que pour la peinture. Quel ce soit pour les peintures à l’eau, comme l’aquarelle, la gouache, l’acrylique, ou la peinture à l’huile, les “Alkyd”, les craies grasses, etc.

Quand les frères VAN EYCK ont développé les principes de base de la peinture à l’huile, ils commençaient de peindre sur un fond blanc, et assombrissaient l’oeuvre au fur & à mesure…

Pourquoi utiliser une craie grasse ?

Ici, j’ai employé une craie grasse noire. Pour quelle raison est-ce que j’utilise une craie grasse noire ? Simplement parce qu’une craie noire, grasse de surcroît, va laisser une trace nette, et bien noire. Bien plus noire qu’un crayon graphite. Et sans briller comme le crayon graphite…

En employant un papier légèrement granuleux, la craie grasse, maniée légèrement, laisse d’office une trace très noire à la surface du papier. Sur la “crête” des minuscules reliefs du papier.

Ceci serait impossible à obtenir avec un crayon graphite, qui va briller, et sembler trop pâle par rapport à l’encre de Chine, déposée par la plume !

 

 

Etape 5 : le modelé des cheveux

Dessin de M. Charles Barbier : 5e étape, le modelé des cheveux à la plume, par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 5e étape, le modelé des cheveux à la plume, par ©Richard Martens.

À ce stade, je continue d’assombrir les cheveux avec la craie grasse…

Les craies grasses sont parfois nommées “pastel gras”. Gras parce que les vrais pastels à l’ancienne sont une matière sèche, proche de la craie…

J’ajoute aussi des touches d’encre de Chine à la plume…

À ce stade, le visage semble encore plat. Ce qui est normal, puisque les seules valeurs sont le blanc du papier & le gris très clair de la craie grasse à la surface du papier, sur les seuls reliefs… Donc peu de contraste !

 

Etape 6 : le modelé du visage

Dessin de M. Charles Barbier : 6e étape, le modelé du visage à la craie grasse & à la plume, par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 6e étape, le modelé du visage à la craie grasse & à la plume, par ©Richard Martens.

Pour créer un visage plus “réaliste”, il me suffit de continuer d’assombrir le visage.

Pour cela, je frotte un peu plus fermement la craie grasse. Ainsi le noir se dépose plus profondément dans les creux du papier. En élargissant la trace. Et en générant des parties plus sombres.

Plus j’appuie sur la craie, et plus la zone traitée semble noire.

Si j’écrase très fort la craie – qui est constituée d’un matière plutôt molle – au point de remplir les creux, j’obtiens un noir quasiment semblable à celui obtenu avec de l’encre de Chine.

Ainsi, grâce à cette craie grasse noire, je peux modeler les ombres sur le visage… Du blanc du papier jusqu’au noir, si je le souhaite !

Quand j’estime que le visage & les cheveux sont faits, alors, je peux passer à l’étape suivante…

 

Etape 7 : assombrir les vêtements

Dessin de M. Charles Barbier : 7e étape, le modelé des vêtements à la craie grasse & à la plume, par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 7e étape, le modelé des vêtements à la craie grasse & à la plume, par ©Richard Martens.

Il ne me reste plus qu’à noircir la veste, en veillant à ce que les plis soient visibles grâce à des filets blancs ! Le blanc du papier à peine grisé. Comme des effets de lumière ! Ce qu’on appelle des réserves.

Quant au pantalon, je décide de le griser seulement. De ne pas le noircir. En gris foncé. Ceci afin que les plis – qui eux sont noirs – par contraste, soient encore visibles…

Je considère, maintenant, que le dessin est terminé…

Comme dit le proverbe, “Le mieux est l’ennemi du bien”.

L’un de mes professeur, M. Alain LE FOLL, me disait : “il faut savoir s’arrêter”.

 

Etape 8 : mettre un fond de couleur sur ordinateur…

J’avais décidé que la dernière étape consisterait à mettre un fond de couleur en aplat… Grâce à l’ordinateur.

Ce que j’ai fait, après avoir scanné le dessin.

 

Et une mise en page avec la typographie “Galahad”

Carton d’invitation du CMP pour les 100 ans de M. Charles Barbier. Conception, mise en page et dessin par ©Richard Martens en mars 2012.

Et voici, ci-dessus le résultat final du carton d’invitation…

Un “petit coup” de mise en page, un fond de papier “brun” & le tour est joué. Après avoir choisi une belle typographie, qui connote la magie & le passé… La “Galahad”, nommée par son créateur, en manière de clin d’oeil pour Arthur & les Chevaliers de la Table ronde… Et choisie par moi comme clin d’oeil pour M. Charles Barbier, sa mémoire d’éléphant & son Calendrier perpétuel !

Voilà ! C’est la fin de cet article en deux parties…

Que pensez-vous de cette technique ? L’avez-vous déjà expérimentée ?

Richard Martens

Texte version 2.0, pour une remise en images pour cause de « pire-ratage » (cf. piratage/ »hacker »).

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Portrait de Charles Barbier – 1

Voici les étapes commentées, en deux parties, d’un dessin que j’ai réalisé à la plume. Il s’agit du dessin d’un carton d’invitation que j’ai réalisé pour une soirée associative, en hommage à un membre… Centenaire ! Sur mon blogue, dédié à la prestidigitation, je viens de rédiger un bref article consacré à cette soirée : Les 100 ans de Charles Barbier1. Il a pratiqué, & pratique encore, des démonstrations de mémoire & de calcul mental. Et une partie de sa carrière professionnelle, fut la “pratique” de l’anti-fakirisme. C’est pourquoi, je l’ai représenté en smoking, assis en posture du lotus, sur un tapis à clous.

Portrait-charge de M. Charles Barbier en smoking sur un tapis à clous de fakir, dessiné par ©Richard Martens.
Portrait-charge de M. Charles Barbier en smoking sur un tapis à clous de fakir, dessiné par ©Richard Martens.

 

 

Quel est le premier besoin d’un illustrateur réaliste ?

Portrait de M. Charles Barbier, extrait d'un ancien article de Wikipedia. D.R.
Portrait de M. Charles Barbier, extrait d’un ancien article de Wikipedia. D.R.

Le premier besoin d’un illustrateur réaliste, c’est… La documentation !

Ayant exercé professionnellement pendant presque vingt ans, pour des revues comme le Point, le Nouvel Obs, & pour des éditeurs comme Hachette, Gallimard, etc., je parle en connaissance de cause…

Pour cela, il me fallait une photo de Charles Barbier. Par chance, il y avait, en 2012, un article sur Wikipédia. Je suis retourné le voir ces jours-ci. Il a été supprimé… Je suppose que c’est faute d’informations précises, & peut-être par manque de sources ?

Toujours est-il que j’ai trouvé sur internet, & ailleurs, quelques portraits photographiques…

Il m’avait été suggéré de, peut-être le dessiner en fakir… Car une partie de la carrière de Charles Barbier a été un numéro d’anti-fakir. J’ai décidé de suivre ces conseils…  Peut-être sur un tapis de clous, l’un des numéros préférés des fakirs, & donc d’un anti-fakir, comme Charles Barbier…

Et j’ai décidé de réaliser un portrait-charge, comme on les nommait autrefois. Il s’agit d’un portrait qui peut être réaliste, voire caricatural, sur un corps très petit.

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.À NOTER – Cette tendance de dessiner des petits corps surmontés d’une grosse tête s’est perpétuée dans la bande dessinée Japonaise. En effet, c’est un genre pratiqué dans les mangas, par un auteur comme, par exemple, Akira Toriyama2, le père de Dragon Ball3, & de l’excellent & délirant Dr Slump4.

Documentation sur la posture du Lotus

Diverses représentations de la posture du lotus. D.R.
Diverses représentations de la posture du lotus. D.R.

Ensuite j’ai cherché diverses représentations de l’asana (ou posture) du Lotus, la posture du yoga, la plus connue, me semble t-il…

L’idée était d’avoir une représentation assez “stylisée” pour “signifier” cette posture. D’où l’idée d’avoir plusieurs photos afin de pouvoir créer un dessin qui ne soit pas une copie… Puisqu’il serait en smoking ! Même si parfois c’est pratique, ou utile, voire indispensable de pratiquer la copie ! J’y reviendrais…

Pourquoi seulement les étapes de l’encrage ?

Pictogramme "Pendule 1" par Richard Martens.Pourquoi l’encrage seulement ? Et pourquoi n’y a t-il pas les étapes précédentes ? C’est-à-dire les étapes des recherches crayonnées ? Puis du début du crayonné définitif ?

Tout simplement pour deux raisons :

  1. – d’abord parce que je manquais de temps & que j’ai crayonné très légèrement. C’est d’ailleurs pour cela, qu’en bas du dessin de cette première étape, on ne distingue pas (ou plus) la planche à clous ;
  2. – ensuite parce que je n’ai pas pris le temps de faire des photos des étapes de ce croquis

Alors que j’ai, ensuite, pris le temps de photographier quelques étapes, que vous pouvez voir dans cet article & le prochain.

Des délais ?

Pictogramme "Sablier" par Richard Martens.Il y a toujours des délais, quand on exerce comme illustrateur ou graphiste professionnel. Car il y a, derrière la future réalisation, une demande, une commande du “client”. Ici les délais sont d’avoir le temps de pouvoir faire imprimer, ET d’envoyer – par la Poste – le carton d’invitation. Un compte à rebours s’impose, et donne une date butoir, à ne pas dépasser. Car en fin de “chaîne”, il y a la soirée, qu’on ne peut pas déplacer !

Différence entre l’artiste-peintre & l’illustrateur ? Entre l’amateur et le professionnel ?

L’artiste – amateur ou professionnel – peut ne pas avoir de délais. Ce n’est pas une règle absolue.

L’illustrateur – professionnel – a toujours un délai à respecter : celui du “client”. Car l’illustrateur est un artiste qui met son talent au service d’un roman, d’un article, etc. Et l’illustrateur est un des maillons d’une chaîne, entre la demande du client & le produit fini & “publié” (publication dans la presse, par exemple). Donc l’imprimeur, la Poste, etc.

Au bilan : les délais sont de quelques jours, & je n’ai pas que cela à faire… Dont, en fait, je ne dispose que de quelques heures pour cette réalisation

Les choix pour réaliser vite ?

Avec des délais courts, je n’ai pas beaucoup de choix…

Décision concernant les outils artistiques utilisés

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.Fort des délais courts (donc quelques heures seulement), & de mon expérience, j’ai décidé de réaliser un dessin à la plume & à l’encre de Chine. En valorisant, et en ombrant avec un crayon gras noir, du style “craie grasse”. Parfois appelé (à tort, selon moi) “pastel gras”.

Quel papier ?

Compte tenu de mon choix des outils (plume & encre de Chine), j’ai donc opté pour un papier à grain, pour avoir déjà pratiqué ce type d’illustration.

 

Etape 1 : le tracé au « trait déroulé » des « contours »

Dessin de M. Charles Barbier : 1re étape, le "cerné", par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 1re étape, le « cerné », par ©Richard Martens.

Dans un premier temps, j’ai encré les “contours” du dessin. Les traits essentiels

Et j’ai ombré le bas des cheveux du côté gauche…

 

Etape 2 : l’encrage de la planche à clous

Dessin de M. Charles Barbier : 2e étape, l'encrage de la planche à clous, par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 2e étape, l’encrage de la planche à clous, par ©Richard Martens.

Vous pouvez voir, sur cette deuxième étape, ci-contre, que je suis passé à l’encrage de la planche à clous. Clous très exagérés, caricaturés ! Et je les ai ombrés à la plume, comme le reste… Pour le moment…

J’ai aussi encré les veines de la planche de bois, qui supporte les clous.

 

Etape 3 : le placement des noirs

Dessin de M. Charles Barbier : 3e étape, le placement des noirs, par ©Richard Martens.
Dessin de M. Charles Barbier : 3e étape, le placement des noirs, par ©Richard Martens.

À ce stade du dessin, je place les noirs, c’est-à-dire les ombres les plus intenses.

Placer les noirs pour faire ressortir les masses

Placer les ombres permet de mieux faire ressortir les “masses”, c’est-à-dire les parties. Ici, celles placées dans l’ombre. Et cela commence à “donner du volume”, du relief à l’image…

En effet, vous pouvez voir que ce portrait est très “pâle”, très “plat” sur les deux premières étapes.

Alors que le portrait fini – au début de cet article –, avec un fond ocre jaune, présente plus de relief, de volume…

Placer les ombres…

Je continue de noircir : le noeud papillon, et la veste.

En noircissant avec quoi ? Comment ?

Avec de l’encre de Chine, à la plume… Et aussi au pinceau pour les surfaces un peu larges. Et je continue sur l’oreille du côté gauche…

Dans le prochain article, la suite & la fin des étapes de ce dessin, nous verrons le modelé des ombres, ainsi que l’utilisation du crayon gras.

Et nous répondrons aussi à la question que vous pouvez, peut-être vous poser…

Pourquoi un crayon gras ?

Avec les avantages que cela représente… Nous verrons donc cela prochainement…

À suivre…

À noter : pour une bonne reproduction de documents…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Dans l’idéal, le mieux est toujours de scanner, et non de photographier le document. Pour quelle raison ? Parce que l’objectif de l’appareil photographique déforme l’image, et que la feuille de dessin – un rectangle – est parfois représentée, sur la photo, par une “forme” dont les côtés deviennent des courbes !

Ce qui implique, soit de présenter un document déformé, soit d’utiliser un logiciel, une application, qui redresse l’image…

Ici, comme chaque fois, j’ai pris le temps de redresser toutes les photos des étapes du dessin, avec une application dédiée. Puis d’utiliser une autre application, un logiciel dévolu au contraste pour les documents en noir-et-blanc… Puis un troisième pour finaliser…

 

Enfin, je vous invite à me laisser un commentaire ci-dessous… Merci d’avance. Même si je suis, peut-être, lent à répondre.

Richard Martens

Texte version 2.0, pour remise en images pour cause de « pire-ratage » (« hacker »). J’ai profité de l’occasion pour réécrire et compléter…


Notes

Voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Dans ce cas, il suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Les 100 ans de Charles Barbier” : http://magie-mentalisme-memoire.fr/les-100-ans-de-charles-barbier/
  2. Akira Toriyama : https://fr.wikipedia.org/wiki/Akira_Toriyama
  3. Dragon Ball : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_ball
  4. Dr Slump : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dr_Slump

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Dessin : quatre outils tres utiles

Il y a, selon moi, quatre outils très utiles pour débuter en dessin d’observation. Lesquels me direz-vous ? Vous le savez peut-être si vous avez lu mes articles… Le but de ces outils est d’éduquer notre oeil… Et notre cerveau ! Comme presque tous les outils en dessin, leur but est l’éducation. Et avec de l’entraînement, ils deviennent inutiles ! Un peu comme des béquilles, en attendant d’enlever un plâtre…

 

Quatre outils très utiles en dessin

Quatre outils essentiels dans l'apprentissage du dessin d’observation et l'éducation de notre oeil. Conception et schéma par Richard Martens.
Quatre outils essentiels dans l’apprentissage du dessin d’observation et l’éducation de notre oeil. Conception et schéma par Richard Martens.

Ces quatre outils sont peu coûteux & certains peuvent se fabriquer !

Ce sont :

  1. – le fil à plomb ;
  2. – le mesureur d’angle ;
  3. – une tige droite ;
  4. – un viseur ou grille.

 

Fil à plomb

Fil à plomb de dessinateur.
Fil à plomb de dessinateur.

Le fil a plomb peut s’acheter, bien sûr. On en trouve divers modèles, plus ou moins “luxueux”.

Cependant, une pièce trouée, ou une vieille clé devenue inutile, peut reprendre du service, associée à un fil fin ! Ou n’importe quel objet un peu “lourd”, qui, par son poids, va tendre le fil.

Inutile de mettre un objet trop lourd.

Et évitez la grosse ficelle ! Un simple fil fin fait l’affaire…

But

Le but est d’entraîner notre oeil à déceler les verticales lors de l’observation d’un “modèle”.

 

Mesureur d’angle

L'un de mes mesureurs d'angles. Par Richard Martens.
L’un de mes mesureurs d’angles. Par Richard Martens.

Quant au mesureur d’angle, il n’est pas en vente à ma connaissance. Et c’est tellement simple à faire, qu’il serait dommage de dépenser quelques deniers pour cela.

Pour sa fabrication, je vous renvoie au premier (d’une série) de mes articles qui lui est consacré, titré “Mesureur d’angle : la fabrication”. Pour cela, cliquez ci-dessous :

https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/mesureur-angles-1-fabrication/

But

entraîner notre oeil a évaluer (pour mieux les reproduire) les pentes & les angles des lignes des “sujets” observés…

 

Tige droite

Aiguilles à tricoter en plastique.
Aiguilles à tricoter en plastique.

Cela peut être une brochette en bois, d’environ 15 à 20 cm.

Ou plus simplement une aiguille à tricoter. Comme c’est vendu par paire, soit vous acheter avec un partenaire, soit cela vous fera une réserve, en cas de perte, ou si elle se tord.

D’ailleurs, je vous conseille plutôt les aiguilles en plastique. Quant aux brochettes, cela doit se vendre par paquet…

But

s’entraîner l’oeil à chercher les alignements, les égalités, les mesures, les rapports, les moitiés, les coïncidences observables là encore…

Je consacrerai un article – au moins – à son usage…

 

Viseur ou grille

Viseur carré de 8 cm de côté, divisé en huit. Photo : Richard Martens.
Viseur carré de 8 cm de côté, divisé en huit. Photo : Richard Martens.

Pour la grille ou viseur – je devrais dire les grilles – je vous renvoie, là aussi à un autre de mes articles qui lui est consacré, titré “Fabriquer deux viseurs”. Je mets la référence ci-dessous :

https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/fabriquer-deux-viseurs/

La grille qui me semble la plus utile est la grille carrée de 8 x 8 cm.

J’écrirai prochainement un autre article (ou deux ?) pour expliquer l’usage de chacun d’eux…

But

Avec le viseur 3/5e : apprendre à composer.

Avec la grille de 8 x 8 cm : s’entraîner à mesurer les rapports entre telle et telle partie du “sujet” observé… Y compris pour construire le cadre d’enveloppe.

 

Voilà pour ce bref article consacré aux outils de base destinés à éduquer notre oeil & à nous apprendre à VRAIMENT VOIR ! Car sans cela, nos dessins seront peut-être disproportionnés… Faux…

 

Pensez à m’écrire vos réactions, votre avis sur cet article. Merci d’avance… 

Richard Martens

Texte version 2.0, restauré (après un « pire-ratage ») …et complété.

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Mesureur d’angles 4 – Utilisation et cadre d’enveloppe

Nous allons voir, dans cet article, les caractéristiques communes à tous les parallélépipèdes. En rappelant les principes de base pour observer finement  – & justement – les pentes, les angles des côtés de l’objet… Et, pour commencer, nous allons parler du cadre d’enveloppe…

Qu’est-ce qu’un cadre d’enveloppe ?

Figure 1 : cadre d'enveloppe tracé à la craie pour un parallélépipède, par Richard Martens.
Figure 1 : cadre d’enveloppe tracé à la craie pour un parallélépipède, par Richard Martens.

Lors de l’apprentissage en dessin, l’une des premières choses qu’on enseigne, c’est de construire un cadre d’enveloppe.

Pictogramme de Richard Martens : triangle jaune à point d'exclamation noir.IMPORTANT – Ce cadre est très utile pendant la période d’apprentissage. Comme tous les “outils”, les principes, dont j’explique l’usage sur ce blogue & ailleurs, il faut se rappeler que ces “outils” sont utiles, voire indispensable pour apprendre. Pour éduquer notre oeil & notre cerveau à l’observation précise & réaliste. Plus tard, quand nous aurons pris des habitudes, ces outils seront inutiles ! Car notre cerveau, (notre inconscient ?) aura mis en place la faculté d’estimer les pentes, les cadres, les mesures au… “Pifomètre”, c’est-à-dire sans instrument, sans mesure ! “À vue de nez” selon l’expression populaire !

Qu’est-ce qu’un cadre d’enveloppe ? C’est un RECTANGLE IMAGINAIRE qui “enferme” l’objet qu’on dessine. Ce sont donc quatre lignes droites : deux verticales & deux horizontales… Comme on peut le voir sur le schéma ci-dessus, réalisé à la craie sur un tableau vert.

Les deux verticales sont : la ligne verticale qui jouxte la partie la plus à gauche de l’objet & celle qui touche à la partie la plus à droite. Pour un parallélépipède, il s’agit de deux verticales, donc deux des arêtes du volume. Comme sur ce schéma…

Sauf en vue fortement plongeante ou en contre-plongée. Auxquels cas les “verticales” ne sont plus verticales, car elles vont “fuir”, se rejoindre sur un troisième point de fuite, très haut (vue d’en bas, en contre-plongée) ou très bas (vue d’en haut, en plongée).

Quant aux horizontales du cadre d’enveloppe, ce sont les deux lignes imaginaires qui jouxte la partie la plus haute et la partie la plus basse de l’objet.

Pictogramme "crayon" par Richard Martens. À NOTERCe principe du cadre d’enveloppe est valable & applicable dans l’observation de n’importe quel(s) “objet(s)”,  que ce soit un cube, un modèle nu (ou habillé), un portrait, un plâtre, un ensemble de plusieurs objets (nature morte), une étude documentaire, une étude de morceau, etc.

 

Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d'enveloppe, par Richard Martens.
Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d’enveloppe, par Richard Martens.

Sur la figure 2, pour des raisons de clarté, j’ai ôté ce cadre d’enveloppe, que je traiterai à part, plus tard (chaque chose en son temps). Car je vous rappelle que je traite, ici, de l’utilisation du mesureur d’angle…

 

Figure 3 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans aucun tracé intérieur, par Richard Martens.
Figure 3 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans aucun tracé intérieur, par Richard Martens.

Sur la figure 3, j’ai ôté les trois lignes intérieurs de ce volume ! Afin de faire “apparaitre” un principe COMMUN à tous les parallélépipèdes rectangles. Y compris le cube qui est aussi un parallélépipède unique, particulier, puisque toutes ses arêtes, ses côtés, sont égaux !

 

Figure 4 : silhouette d'un parallélépipède rectangle égale… un HEXAGONE, par Richard Martens.
Figure 4 : silhouette d’un parallélépipède rectangle égale… un HEXAGONE, par Richard Martens.

Pictogramme de Richard Martens : triangle jaune à point d'exclamation noir.IMPORTANT – En effet, le “contour” de tous les parallélépipèdes rectangles est un… HEXAGONE, UNE FIGURE À SIX CÔTÉS ! Toujours ! Ce que nous voyons sur la figure 4 (et aussi — déjà – sur la figure 3)…

 

Figure 5 : silhouette d'un parallélépipède rectangle (hexagone) PLUS UNE HORIZONTALE IMAGINAIRE, par Richard Martens.
Figure 5 : silhouette d’un parallélépipède rectangle (hexagone) PLUS UNE HORIZONTALE IMAGINAIRE, par Richard Martens.

Revenons à notre mesureur d’angle & aux principes développés dans l’article précédent (cf. “Mesureur d’angles : 2 – Principes d’utilisation”). Donc, sur la figure 5, nous pouvons voir que j’ai placé une LIGNE HORIZONTALE IMAGINAIRE littéralement contre la partie la plus “basse” de l’objet. Ici, le coin d’angle.

RAPPEL – Quand l’objet est relativement petit (et proche de nous !),  nous pouvons placer un objet droit (comme un crayon, une brochette, une règle…) contre l’objet, pour simuler cette ligne horizontale…

 

Figure 6 : silhouette d'un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire CONTRE L'ANGLE INFERIEUR, par Richard Martens.
Figure 6 : silhouette d’un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire CONTRE L’ANGLE INFÉRIEUR, par Richard Martens.

Afin de marquer ce principe de la ligne horizontale IMAGINAIRE, je l’écris sur cette figure 6 : TRACER UNE LIGNE HORIZONTALE CONTRE L’ANGLE INFÉRIEUR.

 

Figure 7 : silhouette d'un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire contre l'angle inférieur, CE QUI GÉNÈRE DEUX ANGLES, par Richard Martens.
Figure 7 : silhouette d’un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire contre l’angle inférieur, CE QUI GÉNÈRE DEUX ANGLES, par Richard Martens.

La figure 7 nous rappelle que, grâce à cette ligne horizontale imaginaire, nous pouvons observer DEUX ANGLES EXTÉRIEURS À L’OBJET !

 

Figure 1 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 1". Schéma par Richard Martens.
Figure 1 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 1 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 8 (figure 1 de l’article précédent) : Il y a donc, c’est logique, un “Angle 1” (en rouge)…

 

Figure 2 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 2". Schéma par Richard Martens.
Figure 2 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 2 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 9 (figure 2 de l’article précédent) : …Et un “Angle 2”, en vert (& contre tous ?).

Figure 3 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire ET "l'Angle 3", intérieur. Schéma par Richard Martens.
Figure 3 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire ET « l’Angle 3 », intérieur. Schéma par Richard Martens.

Figure 10 (figure 3 de l’article précédent) : Et entre les deux angles extérieurs, il y a, évidemment un “Angle 3”. Si nous traçions la verticale de cet angle, nous aurions, bien évidemment, non pas un “Angle 3”, mais bien deux angles, de part et d’autre de cette verticale…

 

Figure 11 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l'angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE, par Richard Martens.
Figure 11 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l’angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE, par Richard Martens.

Figure 11 : Et il y a aussi un angle opposé…

C’est la connaissance de ces angles, et la justesse de leur (re)production sur une feuille qui va générer un dessin… Juste, c’est -à-dire réaliste, ressemblant.

 

Figure 12 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l'angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE EN JAUNE, par Richard Martens.
Figure 12 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l’angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE EN JAUNE, par Richard Martens.

Figure 12 : j’ai mis cet angle supérieur, opposé, en jaune-vert, afin de bien estimer sa mesure… Angle que nous ne traçons pas encore

 

Figure 13 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE DES DEUX VERTICALES EN ROUGE, par Richard Martens.
Figure 13 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE DES DEUX VERTICALES EN ROUGE, par Richard Martens.

Figure 13 : car avant, estimons la longueur de chacun des deux côtés l’un par rapport à l’autre. Afin de déterminer où nous dessinerons les deux verticales (en rouge sur la figure). Pour mémoire : il s’agit des deux côtés qui coïncident avec le cadre d’enveloppe.

 

Figure 14 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D'UNE TROISIEME VERTICALE BLANCHE, par Richard Martens.
Figure 14 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D’UNE TROISIEME VERTICALE BLANCHE, par Richard Martens.

Figure 14 : à partir de l’angle de base, nous pouvons aussi tracer la verticale (en blanc sur la figure)…

 

Figure 15 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D'UNE "HORIZONTALE" À DROITE, par Richard Martens.
Figure 15 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D’UNE « HORIZONTALE » À DROITE, par Richard Martens.

Figure 15 : ensuite, traçons la ligne supérieure de la face de droite, par exemple. Ce trait N’EST PAS PARALLÈLE à la ligne bleue déjà tracée (côté droit de l’angle de base). En effet, quand nous observons deux verticales égales, placée l’une en avant de l’autre, il est logique que la plus éloignée nous semble – visuellement – un peu plus petite. Ce qui est dans le lointain nous parait plus petit que ce qui est près… Comme les deux cotés verticaux de la face de droite sont peu éloignés, la verticale “lointaine” est à peine plus petite. Cependant, ELLE EST PLUS PETITE. De ce fait l’arête supérieure de cette face (en blanc) est légèrement convergente avec le côté droit de l’angle de base (en bleu).

 

Figure 16 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D'UNE "HORIZONTALE" À GAUCHE, par Richard Martens.
Figure 16 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D’UNE « HORIZONTALE » À GAUCHE, par Richard Martens.

Figure 16 : il en est de même pour le côté gauche…

 

Figure 17 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE REMPLISSAGE DES TROIS COTES VISIBLES, par Richard Martens.
Figure 17 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE REMPLISSAGE DES TROIS COTES VISIBLES, par Richard Martens.

Figure 17 : si maintenant, nous remplissons les faces avec trois couleurs en aplat, nous obtenons le schéma de boite ci-dessus : le schéma d’un volume.

 

Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d'enveloppe, par Richard Martens.
Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d’enveloppe, par Richard Martens.

Voici ce que nous avions, avec le “crobard” (argot professionnel), le croquis de la figure 2 : un contour hexagonal, plus trois traits intérieurs. Soit neuf (9) traits droits seulement ! Toute la difficulté étant de bien les situer les uns par rapport aux autres. Juste neufs traits. C’est donc la base de presque tous les objets de la vie courante… J’y reviendrais avec des démonstrations à l’appui…

Entrainement proposé

Si vous débutez, ou si vous n’êtes pas encore à l’aise avec des volumes, des parallélépipèdes, je vous invite à continuer de dessiner ceux qui vous entourent, dans la cuisine, & dans l’appartement ou la maison… Veuillez, pour l’instant à ce qu’ils soient de forme simple : la base !

Si vous êtes assez avancé dans le dessin des volumes, à l’aise avec eux, commencez de dessiner ce qui figure sur les “boites” : photo, dessin ou peinture, ainsi que le dessin des lettres, du nom du produit…

C’est tout pour cet article. Bon courage. Et à bientôt…

Cela me serait agréable de lire vos commentaires. Et cela me serait utile pour les futurs articles… Merci d’avance d’écrire un commentaire…

Richard Martens (:-{D}

Texte version 2.0, restauré (après un « gros » piratage)…

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