Dessin realiste en cerveau droit par Emeline – 1

Emeline participait, en février 2014, pour la seconde fois, à mon “Stage de Dessin en cerveau droit”1, à propos duquel j’ai rédigé un article sur ce blogue. Voici donc quelques-unes des réalisations d’Emeline…

Pour mémoire, pour celles et ceux qui le savent déjà, et pour information, pour celles et ceux qui l’ignorent, j’ai placé, sur mon site2, plusieurs pages d’information à propos de ce qu’est un stage de dessin en cerveau droit3. Lequel consiste, en résumé, à savoir dessiner de façon réaliste en… trente (30) heures !

Et ce que j’appelle la “bascule”, c’est-à-dire quand le stagiaire arrive à dessiner de façon réaliste, se passe entre la 12e et la 15e heures…

Le premier matin (un lundi, en général) commence par une présentation de la méthode imaginée par Betty Edward, avec ce que j’appelle une “photo de départ”. Il s’agit, pour le stagiaire, de faire quatre dessins :

  • un objet (par exemple un siège) ;
  • une de ses main ;
  • le portrait d’une personne présente dans le stage ;
  • un personnage en pieds d’imagination.

Le but est de pouvoir “fixer” le départ des capacités de chacun(e) au début du stage, quand la méthode n’est pas encore pratiquée. Pour pouvoir voir les progrès et la différence à l’arrivée !

Dans ce premier article, je montre les progrès d’Emeline à propos des objets et des décors, comme je l’avais déjà fait, pour Thomas Brie, dans un précédent article, titré Dessin réaliste en cerveau droit par Thomas Brie4

 

Dessin d’un siège le premier matin

Un siège en plastique, dessiné par Emeline, le matin du premier jour du stage de "Dessin en cerveau droit", en 2014.
Un siège en plastique, dessiné par Emeline, le matin du premier jour du stage de « Dessin en cerveau droit », en 2014.

Ici, pour le dessin d’un objet — un siège, directement lié à la perspective — il s’agit d’une chaise, en plastique pour être plus précis. Je demande presque toujours de dessiner ce type d’objet, car il est assez grand et toujours disponible dans un atelier.

Vous pouvez en voir un autre exemple, par Sonia, sur mon site5

Emeline l’a réalisé le lundi 24 février 2014 en matinée, sur une feuille au format A4 (21 x 29,7 cm)… Elle a utilisé un stylo à bille bleu. La méthode de dessin en cerveau droit, proprement dite, n’a pas encore commencé… Il s’agit de l’un des quatre dessins de départ.

Pictogramme "Information" par Richard Martens. Pour mémoire, Emeline réalise ce stage pour le seconde fois. D’autres stagiaires l’ont précédé en faisant, eux aussi, deux fois ce stage. Julie et Antoine, entre autres, ont, eux aussi, fait deux fois ce stage. Et, ce qui reste étonnant, c’est que chacun(e) à continué de progresser lors de ce deuxième stage !

 

Dessin d’un coin d’atelier par Emeline

Coin d'atelier dessiné par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Coin d’atelier dessiné par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».
Une première vue d’un coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.
Une première vue d’un coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.

Plus tard, le mercredi 26 février 2014, soit le troisième jour du stage, Emeline a dessiné ce décor.

Il s’agit de l’un des coins de l’atelier, et ceci sans construire cette perspective.

Il s’agit, à l’extrême gauche, de l’amorce d’une fenêtre, puis, vers la droite, la silhouette d’un squelette, devant un grand tableau vert. Et au dessus, en haut de l’image, se trouve un écran déroulant pour projection de diapositives, rétroprojecteur et vidéo-projecteur…

Nota bene : j’ai ajouté cette photo de ce coin d’atelier, bien que l’angle de vue de cette photo ne soit pas tout à fait le même que celui d’Emeline. Cela donne quand même une assez bonne idée de la vue…

 

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.A noter que ma prise de vue du dessin laisse — hélas ! — légèrement à désirer. Car il s’agit d’une photo, et non d’un “scan”. Auquel cas, l’éclairage aurait été égal sur toute la surface de l’image… En effet, le coin inférieur gauche semble un peu sombre, ce qui n’était pas le cas sur le dessin original.

 

Le même coin d’atelier, dessiné par Sonia

Une autre vue d’un même coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.
Une autre vue d’un même coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.

Sonia, la même année, a aussi réalisé ce coin d’atelier5. Sonia était légèrement plus près du mur, et un peu plus loin.

De ce fait, la fenêtre est plus visible, à gauche, avec l’espagnolette

Bien que vous puissiez voir ce dessin sur mon site, avec le lien que j’ai placé juste sur la ligne ci-dessus, j’ai préféré mettre son dessin, ci-dessous, en plus grand format…

Nota bene : j’ai ajouté, ci-contre, cette photo de l’atelier, bien que l’angle de vue, là encore, ne soit pas tout à fait le même que celui de Sonia, dont le dessin est ci-dessous. Cela donne quand même une assez bonne idée de la vue…

Le même coin d'atelier dessiné par Sonia B., en 2014, lors de ce même “Stage de Dessin en cerveau droit".
Le même coin d’atelier dessiné par Sonia B., en 2014, lors de ce même “Stage de Dessin en cerveau droit ».

 

Dessin d’un toit en verre, en contre-plongée, par Emeline

Verrière dessinée en contre plongée, par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Verrière dessinée en contre plongée, par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».
Vue de la verrière d’un Atelier. Photo : Richard Martens.
Vue de la verrière d’un Atelier. Photo : Richard Martens.

Ce même jour, Emeline a trouvé le temps de réaliser un deuxième dessin d’un décor… Celui d’une verrière, c’est-à-dire le toit en verre et en métal, digne des architectures du XIXe siècle. Emeline a dessiné cette contre-plongée, dans le hall de cet atelier. On peut voir les “projecteurs”, les lampes qui éclairent parfois le hall, ainsi que les immeubles alentours, à travers le verre de la toiture…

Nota bene : là aussi, j’ai ajouté cette photo de la verrière, bien que l’angle de vue ne soit pas tout à fait le même pour Emeline. Cela donne quand même une assez bonne idée de la vue…

Ah ! J’oubliais un détail… Quand on dessine en cerveau droit, plus le “sujet” est complexe, plus c’est… Facile ! Ce qui est paradoxal, et c’est ainsi !

 

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.A noter que, là aussi, ma prise de vue du dessin laisse — hélas ! — à désirer. Car il s’agit d’une photo, et non d’un “scan”. Auquel cas, l’éclairage aurait été égal sur toute la surface de l’image… En effet, le coin inférieur gauche semble sombre, et en haut à gauche, un peu sombre, ce qui n’était pas le cas sur le dessin original.

 

Dans le prochain article, je montrerai les dessins de mains d’Emeline. Puis je terminerai par le portrait et les autoportraits d’Emeline…

…à suivre…

Merci de poser, ci-dessous, questions, commentaires, observations…

Richard Martens

Texte version 3.0, surtout pour cause de piratage de ce blogue d’une part, et de mise à jour d’informations périmées d’autre part…


Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/stage-dessin-cerveau-droit/
  2. http://richard-martens.eu/ Mon site est essentiellement dédié à mes réalisations personnelles et professionnelles, comme illustrateur et graphiste. Il y a, cependant une partie dédiée à mon “Stage de dessin en cerveau droit”, en sous-domaine de mon site, à l’adresse suivante :
  3. http://dessin-cerveau-droit.richard-martens.eu/
  4. https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/dessin-realiste-en-cerveau-droit-par-thomas-brie/
  5. http://dessin-cerveau-droit.richard-martens.eu/soniachaiseetdec.html

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre — ce que je vous conseille vivement —, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…

Le livre ci-dessous est en français :

Dessiner grâce au cerveau droit (4e édition)

 

Ci-après, il s’agit d’un livre avec des exercices proposés par Betty Edwards :

Dessiner grâce au cerveau droit. Livre d’exercices


 Attention ! Le livre ci-dessous est en anglais :

Drawing on the Right Side of the Brain: The Definitive, 4th Edition

 

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Mesureur d’angles 4 – Utilisation et cadre d’enveloppe

Nous allons voir, dans cet article, les caractéristiques communes à tous les parallélépipèdes. En rappelant les principes de base pour observer finement  – & justement – les pentes, les angles des côtés de l’objet… Et, pour commencer, nous allons parler du cadre d’enveloppe…

Qu’est-ce qu’un cadre d’enveloppe ?

Figure 1 : cadre d'enveloppe tracé à la craie pour un parallélépipède, par Richard Martens.
Figure 1 : cadre d’enveloppe tracé à la craie pour un parallélépipède, par Richard Martens.

Lors de l’apprentissage en dessin, l’une des premières choses qu’on enseigne, c’est de construire un cadre d’enveloppe.

Pictogramme de Richard Martens : triangle jaune à point d'exclamation noir.IMPORTANT – Ce cadre est très utile pendant la période d’apprentissage. Comme tous les “outils”, les principes, dont j’explique l’usage sur ce blogue & ailleurs, il faut se rappeler que ces “outils” sont utiles, voire indispensable pour apprendre. Pour éduquer notre oeil & notre cerveau à l’observation précise & réaliste. Plus tard, quand nous aurons pris des habitudes, ces outils seront inutiles ! Car notre cerveau, (notre inconscient ?) aura mis en place la faculté d’estimer les pentes, les cadres, les mesures au… “Pifomètre”, c’est-à-dire sans instrument, sans mesure ! “À vue de nez” selon l’expression populaire !

Qu’est-ce qu’un cadre d’enveloppe ? C’est un RECTANGLE IMAGINAIRE qui “enferme” l’objet qu’on dessine. Ce sont donc quatre lignes droites : deux verticales & deux horizontales… Comme on peut le voir sur le schéma ci-dessus, réalisé à la craie sur un tableau vert.

Les deux verticales sont : la ligne verticale qui jouxte la partie la plus à gauche de l’objet & celle qui touche à la partie la plus à droite. Pour un parallélépipède, il s’agit de deux verticales, donc deux des arêtes du volume. Comme sur ce schéma…

Sauf en vue fortement plongeante ou en contre-plongée. Auxquels cas les “verticales” ne sont plus verticales, car elles vont “fuir”, se rejoindre sur un troisième point de fuite, très haut (vue d’en bas, en contre-plongée) ou très bas (vue d’en haut, en plongée).

Quant aux horizontales du cadre d’enveloppe, ce sont les deux lignes imaginaires qui jouxte la partie la plus haute et la partie la plus basse de l’objet.

Pictogramme "crayon" par Richard Martens. À NOTERCe principe du cadre d’enveloppe est valable & applicable dans l’observation de n’importe quel(s) “objet(s)”,  que ce soit un cube, un modèle nu (ou habillé), un portrait, un plâtre, un ensemble de plusieurs objets (nature morte), une étude documentaire, une étude de morceau, etc.

 

Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d'enveloppe, par Richard Martens.
Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d’enveloppe, par Richard Martens.

Sur la figure 2, pour des raisons de clarté, j’ai ôté ce cadre d’enveloppe, que je traiterai à part, plus tard (chaque chose en son temps). Car je vous rappelle que je traite, ici, de l’utilisation du mesureur d’angle…

 

Figure 3 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans aucun tracé intérieur, par Richard Martens.
Figure 3 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans aucun tracé intérieur, par Richard Martens.

Sur la figure 3, j’ai ôté les trois lignes intérieurs de ce volume ! Afin de faire “apparaitre” un principe COMMUN à tous les parallélépipèdes rectangles. Y compris le cube qui est aussi un parallélépipède unique, particulier, puisque toutes ses arêtes, ses côtés, sont égaux !

 

Figure 4 : silhouette d'un parallélépipède rectangle égale… un HEXAGONE, par Richard Martens.
Figure 4 : silhouette d’un parallélépipède rectangle égale… un HEXAGONE, par Richard Martens.

Pictogramme de Richard Martens : triangle jaune à point d'exclamation noir.IMPORTANT – En effet, le “contour” de tous les parallélépipèdes rectangles est un… HEXAGONE, UNE FIGURE À SIX CÔTÉS ! Toujours ! Ce que nous voyons sur la figure 4 (et aussi — déjà – sur la figure 3)…

 

Figure 5 : silhouette d'un parallélépipède rectangle (hexagone) PLUS UNE HORIZONTALE IMAGINAIRE, par Richard Martens.
Figure 5 : silhouette d’un parallélépipède rectangle (hexagone) PLUS UNE HORIZONTALE IMAGINAIRE, par Richard Martens.

Revenons à notre mesureur d’angle & aux principes développés dans l’article précédent (cf. “Mesureur d’angles : 2 – Principes d’utilisation”). Donc, sur la figure 5, nous pouvons voir que j’ai placé une LIGNE HORIZONTALE IMAGINAIRE littéralement contre la partie la plus “basse” de l’objet. Ici, le coin d’angle.

RAPPEL – Quand l’objet est relativement petit (et proche de nous !),  nous pouvons placer un objet droit (comme un crayon, une brochette, une règle…) contre l’objet, pour simuler cette ligne horizontale…

 

Figure 6 : silhouette d'un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire CONTRE L'ANGLE INFERIEUR, par Richard Martens.
Figure 6 : silhouette d’un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire CONTRE L’ANGLE INFÉRIEUR, par Richard Martens.

Afin de marquer ce principe de la ligne horizontale IMAGINAIRE, je l’écris sur cette figure 6 : TRACER UNE LIGNE HORIZONTALE CONTRE L’ANGLE INFÉRIEUR.

 

Figure 7 : silhouette d'un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire contre l'angle inférieur, CE QUI GÉNÈRE DEUX ANGLES, par Richard Martens.
Figure 7 : silhouette d’un parallélépipède rectangle (hexagone) plus une horizontale imaginaire contre l’angle inférieur, CE QUI GÉNÈRE DEUX ANGLES, par Richard Martens.

La figure 7 nous rappelle que, grâce à cette ligne horizontale imaginaire, nous pouvons observer DEUX ANGLES EXTÉRIEURS À L’OBJET !

 

Figure 1 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 1". Schéma par Richard Martens.
Figure 1 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 1 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 8 (figure 1 de l’article précédent) : Il y a donc, c’est logique, un “Angle 1” (en rouge)…

 

Figure 2 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 2". Schéma par Richard Martens.
Figure 2 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 2 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 9 (figure 2 de l’article précédent) : …Et un “Angle 2”, en vert (& contre tous ?).

Figure 3 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire ET "l'Angle 3", intérieur. Schéma par Richard Martens.
Figure 3 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire ET « l’Angle 3 », intérieur. Schéma par Richard Martens.

Figure 10 (figure 3 de l’article précédent) : Et entre les deux angles extérieurs, il y a, évidemment un “Angle 3”. Si nous traçions la verticale de cet angle, nous aurions, bien évidemment, non pas un “Angle 3”, mais bien deux angles, de part et d’autre de cette verticale…

 

Figure 11 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l'angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE, par Richard Martens.
Figure 11 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l’angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE, par Richard Martens.

Figure 11 : Et il y a aussi un angle opposé…

C’est la connaissance de ces angles, et la justesse de leur (re)production sur une feuille qui va générer un dessin… Juste, c’est -à-dire réaliste, ressemblant.

 

Figure 12 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l'angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE EN JAUNE, par Richard Martens.
Figure 12 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) plus une horizontale contre l’angle inférieur, ce qui génère TROIS angles, PLUS UN ANGLE OPPOSE EN JAUNE, par Richard Martens.

Figure 12 : j’ai mis cet angle supérieur, opposé, en jaune-vert, afin de bien estimer sa mesure… Angle que nous ne traçons pas encore

 

Figure 13 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE DES DEUX VERTICALES EN ROUGE, par Richard Martens.
Figure 13 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE DES DEUX VERTICALES EN ROUGE, par Richard Martens.

Figure 13 : car avant, estimons la longueur de chacun des deux côtés l’un par rapport à l’autre. Afin de déterminer où nous dessinerons les deux verticales (en rouge sur la figure). Pour mémoire : il s’agit des deux côtés qui coïncident avec le cadre d’enveloppe.

 

Figure 14 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D'UNE TROISIEME VERTICALE BLANCHE, par Richard Martens.
Figure 14 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D’UNE TROISIEME VERTICALE BLANCHE, par Richard Martens.

Figure 14 : à partir de l’angle de base, nous pouvons aussi tracer la verticale (en blanc sur la figure)…

 

Figure 15 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D'UNE "HORIZONTALE" À DROITE, par Richard Martens.
Figure 15 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D’UNE « HORIZONTALE » À DROITE, par Richard Martens.

Figure 15 : ensuite, traçons la ligne supérieure de la face de droite, par exemple. Ce trait N’EST PAS PARALLÈLE à la ligne bleue déjà tracée (côté droit de l’angle de base). En effet, quand nous observons deux verticales égales, placée l’une en avant de l’autre, il est logique que la plus éloignée nous semble – visuellement – un peu plus petite. Ce qui est dans le lointain nous parait plus petit que ce qui est près… Comme les deux cotés verticaux de la face de droite sont peu éloignés, la verticale “lointaine” est à peine plus petite. Cependant, ELLE EST PLUS PETITE. De ce fait l’arête supérieure de cette face (en blanc) est légèrement convergente avec le côté droit de l’angle de base (en bleu).

 

Figure 16 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D'UNE "HORIZONTALE" À GAUCHE, par Richard Martens.
Figure 16 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE TRACE D’UNE « HORIZONTALE » À GAUCHE, par Richard Martens.

Figure 16 : il en est de même pour le côté gauche…

 

Figure 17 : silhouette d'un parallélépipède (hexagone) AVEC LE REMPLISSAGE DES TROIS COTES VISIBLES, par Richard Martens.
Figure 17 : silhouette d’un parallélépipède (hexagone) AVEC LE REMPLISSAGE DES TROIS COTES VISIBLES, par Richard Martens.

Figure 17 : si maintenant, nous remplissons les faces avec trois couleurs en aplat, nous obtenons le schéma de boite ci-dessus : le schéma d’un volume.

 

Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d'enveloppe, par Richard Martens.
Figure 2 : parallélépipède rectangle tracé à la craie, sans cadre d’enveloppe, par Richard Martens.

Voici ce que nous avions, avec le “crobard” (argot professionnel), le croquis de la figure 2 : un contour hexagonal, plus trois traits intérieurs. Soit neuf (9) traits droits seulement ! Toute la difficulté étant de bien les situer les uns par rapport aux autres. Juste neufs traits. C’est donc la base de presque tous les objets de la vie courante… J’y reviendrais avec des démonstrations à l’appui…

Entrainement proposé

Si vous débutez, ou si vous n’êtes pas encore à l’aise avec des volumes, des parallélépipèdes, je vous invite à continuer de dessiner ceux qui vous entourent, dans la cuisine, & dans l’appartement ou la maison… Veuillez, pour l’instant à ce qu’ils soient de forme simple : la base !

Si vous êtes assez avancé dans le dessin des volumes, à l’aise avec eux, commencez de dessiner ce qui figure sur les “boites” : photo, dessin ou peinture, ainsi que le dessin des lettres, du nom du produit…

C’est tout pour cet article. Bon courage. Et à bientôt…

Cela me serait agréable de lire vos commentaires. Et cela me serait utile pour les futurs articles… Merci d’avance d’écrire un commentaire…

Richard Martens (:-{D}

Texte version 2.0, restauré (après un « gros » piratage)…

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Mesureur d’angles 3 – Pourquoi mesurer les angles ?

La question se pose, & m’a été posée, de savoir pourquoi mesurer les angles ? En effet, dans mes précédents articles, je préconise la fabrication & l’usage d’un mesureur d’angle pour le dessin d’observation des parallélépipèdes & de ce qui s’en rapproche : architecture, etc.

L’une des réponses est : éduquer notre oeil & notre cerveau. Je m’explique…

 

Quels sont nos besoins visuels dans la vie de chaque jour ?

Peinture numérique d'un oeil imaginaire, par Richard Martens, sur une tablette graphique.
Peinture numérique d’un oeil imaginaire, par Richard Martens, sur une tablette graphique.

Depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, nous n’avons besoin, pour survivre, que d’observer globalement les choses de la vie. Afin de ne pas heurter les obstacles. D’abord les humains que nous croisons ! Par respect. Même si ce n’est pas toujours le cas de certaines personnes… Et de ne pas se heurter aux murs, aux poteaux électriques, aux divers panneaux & poubelles disséminées dans les villes…

Dans un passé très lointain, nos ancêtres avaient surtout besoin d’observer le gibier, pour le chasser, pas pour le dessiner !

Et d’observer si l’ennemi arrivait à nos “frontières” (cf. Le Désert des Tartares, par exemple, ou Tsun Su, auteur de L’art de la guerre)…

Bref, nous n’avons besoin que de voir l’essentiel pour notre “survie”. Donc notre oeil ne saisit que ce qui est utile à notre “survie”, que ce qui est essentiel pour notre inconscient, dans le but de survivre… Donc pour apprendre à dessiner réaliste, il faut – c’est une nécessité – apprendre VRAIMENT & FINEMENT À VOIR, comme Léonard DE VINCI, Sherlock HOLMES, le Dr BELL, etc.

 

Pourquoi du dessin & de la peinture… réaliste ?

Nous sommes, en Occident, & en France en particulier, dans une culture judéo-chrétienne. Qu’on en soit conscient ou pas ! Qu’on le veuille ou pas ! Les proverbes, les expressions, les mots, les symboles, les images… Tout nous le rappelle… Même de façon inconsciente.

Consciemment & inconsciemment, nous sommes formés, par notre culture, à l’image réaliste depuis plusieurs siècles. D’abord grâce au dessin & à la peinture, via une minorité. Puis les musées se sont démocratisés… Il suffit de voir les files d’attentes (parfois deux heures) des grandes expositions…

L’histoire de l’art regorge d’exemples réalistes. Les musées en sont remplis. Excepté Picasso, quand on observe les ventes aux enchères, les côtes des ventes qui s’envolent sont celles des artistes réalistes. Même contemporains. Beaucoup d’oeuvres réalistes sont achetées par les USA & le Japon… Citons (presque au hasard & de mémoire) : Andrew WIETH, Lucian FREUD, Vincent VAN GOGH, Jacques POIRIER… Et l’Amérique, ainsi que le Japon sont de grands consommateurs de dessins & de peintures réalistes…

Puis l’image s’est propagée, par le biais du livre et de la gravure, puis de la presse, grâce aux technologies : apparition du papier, puis des moyens de reproductions : typographie, lithographie, offset…

Ensuite, est apparue la photographie, vers le milieu du XIXe siècle. Avec des appareils de plus en plus faciles à transporter & à utiliser. Avec l’argentique, puis le numérique… Il suffit de voir les nombreux livres, revues, sites de photographies, forums, blogs… Celui de Laurent Breillat pour en citer un excellent : « Apprendre la photo – Ensemble et pas à pas ».

Et avec les derniers médias : le cinématographe, la télévision, les jeux vidéos, & enfin internet, l’image est Reine ! Ce slogan – “Le poids des mots, le choc des photos” – résume bien le XXe & le XXIe siècle !

En conclusion, nous sommes dans un monde d’images ! Avec des besoins d’images… Réalistes.

 

Quels sont les besoins visuels du dessinateur réaliste ?

La dessinatrice, le dessinateur… réaliste, a un gros besoin d’observation tout à la fois “globale” (comme pour la survie), ET “détails”. ET aussi de faire le lien en permanence – la synthèse – entre les détails et le global, afin qu’il n’y ait pas des parties trop grosses ou trop larges, par rapport à d’autres parties plus étroites ou trop petites ! Sinon cela donne un résultat que beaucoup de débutants connaissent : des disproportions…

 

Pourquoi D’ABORD mesurer les angles extérieurs à un objet ?

Napoléon a dit : – “Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours.” Voyons donc ci-dessous…

Figure 1 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 1". Schéma par Richard Martens.
Figure 1 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 1 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 1 : dans la proposition de départ, je vous invite à tracer une ligne horizontale imaginaire… Ce qui permet d’obtenir un premier “Angle 1”.

 

D’abord une ligne horizontale, imaginaire, jouxtant le coin bas de l’objet le plus proche de notre oeil

Figure 2 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 2". Schéma par Richard Martens.
Figure 2 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 2 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 2 : Par la même occasion, nous obtenons un deuxième angle : “Angle 2”.

 

Figure 3 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire ET "l'Angle 3", intérieur. Schéma par Richard Martens.
Figure 3 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire ET « l’Angle 3 », intérieur. Schéma par Richard Martens.

Figure 3 : …Et forcément un “Angle 3”.

 

S’il n’y a pas de ligne horizontale ?

Figure 4 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : "Angle 3". Schéma par Richard Martens.
Figure 4 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : « Angle 3 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 4 : maintenant, SUPPOSONS qu’il n’y ait pas de ligne horizontale (pratique classique du dessinateur débutant, qui n’a pas développé cette méthode, ou ne la connaît pas… Près de notre oeil, IL Y A DONC UN SEUL ANGLE  à mesurer : “Angle 3” !

 

S’il n’y a pas d’horizontale… Comment placer l’Angle 3 ?

Figure 5 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : "Angle 3". Où doit-on le placer ? Ici ou là ?. Schéma par Richard Martens.
Figure 5 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : « Angle 3 ». Où doit-on le placer ? Ici ou là ?. Schéma par Richard Martens.

Figure 5 : SUPPOSONS QUE NOTRE APPRENTI-DESSINATEUR AIT LE “SENS” DE L’ANGLE 3. Donc qu’il l’ait bien estimé. Ou qu’il ait utilisé un mesureur d’angle pour en avoir entendu parlé… Supposons donc que notre apprenti-dessinateur ait une excellente connaissance de l’angle 3. Il peut très bien le placer trop penché vers la gauche, trop proche de l’horizontale, comme sur la figure… Voyez la différence avec le placement juste. Pour la clarté, j’ai gardé le nom “Angle 3” sur chaque figure. Ainsi, nous pouvons voir, quand l’objet est trop penché, que le texte “Angle 3” l’est aussi (trop penché d’environ 15°).

 

Figure 6 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : "Angle 3". Où doit-on le placer ? Ailleurs ? Schéma par Richard Martens.
Figure 6 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : « Angle 3 ». Où doit-on le placer ? Ailleurs ? Schéma par Richard Martens.

Figure 6 : …Ou bien il va peut-être placer cet angle  un peu trop relevé, vers 45°, entre une horizontale & une verticale ? Là encore, voyez la différence avec le placement juste. trop penché d’environ 15°…

 

Figure 7 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, placer cet "Angle 3" semble hasardeux ? schéma par Richard Martens.
Figure 7 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, placer cet « Angle 3 » semble hasardeux ? schéma par Richard Martens.

Figure 7 : revoyons deux placements – FAUX – de l’angle 3 – parmi des dizaines possibles – avec la SEULE qui soit juste

 

Figure 8 : s’il y a une ligne horizontale imaginaire (ou réelle), il suffit de mesurer d'abord "Angle 1" ou "Angle 2". Puis placer "l'Angle 3 ! Schéma par Richard Martens.
Figure 8 : s’il y a une ligne horizontale imaginaire (ou réelle), il suffit de mesurer d’abord « Angle 1 » ou « Angle 2 ». Puis placer « l’Angle 3 ! Schéma par Richard Martens.

Figure 8 : ici l’objet est dessiné sous le bon angle, si je peux me permet cette expression !

Voyez-vous maintenant l’intérêt de mesurer l’un des deux angles extérieurs (“Angle 1” ou “Angle 2”, peut importe), avant de tracer un premier côté bas de l’objet ? Puis de mesurer, & de dessiner “Angle 3” ? Voyez-vous l’intérêt de cette ligne horizontale imaginaire ?

 

Entrainement proposé

Boite d'allumettes. Photo : Richard Martens
Boite d’allumettes. Photo : Richard Martens

Je vous propose, d’abord de fabriquer ce mesureur d’angle, si ce n’est déjà fait, puis de “construire”, de dessiner, des objets en forme de parallélépipèdes rectangles. Nous en sommes entourés dans la maison, surtout dans la cuisine : boite de céréales, boite d’allumettes, paquets de gâteaux, de riz, de pâtes, boite de mouchoirs, de tisanes, de thé, paquet de sucre en poudre & en morceaux, etc. Ailleurs, pensez aussi aux dés à jouer à six faces (des cubes), des boites de jeux, des livres, des boites de chaussures… Ils sont, tous, simples de structure. À vous de jouer ! Ou plutôt de dessiner.

 

Pour le prochain article, je continue les explications… Avec photos & dessins à l’appui…

 

Ai-je été assez clair & assez convainquant ? Je l’espère…

Merci pour vos commentaires & vos questions…

(:-{D} Richard Martens

Texte version 2.0, restauration pour cause de piratage…

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Mesureur d’angles 2 – Principes d’utilisation

Quand nous regardons un parallélépipède ou un cube, il peut s’agir soit d’une vue frontale, soit d’une vue d’angle. Pour une vue d’angle – graphiquement la plus intéressante – nous voyons, en vue plongeante, trois faces de l’objet : deux côtés (gauche & droit) et le dessus de l’objet … Voici un exemple ci-après, avec une très belle réalisation d’une ex-étudiante…

 

Etude documentaire d’une boite d’allumettes par Sonia Bourgeois

Dessin au crayon graphite d'une boite d'allumettes par Sonia Bourgeois. Ph. : R. Martens.
Dessin au crayon graphite d’une boite d’allumettes par Sonia Bourgeois. Ph. : R. Martens.

Voici donc un dessin d’un objet en vue d’angle. Trois faces sont donc visibles dans cette vue, très légèrement plongeante : à gauche le frottoir de la boite & une partie du grand côté du tiroir, à droite le petit côté du tiroir, & enfin le dessus de la boite, c’est-à-dire la face comportant une image.

Cet excellent dessin a été effectué dans le cadre d’un cours hebdomadaire de trois heures, intitulé “Étude documentaire”. La photo que j’ai réalisée, avec un iPod Touch, est – hélas ! – d’une qualité très moyenne. La réalisation est signée de Mlle Sonia Bourgeois, qui était une talentueuse étudiante, à (feu) l’Atelier où j’enseignais…

 

Technique employée

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.Comme vous l’aurez peut-être deviné, ce dessin a été réalisée au crayon graphite – par Sonia. Et aussi avec une simple gomme…

Et surtout, du fixatif à la fin !

 

Format de réalisation & poids

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Le format de réalisation est un demi-raisin, c’est-à-dire 32,5 x 50 cm. Le format raisin, utilisé dans les écoles & les ateliers, & pour les concours & les dossiers d’étudiants, est de 50 x 65 cm.

Le poids est d’environ 120 g/m2, suffisant pour du crayon. Puisqu’il s’agit d’un produit “sec”, donc sans eau…

 

Temps de réalisation

Pictogramme "Sablier" par Richard Martens.Le temps de réalisation, pendant mes cours, est d’environ trois heures, et peut aller jusqu’à environ six heures.

Six heures, bien sûr, quand la réalisation se fait sur la durée de deux cours…

 

Principes pour l’usage d’un mesureur d’angles face à un parallélépipède

Pictogramme "Point d'interrogation" par Richard Martens.La première question pour commencer le dessin pourrait être : comment trouver la pente des deux côtés bas de la boite d’allumettes afin d’avoir une bonne base de dessin ? 

Réponse : en utilisant un mesureur d’angles !

Voyons maintenant une première explication de l’utilisation de ce mesureur d’angles quand nous observons un volume (cube, etc.) Pour illustrer mes explications, j’ai dessiné simplement le coin avant d’un volume.

Figure 1 : tracer une ligne horizontale imaginaire

Figure 1. Principes pour dessiner une vue d'angle : une horizontale et trois côtés. Création : Richard Martens.
Figure 1. Principes pour dessiner une vue d’angle : une horizontale et trois côtés. Création : Richard Martens.

Le premier principe – comme pour un architecte –, c’est d’avoir des fondations solides. Pour cela, il suffit de tracer une ligne horizontale (imaginaire), coïncidant avec le coin inférieur de l’objet.

Sur la figure 1, j’ai tracé la ligne horizontale en rouge.

A noter

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Dans la réalité d’un cours d’étude documentaire, avec un objet relativement petit, il suffit de placer au sol ou sur la table (là où est posé l’objet) une simple règle, voire (pour un petit objet) un crayon, qui touche le bas de l’arête verticale avant de l’objet.

En veillant à ce que la règle ou le crayon nous semble coïncider avec une horizontale, bien évidemment…

 

Figure 2 : tracer un premier côté, noté “1”.

Figure 2. Principes pour dessiner une vue d'angle : un premier côté. Création : Richard Martens.
Figure 2. Principes pour dessiner une vue d’angle : un premier côté. Création : Richard Martens.

J’ai ensuite tracé un premier trait, noté “1” (et renforcé en blanc) sur la figure 2 ci-contre.

C’est l’un des deux traits qui sont la base de l’avant du parallélépipède : les deux lignes qui sont la base même de l’objet.

La difficulté, car il y en a une, c’est de ne pas réussir à dessiner la bonne pente de cette ligne. Si c’est le cas – et c’est presque toujours le cas –, alors tout le reste du dessin sera faux !

 

Figure 3 : tracer l’arête verticale, notée “2” (en avant de l’objet)

Figure 3. Principes pour dessiner une vue d'angle : tracer la verticale d'angle. Création : Richard Martens.
Figure 3. Principes pour dessiner une vue d’angle : tracer la verticale d’angle. Création : Richard Martens.

Sur la figure 3, j’ai donc tracé un deuxième côté, le côté vertical, cette fois. Ici, je l’ai noté “2”.

C’est relativement facile de tracer les verticales, puisque, par convention tacite, toutes les verticales sont simplement parallèles aux deux bords, gauche & droit de la feuille…

Idem pour les lignes horizontales par rapport aux bords hauts & bas !

 

Figure 4 : tracer la seconde ligne de base, notée “3”

Figure 4. Principes pour dessiner une vue d'angle : tracer la seconde ligne de base. Création : Richard Martens.
Figure 4. Principes pour dessiner une vue d’angle : tracer la seconde ligne de base. Création : Richard Martens.

J’ai aussi renforcé en blanc la deuxième ligne de base du parallélépipède (côté droit). Que j’ai noté “3”…

Là aussi, nous sommes en face de la même difficulté que cela décrite ci-dessus (figure 2), à savoir : tracer la bonne pente !

Il peut être intéressant de s’entraîner l’oeil à estimer la pente, avant de la mesurer…

 

Figure 5 : ce qui précède génère la création de deux angles, A et B, extérieurs à l’objet !

Figure 5. Principes pour dessiner une vue d'angle : création de deux angles, A et B. Création : Richard Martens.
Figure 5. Principes pour dessiner une vue d’angle : création de deux angles, A et B. Création : Richard Martens.

Sur cette figure, nous pouvons constater qu’en “posant” une ligne horizontale, nous venons de “fabriquer” deux angles extérieurs ! Je les ai nommés “A” & “B”.

Si nous pouvons dessiner précisément ces deux angles, alors nous aurons dessiné justement les lignes “1” et “3” de l’objet… Donc sa base, comme pour les fondations d’une maison ! Et avec la ligne verticale (“2”), nous aurons bien bâti le début de l’objet !

 

Figure 6 : …et aussi deux angles intérieurs, C et D

Figure 6. Principes pour dessiner une vue d'angle : cela implique deux angles intérieurs, C et D. Création : Richard Martens.
Figure 6. Principes pour dessiner une vue d’angle : cela implique deux angles intérieurs, C et D. Création : Richard Martens.

Et pour mémoire, nous avons aussi deux angles intérieurs dans l’objet même ! Je les désigne par les lettres “C” & “D”.

Comme je l’ai écrit ci-dessus (figure 5), nous obtenons les angles “C” & “D” en mesurant & en dessinant les angles “A” & “B” & en ajoutant, à leur intersection, la ligne verticale “2” ! Tout simplement !

 

Prochain article : comment mesurer concrètement & dessiner juste !

Fort de tout cela, voyons donc, dans le prochain article, en “s’appuyant” sur la ligne horizontale imaginaire, voir comment  utiliser tout cela pour avancer notre dessin. Donc mesurer les angles “A” & “B”, afin de les dessiner…

À bientôt ! Merci de laisser vos commentaires & vos questions…

(:-{D}

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de remise en page « post-piratage »

N.b. : Sonia m’a très aimablement envoyé un “scan” de son dessin, aussi vais-je pouvoir vous le montrer dans une meilleure qualité, lors d’un prochain article… MERCI Sonia ! (:-{D}

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Mesureur d’angles 1 – fabrication

Fabriquer un mesureur d’angle, est-ce difficile ? Non. Pour quel usage, dans quel but le fabriquer ? C’est tout simplement un outil très utile pour dessiner les objets, les architectures, etc.  C’est très aidant pour ce qu’on appelle… de la perspective de chic. Qu’on appelle aussi perspective d’observation. Ce premier article explique la fabrication – simple – d’un mesureur d’angles. Les prochains articles en expliquerons les principes & son utilisation. Ce premier dessin, ci-dessous, en montre l’usage…

Schéma descriptif, au tableau vert, de l'utilisation d'un mesureur d'angle, par Richard Martens.
Schéma descriptif, au tableau vert, de l’utilisation d’un mesureur d’angle, par Richard Martens.

 

Schéma pour fabriquer un mesureur d’angles

Schéma d'un mesureur d'angles proposé par Richard Martens.
Schéma d’un mesureur d’angles proposé par Richard Martens.

Je vous livre ci-contre à gauche le schéma – très simple, vous en conviendrez – pour la fabrication de ce mesureur d’angle.

Il s’agit de deux bandes de carton d’environ 25 à 30 cm de long sur 3 cm, voire 5 cm de large. D’ailleurs, contrairement à mon schéma, je conseille une largeur de 5 cm, voire un peu plus. Cela le rendra plus solide.

Il faut donc se procurer un carton léger, qui peut se couper facilement, avec un cutter, un “X-Acto”, ou n’importe quel instrument tranchant. Un carton d’emballage d’un paquet de céréales peut, par exemple, faire l’affaire.

ATTENTION : veillez à ne pas prendre un carton trop fin. En effet, s’il est très fin, et trop souple, il peut se courber à l’usage ! Il serait donc inutile !

Je déconseille le carton ondulé, car sa découpe génère – très souvent – des bandes dont les bords sont imprécis. Donc d’un usage très limité…

Ensuite, quand vous aurez découpé ces deux bandes de carton, superposez-les & trouez-les ensemble au milieu de la largeur, en veillant à faire le(s) trou(s) loin des bords !

Enfin, procurez-vous une attache Parisienne. Et enfilez-là dans les deux cartons à la fois. Puis écartez les branches de l’attache Parisienne.

C’est terminé ! Vous avez la possibilité d’écarter ou de rapprocher ces deux bandes, afin de “créer” des angles. Et surtout de les mesurer !

Vous voilà donc le propriétaire d’un magnifique mesureur d’angles !

 

Mesureur d’angles : le résultat & son utilisation…

L'un de mes mesureurs d'angles. Par Richard Martens.
L’un de mes mesureurs d’angles. Par Richard Martens.

Voici une photo d’un de mes mesureurs d’angles.

Chaque année, depuis très longtemps, je recommande très vivement, à tous les étudiants à qui j’enseigne le dessin d’observation, l’étude documentaire ou la nature morte, de s’en fabriquer un.

Pour mes cours intitulés “Étude documentaire” & “Plâtre”, j’estime que cet outil est indispensable, afin d’éduquer l’oeil à la notion de “pente” & d’angle. Ceci afin de les aider à estimer (et mesurer) les pentes & les angles, lors de la réalisation de dessins d’objets, tels que : boite d’allumettes, paquet de gâteau ou de céréales, livre de poche…

En bref, cet outil est très aidant pour dessiner tout ce qui relève des cubes & des parallélépipèdes. Donc la majorité des objets ! Et bien évidemment toutes les formes d’architectures !

Lors du prochain article, avec de nombreuses photos, je vais expliquer son utilisation. Article que je vais rédiger aussi rapidement que possible – les photos & les dessins sont prêts…

Richard Martens

P.-s. : Si ce texte n’est pas clair, osez le commenter. Merci de le faire de toutes les manières…

Texte version 2.0, pour cause de « post-piratage ».

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