Etapes d’illustration : La Bosse du crime-Video

Il y a quelque temps, j’ai publié deux articles, titrés « Etapes d’illustration de la Bosse du crime-1« 1, puis « Etapes d’illustration de la bosse du crime-2« 2. Cela m’a permis de commenter les étapes de la réalisation de cette peinture. Et puis je me suis demandé si cela montrait bien le déroulement des étapes. Ma réflexion a été de me dire que ce qui permet le meilleur « déroulé », c’était peut-être une vidéo. C’est pourquoi, à la fin de l’année 2016, j’ai réalisé et posté une vidéo sur ce thème sur YouTube

 

Voir les étapes d’une illustration, commentées de vive voix

Pictogramme "Oeil" par Richard Martens.J’ai donc montré les étapes, en faisant un commentaire en voix « off ». C’est-à-dire sans que je paraisse à l’écran. Je vois beaucoup de vidéos, y compris des tutoriels, voire des cours vendus en vidéo, où l’auteur parait. Et parfois, il n’y a rien à voir ! L’auteur est présent à l’écran, et parle ! Et – parfois – cela dure… Aussi ai-je décidé que je montrerai ma photo au début et à la fin. Et le reste du temps de la vidéo, je veux montrer des images ! Montrer des étapes ! Ou faire des démonstrations ! Et dans ce cas, avec un cadrage serré, seule ma main peut apparaître. Montrer ma tête me semble inintéressant… ! Bref donner à voir ! Et non pas faire de la radio filmée…

 

Une vidéo avec des sous-titres

Pictogramme "Plume métallique" par Richard Martens.En plus de la voix « off », j’ai aussi opté pour mettre des commentaires écris, voire parfois des sous-titres. Certaines personnes pourraient se dire que c’est redondant,puisqu’il y a déjà une voix « off »…

D’autant que cela représente un supplément de travail : choix de la police de caractères, couleurs et « taille » (le corps) de la police… Le placement sur l’écran, pour ne pas nuire à l’image. Puis taper le texte…

L’avantage – et l’inconvénient – d’une vidéo commentée en voix « off », c’est que si des personnes sont sourdes ou malentendantes, elles perdent les commentaires ! C’est pourquoi j’ai décidé que je ferai des sous-titres. J’ai donc acheté l’extension qui m’a semblé la plus performante. Et j’ai sous-titré…

 

Toutes les étapes réunies chronologiquement à la fin de la vidéo

Pictogramme "Puzzle" par Richard Martens.A la fin de la vidéo, j’ai réuni toutes les étapes, montrées dans les deux articles sur un même écran, côte à côte. Et je les ai « alignées », dans l’ordre chronologique. Ce que je n’avais pas pensé à faire lors de la publication des articles…

Pour les personnes qui ne l’ont pas encore vu sur ma chaîne YouTube3, voici donc cette vidéo :

 

Que pensez vous de cette Vidéo ? Avez-vous une meilleure vision des étapes d’une illustration ? Merci de commenter, ci-dessous…

Richard Martens (;-{D}

Texte version 1.0


Note

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Etapes d’illustration de la Bosse du crime-1 : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/etapes-illustration-de-la-bosse-du-crime-1/
  2. Etapes d’illustration de la bosse du crime-2″ : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/etapes-illustration-de-la-bosse-du-crime-2/
  3. Ma chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCxK7SDFnIL3bNryhWMoySHg

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Etapes d’illustration de la Bosse du crime – 2

Voici donc la suite & la fin de cet article consacré aux étapes de création de l’illustration de “La Bosse du crime” de William Moles, dans sa réédition de 1983, publié par les éditions Gallimard, dans la collection ©Carré noir, nº 504

Nous allons voir les dernières étapes jusqu’à la parution du livre (le tirage), avec sa couverture, & les étapes intermédiaires jusqu’à la peinture finale.

Ces dernières étapes sont :

  • le calque final valorisé au crayon, vu dans le précédent article ;
  • l’esquisse en couleurs aux feutres ;
  • la réalisation finale, c’est-à-dire la peinture proprement dite ;
  • le tirage, c’est-à-dire la couverture imprimée.

La toute dernière étape ne dépend cependant plus de l’illustratrice ou de l’illustrateur, mais de l’éditeur. Ce sont les étapes de la “fabrication”, puis du “tirage”, avant la “distribution”. Voyons les étapes de la réalisation un peu plus en détail…

 

Quatrième étape : le dessin final « poussé » en valeurs

Second calque de Richard Martens pour "La Bosse du crime".
Second calque de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Cette étape du dessin poussée en valeurs a déjà été explicitée dans l’article précédent. Je remet ici la reproduction du calque final afin de permettre de pouvoir mieux observer les changements à partir du dessin définitif ! Donc ce calque représente le dessin définitif… Ou presque ! En effet, nous pouvons voir que j’ai dessiné le nez de la jeune femme. Et je l’ai valorisé. Ce ne sera plus le cas dans l’esquisse en couleurs…

 

Cinquième étape : l’esquisse en couleurs (ou “rough”)

Esquisse aux feutres ("rough"), par Richard Martens, pour « La Bosse du crime ».
Esquisse aux feutres (« rough »), par Richard Martens, pour « La Bosse du crime ».

Ensuite, vient l’esquisse en couleurs, la pochade, souvent nommée le « rough » ( en “franglais”, qu’on prononce “reuffe”) en couleurs. Pour cela j’utilise des feutres (appelés “markers” en ”franglais”). Et le mieux est d’utiliser un papier spécial appelé “papier layout“. Ce papier est très chargé en colle. Ainsi le feutre ne “transpire pas au travers du papier. Et les couleurs du dessin restent net.

Avantages du papier “layout” avec des feutres

Le papier “layout” présente au moins quatre avantages :

  1. il est translucide, presque comme un calque, ainsi, il est facile de “décalquer” le dessin placé dessous ;
  2. il est “imperméable”, donc la couleur ne tache pas la feuille suivante ;
  3. il est très fin. Ce qui permet de coller plusieurs morceaux de papier sans qu’apparaisse des sur-épaisseurs ;
  4. il permet de poser des couleurs avec des  bords nets. Donc la réalisation reste nette. sinon elle pourrait être floue, “baveuse”.

 

Inconvénients du papier ordinaire avec des feutres

Car un papier ordinaire présente au moins trois inconvénients avec les feutres (les “markers”) :

  1. il “aspire” la couleur comme un buvard, usant prématurément le feutre ;
  2. il “transpire”, ce qui fait que la couleur apparaît à l’arrière de la feuille (au verso) et tache la feuille en dessous ;
  3. il a tendance à “baver”, générant ainsi un bord légèrement flou. Et le dessin n’est plus net !

 

But du “rough” ?

Pictogramme "Cible" par Richard Martens.Le but de l’esquisse en couleurs (du “rough”) est de pouvoir montrer à la/au D.A. (Directrice/Directeur artistique) ce que sera la peinture ou la photo finalisée…

Chez Gallimard, la règle était de livrer une illustration finie. Ensuite la D.A., ou le Directeur commercial, ou l’éditeur, ou l’auteur pouvait dire “NON !” Et à l’arrivée du chèque (et à la somme indiquée dessus) je savais si la peinture avait été acceptée ou non…

Et pour une illustration finie chez cet éditeur, ici, j’ai les “casquettes de créatif (trouver l’idée), de Directeur artistique (D.A. qui choisi la meilleure idée), et d’illustrateur (qui réalise. Parfois on dit “qui exécute” !)

Je décide de cadrer encore plus serré ! Et je fais l’image aux feutres…

En fait, personne n’a donc vu ces étapes pendant la commande. Seul le résultat final a été livré chez l’éditeur, Gallimard… Je ne savais donc pas s’il allait être accepté ou refusé ?

 

Sixième étape : la peinture originale à l’aérographe

Illustration originale de « La Bosse du Crime » par Richard Martens.
Illustration originale de « La Bosse du Crime » par Richard Martens.

Pour passer à la réalisation, je peins, ici, à l’aérographe (sorte de pistolet à peindre, très fin), avec des encres acryliques & des peintures acryliques, dans un format plus grand d’un tiers, par rapport au format de parution.

Avec l’aérographe (comme pour une peinture à la bombe ou au pistolet), la peinture (liquide) se dépose comme un brouillard, puisque la couleur liquide est littéralement pulvérisée, vaporisée dans l’air en direction du papier.

Pour éviter que la couleur se dépose partout, j’utilise des caches adhésifs qui protègent les zones que je veux épargner.

Un certain nombre de détails, voire de parties de l’image sont peints avec un pinceau fin et de la peinture acrylique

Ci-dessus, vous pouvez voir une reproduction de la peinture originale.

Attention

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Cette peinture est cadrée beaucoup plus largement que sa future impression. C’est fait exprès. Il est essentiel de prévoir de la matière supplémentaire pour faciliter la prise de vue & le cadrage… Au cas où il serait nécessaire de cadrer plus large, ou pour la rogne (quand l’image arrive au(x) bord(s) de la page. Ce qu’on nomme “à fond perdu”. Ce n’est pas le cas ici.

 

Quelques détails de la peinture originale…

La bouche…

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la bouche.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la bouche.

J’ai eu envie de montrer des détails de la peinture : la bouche, tout d’abord.

Je suis parti d’une photo…

Quand on utilise une photo comme modèle, le terme professionnel pour désigner cela est “le modèle du pauvre”

Avec cette expression, il est sous-entendu que l’artiste n’avait pas les moyens financiers pour louer les services d’une vraie modèle !

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.Beaucoup de peinture au pinceau fin ! Je peins d’abord les noirs. Puis je place tout le rouge transparent en aplat ou en dégradé, selon le sujet.

Ici, cela a plutôt été deux aplats :

  • un assez vif pour la lèvre inférieure.
  • un plus sombre pour la lèvre supérieure qui est (presque) toujours plongée dans une légère ombre… Avec un éclairage plafonnant… Ou le soleil. Pour le dire autrement, un peu sombre avec un éclairage venant du haut !

Ensuite quelques ajouts de blanc au pinceau, PUIS à l’aérographe sans cache adhésif, pour créer un léger flou…

 

Le “tuyau-serpent” & les écailles

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail des écailles.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail des écailles.

Pour l’aspect “serpent” du tuyau à gaz, là aussi, j’ai utilisé une ou deux photos… Donc « le modèle du pauvre » une fois de plus.

Il est vrai que, dans ce cas, il n’est pas évident de louer les services… d’un serpent.

Et aller au vivarium du Jardin des plantes, constitue une « perte de temps ».

Comme ce type de réalisation est relativement peu payé, cela ne serait pas « rentable »… Et même un artiste a à payer un loyer chaque mois, plus diverses charges…

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.D’abord un dégradé vert appliqué à l’aérographe.

Ensuite, j’ai peint uniquement au pinceau fin, écaille après écaille, une par une ! Les bords sombres d’abord.

Puis quelques lumières avec du blanc dilué à la fin…

 

La boucle d’oreille…

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la boucle d'oreille.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la boucle d’oreille.

Une seule boucle d’oreille, bien sûr, car dans le récit, il est dit que l’autre est perdue !

Comme toujours, c’est un principe, pour une réalisation réaliste, j’utilise :

  • soit un “objet” à observer ;
  • soit deux ou trois photos

Là encore, j’ai fait usage du modèle du pauvre…

Un professionnel de l’illustration – surtout réaliste – se doit de posséder une documentation abondante et d’accès rapide. Ceci afin de ne pas passer des heures à chercher un document. Les Américains ont nommé la documentation de l’illustrateur et du peintre : une « morgue » !

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.Pour les petits détails des pierres précieuses, je peins au pinceau avec du gris, et quelques touches de bleu

La perle est faite à l’aérographe, avec de l’ocre jaune

 

Septième étape : le tirage de la couverture

Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».
Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Ensuite, j’ai livré la peinture, posée sur un carton épais, et protégée par une feuille de calque.

L’éditeur l’a accepté. Ce qui impliquait au moins l’auteur (ou les ayants-droits), la Directrice artistique, Mme Jeanine Fricker, le Directeur de collection, et à l’époque M. Antoine Gallimard, je suppose…

La “prise de vue” a été effectuée… Avec des risques de modifications ou de pertes de certaines couleurs (surexposition ou sous-exposition).

Puis l’imprimeur est intervenu. Là aussi, risques de modification des couleurs : réglage du débit des encres, réaction du papier, etc.

Enfin la couverture est imprimée. Ce qu’on désigne par le terme professionnel de “tirage”

Vous pouvez observer que le cadrage est plus serré, comme prévu. Les couleurs sont un peu délavées. Parfois il peut y avoir un virage coloré, la montée d’une des couleurs qui domine… Ce sont les aléas de l’illustration. Enfin, il y a aussi des couleurs en peinture qui sont quasiment impossible à reproduire à l’impression !

Si vous voulez voir d’autres couvertures, dans un format plus petit, j’en ai placé, il y a déjà fort longtemps, sur les pages de mon site ancien :

http://richard-martens.eu/carrenoir504509c.html

Il y a des couvertures des collections “Carré noir”, “Série noire”, “Folio”, etc.

Voilà, c’est la… Fin de cet article.

J’espère avoir été clair. Sinon osez me poser des questions, par le biais des commentaires ci-dessous… Merci d’avance.

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de piratage, ce qui a entraîné une restauration « à la main » !

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Le crayon graphite

Voyons très brièvement son origine & sa fabrication. Ce qu’est le crayon graphite. Puis ses diverses présentations, y compris les porte-mines… Et d’abord…

 

Un peu d’histoire…

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Autrefois, au moyen-âge, & à la Renaissance, on utilisait une mine d’argent. Littéralement. C’est-à-dire une fine tige d’argent (2 ou 3 mm de diamètre) dans un manche en bois (plus pratique pour la tenue). Cela donnait un gris moyen sur le support.

La “trace” officielle du crayon date de 1662. Il s’agissait de graphite, surtout, mêlé de gommes, de résines & de colle, provenant du Cumberland (Grande-Bretagne). D’où son nom complet : crayon graphite. À cause du blocus continental, mis en place par Napoléon, le Français Nicolas Conté réalisa la formule moderne de notre crayon, tel que nous le connaissons. Toujours à base de graphite.

 

Le crayon ? Argile et graphite !

Le crayon, parfois appelé improprement “mine de plomb”, est en fait un mélange, cuit à haute température, d’argile & de graphite, c’est-à-dire de carbone. S’il contient beaucoup d’argile, le trait qu’il produit est gris clair. Si le graphite domine, alors le trait sera noir, semi-brillant.

 

Sortes de crayons

Crayons, mine de plomb et porte-mine. Photo R. Martens.
Crayons, mine de plomb et porte-mine. Photo R. Martens.

Les sortes de crayons sont simplement des présentations différentes. La plus courante est celle du crayon hexagonal en bois (marqué 1 sur la photo), et ou cylindrique (marqué 2). Certains artistes préfèrent la mine « nue » (ou presque), improprement appelée « mine de plomb » (3), lui aussi, cylindrique ou hexagonal.

Étant affilié à Amazon, je mets, à la fin de l’article quelques produits que je trouve excellent…

 

Porte-mines classique « ancien »

Détail de porte-mines classiques, et leurs mines. Photo : Richard Martens.
Détail de porte-mines classiques, et leurs mines. Photo : Richard Martens.

Enfin, il y a ce qu’on appelle le porte-mine classique ancien (notés 4 & 5 ci-dessus & photo ci-contre).

Les mines sont d’un diamètre d’environ 2 à 3 mm. elles sont vendues en étui. Un exemple est montré ci-contre de deux porte-mines, dont un en aluminium, avec l’étui transparent qui permet de transporter des mines.

A noter qu’il existe des mines de couleur ! On peut en acheter en rouge, en bleue, voire bleu-violet & en jaune…

Et encore plus récent, il existe aussi le porte-mine en 0,5 mm (notés 6 & 7, sur la photo ci-dessus). Et aussi en 0,3 & en 0,7 mm ! Les mines sont plutôt fragiles. Et de ce fait relativement coûteuses. Cependant, le porte-mine en 0,5, très répandu, y compris dans les grandes surfaces, permet un tracé précis & régulier dans son épaisseur. Il est donc très pratique.

 

Avantage d’une forme hexagonale ?

Crayon avec un élastique enroulé & deux autres enfilés dans un embout. Photo Richard Martens.
Crayon avec un élastique enroulé & deux autres enfilés dans un embout. Photo Richard Martens.

L’avantage de la forme hexagonale est qu’elle ne roule pas, sur une table par exemple…

Heureusement, on peut pallier à cet inconvénient grâce à un élastique enroulé autour du crayon (photos ci-contre).

Il existe aussi des « objets percés » en “caoutchouc” (photos ci-contre & ci-dessous). On enfonce le crayon dedans, et il ne roule plus.

Et c’est aussi prévu pour faciliter la tenue !

Vous pouvez voir cela sur les photos ci-dessous. D’abord l’objet lui-même, à gauche. Puis la tenue en main droit (au milieu), et enfin une vue du dessous (photo de droite).

Embouts et tenue du crayon. Photo Richard Martens.
Embouts et tenue du crayon. Photo Richard Martens.

 

Crayon de menuisier

Crayon de menuisier de trois marques différentes. Photo Richard Martens.
Crayon de menuisier de trois marques différentes. Photo Richard Martens.

Également inclus dans du bois, il existe le “crayon de menuisier”, plat et large. Il est aussi pratique pour le dessin que pour la calligraphie1.

Voyez ci-contre, trois marques différentes de ce type de crayon.

Il est possible de tailler un crayon normal comme ça. Cette façon de faire s’appelle “tailler en dent de lapin”.

L’avantage de ce type de crayon est qu’il permet un tracé large pour griser vite. Et en le faisant pivoter sur la “tranche” ou sur l’angle (le « coin »), on obtient un tracé plutôt fin !

 

Dureté des crayons

Les crayons sont “durs” ou “tendre”. Un crayon très dur génère un gris clair. Un crayon très doux, très tendre crée du noir !

Comment connaître la dureté ?

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Comment savoir si le crayon est dur ou tendre ? Sur les crayons de qualité, c’est marqué ! De quelle manière ? Avec deux lettres de l’alphabet : “H” & “B”.

H” signifie “dur”, et “B” égale “tendre”.

Soit du plus dur au plus tendre : 7H, 6H, 5H, 4H, 3H, 2H, H, HB, B, 2B, 3B, 4B, 5B, 6B, 7B.

Selon les fabricants, il peut même y avoir du 8H & du 8B. Et il existe des boites de la gamme panachée (voir à la fin de cet article). Je reviendrais, dans un prochain article, sur le travail au crayon avec une gamme très large……

 

Brève parenthèse sur les papiers

Pictogramme "Punaise" par Richard Martens.Presque tous les papiers conviennent à l’usage des crayons. À commencer par le papier-machine utilisé pour le courrier & les photocopies. Souvent indiquées comme “80 g/m2”. Parfois 90 g/m2… Donc un papier assez fin.

Le « g » signifie son poids, en grammes, bien sûr. Et le « /m2 » est un signe de surface. Cela signifie, pour une feuille indiquée « 80g/m2« , qu’une feuille carrée d’un mètre de côté pèse… 80 grammes !

Enfin, plus un papier est « lourd », plus il est cher…

Et le crayon est aussi possible sur des papiers plus épais, plus luxueux. Et du papier aquarelle à grain, etc.

Nous reviendrons, bien évidemment, sur les papiers, et leur choix…

 

Et sur les gommes à effacer…

Trois sortes de gommes à effacer. Photo : Richard Martens.
Trois sortes de gommes à effacer. Photo : Richard Martens.

Il existe diverses gommes pour effacer, plus ou moins, le crayon graphite.

La plus ancienne est “caoutchouteuse” (notée 1 sur la photo ci-contre), et gomme plutôt bien.

Plus récente, il y a un type de gomme plus “plastique” (notée 2), encore plus efficace.

Une autre sorte est celle que les artistes nomment “gomme mie de pain” (notée 3), une gomme dite “malléable”. Elle est de couleur gris clair. Et s’assombrit à l’usage, en absorbant le graphite gommé. Plutôt utilisée pour le fusain.

Je parlerai plus longuement, prochainement, des gommes & de leur utilisation…

Si vous avez des questions, le « pavé » commentaire, en dessous, est là pour cela !

Richard Martens

Texte version 2.0


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Calligraphie (nom féminin) : art de bien former les caractères de l’écriture. […] – Ecriture ainsi tracée. Dictionnaire Antidote. L’étymologie nous apprend que cela signifie : « belle écriture ». Vous pouvez aussi consulter l’article de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Calligraphie

 

Produits que je vous conseille…

Si vous le souhaitez, vous pouvez acheter du matériel, via Amazon.com. Comme je suis affilié, il va de soit, et c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur la photo ci-dessous, cela ne vous coûtera pas plus. Et je percevrai un pourcentage sur cet achat. Si vous le faites, merci d’avance…

Une gomme que je trouve très efficace, c’est la gomme Staedtler Mars plastic 52650. Je vous la recommande vivement ! Vous pouvez la tester en en achetant une. Par contre, c’est plus économique de les acheter par quatre. Je vous mets les liens en dessous… Et aussi le lien pour des crayons graphites HB (moyen) en boite économique. Ainsi qu’une boite de crayons graphite panachés.

             

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