Dessin realiste en cerveau droit par Emeline – 3

En 2014, Emeline participait, pour la seconde fois, à mon “Stage de Dessin en cerveau droit1… Voici donc le troisième article que je consacre au portrait et à l’autoportrait par Emeline…

Pour mémoire, les étudiants dessinent quatre sujets, le premier jour :
•    un siège (tabouret, fauteuil…) ;
•    une de leur main ;
•    le portrait d’un participant au stage ;
•    un personnage d’imagination.
Le but est de pouvoir observer les progrès de chacun(e) durant les 30 heures du stage !

 

Portrait d’un stagiaire le premier matin

Portrait d'Elyas, par Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Portrait d’Elyas, par Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Forte de son expérience, Emeline a réalisé, ce premier matin, lundi 24 février 2014, le portrait d’Elyas. Elle a dessiné le visage de profil, et croqué le reste du dessin, de façon simple et rapide…

 

Différence entre « copier » et « dessiner » & importance de pratiquer les deux approches

Pictogramme "Fleche" par Richard Martens. Durant le stage, il y a régulièrement alternance entre “copier un dessin” et “dessiner la réalité”.

Cela est important de dessiner à partir d’une réalité (nature morte, étude documentaire, dessin de nu, dessin de plâtre…) car cela implique de transformer la réalité, qui est en trois dimensions (largeur, hauteur et profondeur) en deux dimensions (largeur et hauteur), celles de la feuille ou de la toile !

La copie seule, donc la reproduction d’un dessin, d’une peinture, d’une gravure, voire d’une photo, n’entraîne absolument pas à transformer les trois dimensions de la réalité en deux dimensions de la copie. Car un dessin, une peinture, une gravure et une photo sont déjà en deux dimensions. Or, il est important de s’entraîner au dessin réaliste d’observation.

Il m’est arrivé d’observer que certaines personnes soient tout à fait capables de réaliser une copie de dessin ou de photo. Un grand nombre de reproductions de photos, réalisées au crayon, au stylo, etc., sont d’ailleurs exposées dans divers groupes sur Facebook, par exemple… Il importe d’être conscient que, quelle que soit la qualité du dessin, il s’agit d’une copie de photo, et non d’interprétation…

Ce n’est pas le fait du hasard qu’on désigne des musiciens, respectueux de la partition à la note près, ou des comédiens, respectueux du texte au mot près, du nom… d’interprètes ! Car je pense qu’il s’agit d’une forme de compliment. Il y a de la part du musicien, du comédien, un respect de l’oeuvre du compositeur ou de l’écrivain. ET une interprétation ! Donc un ajout, une création de leur part ! Est-ce le cas, si quelqu’un copie une photo, et que le spectateur croit voir une photo ?

Je n’ai pas la réponse… J’observe simplement ce qui suit…

Il arrive que certaines de ces personnes soient incapables de dessiner à partir de la réalité observable ! Certains de mes amis sont dans ce cas… Même si ces personnes sont d’excellents copistes…

D’où l’importance de faire ce qu’on appelle du dessin d’observation, comme, par exemple :

  • de la nature morte ;
  • de l’étude documentaire ;
  • du dessin de plâtre ;
  • du dessin de nu ;
  • du dessin de modèle vivant ;
  • etc.

Ce type d’enseignement se retrouve dans tous les ateliers de dessin et de peinture, qui préparent aux concours des écoles publiques et privées. Car cette capacité à voir et à rendre de façon réaliste le monde observé est attendue dans toutes les écoles, dans tous les concours et dans tous les dossiers…

Et les écoles « attendent » des candidats de l’interprétation, de la création…

 

Copie d’un portrait de profil à partir d’un dessin de Michel-Ange

Portrait par Michel-Ange, copié et librement interprété, à l'encre de Chine & au lavis, par Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Portrait par Michel-Ange, copié et librement interprété, à l’encre de Chine & au lavis, par Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Pour cette copie, les étudiants disposent d’une photocopie d’un dessin de Michel-Ange. Un portrait de profil.

Copier ce dessin a pour but de prendre conscience, sur un portrait de profil, de l’importance du “vide” entre les traits du visage (oeil, nez & bouche) et l’oreille… C’est ce qu’explique Betty Edwards, dans son livre Dessiner grâce au cerveau droit1.

Ici, Emeline a pris des libertés, pour interpréter cette copie, à partir de la sanguine de Michel-Ange. Et c’est tant mieux, puisqu’elle réalise une superbe interprétation au lavis !

Qu’est-ce qu’un dessin au lavis ?

La réalisation est faite au lavis, c’est-à-dire avec de l’encre de Chine plus ou moins diluée avec de l’eau. Ce qui donne des nuances de gris…

 

Autre copie d’un portrait de la Renaissance française

Portrait de la Renaissance, copie d'Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Portrait de la Renaissance, copie d’Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Là encore, Emeline a reproduit ce portrait de l’École Française de la Renaissance, en y apportant sa touche, son interprétation… Y compris dans le choix du support, à savoir une feuille teintée…

 

Autoportrait d’Emeline

Autoportrait (1) réalisé par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de "Dessin en cerveau droit".
Autoportrait (1) réalisé par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de « Dessin en cerveau droit ».

Emeline a réalisé cet autoportrait le vendredi 28 février 2014. Et non le 29… Car, vous aurez peut-être noté qu’Emeline a noté “29 février” sur son dessin. Or l’année 2014 n’a pas “offert” un 29 février. Car 2014 n’est pas une année bissextile. 2016 le sera…

Ne dit-on pas que : « L’étourderie est le propre des artistes » ?

Emeline a dessiné ce qu’on nomme un “dessin au trait”.

Qu’est-ce qu’un dessin au trait ?

Un dessin au trait, c’est un dessin fait à la plume ou au stylo. Donc avec un instrument qui contrairement au crayon, ne permet pas de nuancer le trait, avec des valeurs foncées ou claires… Donc pour simuler des nuances claires ou foncées, l’artiste peut poser des hachures, ou des points, ou des touches plus ou moins fines (ou épaisses), et longues (ou courtes)… Ceci permet donc de donner l’impression d’ombres et de lumières, bien que chaque trace soit de la même intensité.

Les deux copies précédentes sont réalisées en nuances de gris. La copie de Michel-Ange est nuancée par la dilution de l’encre de Chine. Quant au portrait de la Renaissance, Emeline a produit les nuances grâce aux variations de pressions de sa main avec le crayon…

 

Autoportrait d’Emeline en couleurs

Magnifique autoportrait (2) réalisé par Emeline, en 2014, lors du stage de "Dessin en cerveau droit".
Magnifique autoportrait (2) réalisé par Emeline, en 2014, lors du stage de « Dessin en cerveau droit ».

Emeline a fait le choix d’un support cartonné, d’une couleur “brune”. Elle a campé son superbe autoportrait de façon subtile, délicate et légère. Puis, d’une certaine manière, elle a peint les yeux et la bouche, en mettant de la couleur.

Magnifique résultat !

 

Autoportrait au trait… de MEMOIRE !

Etonnant autoportrait (3) réalisé… de MEMOIRE (!) par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de "Dessin en cerveau droit".
Etonnant autoportrait (3) réalisé… de MEMOIRE (!) par Emeline, en 2014, lors de ce même stage de « Dessin en cerveau droit ».

Une fois de plus, Emeline a fait très fort.

Elle avait déjà dessiné de façon ambidextre – de la main gauche Et de la main droite — sa main droite ET sa main gauche ( cf. “Dessin de la main… DROITE2, dans l’article précédent).

Cette fois, elle a fait un autoportrait… De MÉMOIRE ! Bel autoportrait qu’elle a réalisé au trait.

 

Une mise en couleur de son autoportrait de mémoire

Photocopie de l'autoportrait (4) réalisé de mémoire par Emeline, et mise en couleurs, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Photocopie de l’autoportrait (4) réalisé de mémoire par Emeline, et mise en couleurs, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Comme cet autoportrait a été dessiné au trait, cela devient pratique à photocopier. Et il est pratique de photocopier pour obtenir plusieurs tirages… C’est ce qu’a fait Emeline. Ainsi elle a pu mettre en couleurs deux photocopies…

Pour celle-ci, Emeline a “joué” sur le contraste de la couleur en soi, en utilisant des couleurs plutôt vives, diverses et fortement contrastées…

 

Une autre mise en couleur de son autoportrait de mémoire

Une autre mise en couleurs à partir d’une photocopie de l'autoportrait (5) réalisé par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Une autre mise en couleurs à partir d’une photocopie de l’autoportrait (5) réalisé par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Pour cet autoportrait, Emeline a plutôt mis en couleurs dans l’esprit du contraste clair-obscur, dans une tendance presque monochrome, un peu comme un camaïeu

 

Voici ce que le dessin réaliste en cerveau droit permet à Emeline de faire…

 

Que pensez-vous des dessins d’Emeline ? Merci de répondre ci-dessous…

Richard Martens

Texte version 2.0, surtout pour cause de piratage de ce blogue d’une part, et de mise à jour d’informations périmées d’autre part…


Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller de l’un des liens ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Stage de dessin en cerveau droit : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/stage-dessin-cerveau-droit/
  2. Dessin de la main droite : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/dessin-realiste-cerveau-droit-par-emeline-2/

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre — ce que je vous conseille vivement —, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…

Le livre ci-dessous est en français :

Dessiner grâce au cerveau droit (4e édition)

 

Ci-après, il s’agit d’un livre avec des exercices proposés par Betty Edwards :

Dessiner grâce au cerveau droit. Livre d’exercices


 Attention ! Le livre ci-dessous est en anglais :

Drawing on the Right Side of the Brain: The Definitive, 4th Edition

 

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Dessin realiste en cerveau droit par Emeline – 2

Rappelons qu’Emeline participait, en février 2014, pour la seconde fois, à mon “Stage de Dessin en cerveau droit”1… Voici donc la suite de quelques réalisations d’Emeline, celles concernant le dessin de ses mains…

Rappel : les stagiaires dessinent quatre sujets, le premier matin :
•    un siège (tabouret, fauteuil…) ;
•    une de leur main ;
•    le portrait d’un participant au stage ;
•    un personnage d’imagination.
Tout ceci afin de garder une trace des capacités de chacun(e) au premier matin du stage, afin de voir les progrès à la fin du stage ! Après la réalisation de ces quatre dessins, je les ramasse, Et je les rends le dernier jour du stage. Car à la fin du stage, quand je rends ces dessins, je rends aussi ceux qui correspondent à ces quatre dessins, afin de faire ressortir les progrès accomplis !

Voyons donc les progrès d’Emeline, à propos du dessin des mains…

Le dessin de sa main le premier matin…

La main gauche dessinée par Emeline, en 2014, lors d'un stage de dessin en cerveau droit.
La main gauche dessinée par Emeline, en 2014, lors d’un stage de dessin en cerveau droit.

Ici, Emeline a réalisé le dessin de sa main gauche. Ce dessin est déjà bien campé. Ce qui fait ressortir qu’elle a gardé un bon “coup de patte” depuis son précédent stage, et ce qu’elle a pu faire par ailleurs… Elle a dessiné cette main le lundi 24 février 2014 en matinée, sur une feuille au format A4 (21 x 29,7 cm)… C’est donc l’un des quatre dessins du début du stage.

 

Premier dessin d’une main le mardi, par Emeline

Main gauche (2) dessinée par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Main gauche (2) dessinée par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Le lendemain, mardi 25 février 2014, soit le deuxième jour du stage, Emeline dessine sa main gauche, en regardant à peine le papier. D’où sa note écrite sur la feuille en bas à droite : “à l’aveugle + contrôle du placement” du crayon (ou du stylo !). Ce qui signifie que, comme le conseille Betty Edward, dans son ouvrage “Dessiner grâce au cerveau droit1”, l’exercice consiste à regarder le sujet à dessiner – et  non la feuille –, et parfois il suffit de jeter un bref coup d’oeil sur le papier, avant de déplacer l’outil…

 

Autre dessin de la main gauche

Sa main gauche (3) dessinée par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Sa main gauche (3) dessinée par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Ce même jour, Emeline a trouvé le temps de faire un deuxième dessin sur un format A4 ! Avec un superbe raccourci du pouce ! Et aussi, comme elle le note, “à l’aveugle avec contrôle” du stylo…

 

Dessin de la main… DROITE !

Sa main gauche (4) dessinée par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Sa main gauche (4) dessinée par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Ici, Emeline a dessiné sa main… DROITE ! Avec sa main gauche ! Sur un format A4…

Ce qui fait apparaître qu’Emeline semble être… Ambidextre !

 

Trois dessins de sa main gauche

Trois dessins de sa main gauche (5) réalisés par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Trois dessins de sa main gauche (5) réalisés par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».

Enfin, le lendemain, mercredi 26 février 2014, Emeline a pris le temps de réaliser ce triple dessin de sa main gauche, avec un stylo bille bleu

 

Dans un dernier article, je montrerai les portraits et les autoportraits réalisés par Emeline.

…à suivre…

Merci d’écrire, ci-dessous, questions, commentaires ou observations…

Richard Martens

Texte version 2.0, surtout pour cause de piratage de ce blogue d’une part, et de mise à jour d’informations périmées d’autre part…


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Stage de dessin en cerveau droit : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/stage-dessin-cerveau-droit/

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre — ce que je vous conseille vivement —, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…

Le livre ci-dessous est en français :

Dessiner grâce au cerveau droit (4e édition)

 

Ci-après, il s’agit d’un livre avec des exercices proposés par Betty Edwards :

Dessiner grâce au cerveau droit. Livre d’exercices


 Attention ! Le livre ci-dessous est en anglais :

Drawing on the Right Side of the Brain: The Definitive, 4th Edition

 

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Dessin realiste en cerveau droit par Emeline – 1

Emeline participait, en février 2014, pour la seconde fois, à mon “Stage de Dessin en cerveau droit”1, à propos duquel j’ai rédigé un article sur ce blogue. Voici donc quelques-unes des réalisations d’Emeline…

Pour mémoire, pour celles et ceux qui le savent déjà, et pour information, pour celles et ceux qui l’ignorent, j’ai placé, sur mon site2, plusieurs pages d’information à propos de ce qu’est un stage de dessin en cerveau droit3. Lequel consiste, en résumé, à savoir dessiner de façon réaliste en… trente (30) heures !

Et ce que j’appelle la “bascule”, c’est-à-dire quand le stagiaire arrive à dessiner de façon réaliste, se passe entre la 12e et la 15e heures…

Le premier matin (un lundi, en général) commence par une présentation de la méthode imaginée par Betty Edward, avec ce que j’appelle une “photo de départ”. Il s’agit, pour le stagiaire, de faire quatre dessins :

  • un objet (par exemple un siège) ;
  • une de ses main ;
  • le portrait d’une personne présente dans le stage ;
  • un personnage en pieds d’imagination.

Le but est de pouvoir “fixer” le départ des capacités de chacun(e) au début du stage, quand la méthode n’est pas encore pratiquée. Pour pouvoir voir les progrès et la différence à l’arrivée !

Dans ce premier article, je montre les progrès d’Emeline à propos des objets et des décors, comme je l’avais déjà fait, pour Thomas Brie, dans un précédent article, titré Dessin réaliste en cerveau droit par Thomas Brie4

 

Dessin d’un siège le premier matin

Un siège en plastique, dessiné par Emeline, le matin du premier jour du stage de "Dessin en cerveau droit", en 2014.
Un siège en plastique, dessiné par Emeline, le matin du premier jour du stage de « Dessin en cerveau droit », en 2014.

Ici, pour le dessin d’un objet — un siège, directement lié à la perspective — il s’agit d’une chaise, en plastique pour être plus précis. Je demande presque toujours de dessiner ce type d’objet, car il est assez grand et toujours disponible dans un atelier.

Vous pouvez en voir un autre exemple, par Sonia, sur mon site5

Emeline l’a réalisé le lundi 24 février 2014 en matinée, sur une feuille au format A4 (21 x 29,7 cm)… Elle a utilisé un stylo à bille bleu. La méthode de dessin en cerveau droit, proprement dite, n’a pas encore commencé… Il s’agit de l’un des quatre dessins de départ.

Pictogramme "Information" par Richard Martens. Pour mémoire, Emeline réalise ce stage pour le seconde fois. D’autres stagiaires l’ont précédé en faisant, eux aussi, deux fois ce stage. Julie et Antoine, entre autres, ont, eux aussi, fait deux fois ce stage. Et, ce qui reste étonnant, c’est que chacun(e) à continué de progresser lors de ce deuxième stage !

 

Dessin d’un coin d’atelier par Emeline

Coin d'atelier dessiné par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Coin d’atelier dessiné par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».
Une première vue d’un coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.
Une première vue d’un coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.

Plus tard, le mercredi 26 février 2014, soit le troisième jour du stage, Emeline a dessiné ce décor.

Il s’agit de l’un des coins de l’atelier, et ceci sans construire cette perspective.

Il s’agit, à l’extrême gauche, de l’amorce d’une fenêtre, puis, vers la droite, la silhouette d’un squelette, devant un grand tableau vert. Et au dessus, en haut de l’image, se trouve un écran déroulant pour projection de diapositives, rétroprojecteur et vidéo-projecteur…

Nota bene : j’ai ajouté cette photo de ce coin d’atelier, bien que l’angle de vue de cette photo ne soit pas tout à fait le même que celui d’Emeline. Cela donne quand même une assez bonne idée de la vue…

 

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.A noter que ma prise de vue du dessin laisse — hélas ! — légèrement à désirer. Car il s’agit d’une photo, et non d’un “scan”. Auquel cas, l’éclairage aurait été égal sur toute la surface de l’image… En effet, le coin inférieur gauche semble un peu sombre, ce qui n’était pas le cas sur le dessin original.

 

Le même coin d’atelier, dessiné par Sonia

Une autre vue d’un même coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.
Une autre vue d’un même coin d’Atelier. Photo : Richard Martens.

Sonia, la même année, a aussi réalisé ce coin d’atelier5. Sonia était légèrement plus près du mur, et un peu plus loin.

De ce fait, la fenêtre est plus visible, à gauche, avec l’espagnolette

Bien que vous puissiez voir ce dessin sur mon site, avec le lien que j’ai placé juste sur la ligne ci-dessus, j’ai préféré mettre son dessin, ci-dessous, en plus grand format…

Nota bene : j’ai ajouté, ci-contre, cette photo de l’atelier, bien que l’angle de vue, là encore, ne soit pas tout à fait le même que celui de Sonia, dont le dessin est ci-dessous. Cela donne quand même une assez bonne idée de la vue…

Le même coin d'atelier dessiné par Sonia B., en 2014, lors de ce même “Stage de Dessin en cerveau droit".
Le même coin d’atelier dessiné par Sonia B., en 2014, lors de ce même “Stage de Dessin en cerveau droit ».

 

Dessin d’un toit en verre, en contre-plongée, par Emeline

Verrière dessinée en contre plongée, par Emeline, en 2014, lors d'un stage de "Dessin en cerveau droit".
Verrière dessinée en contre plongée, par Emeline, en 2014, lors d’un stage de « Dessin en cerveau droit ».
Vue de la verrière d’un Atelier. Photo : Richard Martens.
Vue de la verrière d’un Atelier. Photo : Richard Martens.

Ce même jour, Emeline a trouvé le temps de réaliser un deuxième dessin d’un décor… Celui d’une verrière, c’est-à-dire le toit en verre et en métal, digne des architectures du XIXe siècle. Emeline a dessiné cette contre-plongée, dans le hall de cet atelier. On peut voir les “projecteurs”, les lampes qui éclairent parfois le hall, ainsi que les immeubles alentours, à travers le verre de la toiture…

Nota bene : là aussi, j’ai ajouté cette photo de la verrière, bien que l’angle de vue ne soit pas tout à fait le même pour Emeline. Cela donne quand même une assez bonne idée de la vue…

Ah ! J’oubliais un détail… Quand on dessine en cerveau droit, plus le “sujet” est complexe, plus c’est… Facile ! Ce qui est paradoxal, et c’est ainsi !

 

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.A noter que, là aussi, ma prise de vue du dessin laisse — hélas ! — à désirer. Car il s’agit d’une photo, et non d’un “scan”. Auquel cas, l’éclairage aurait été égal sur toute la surface de l’image… En effet, le coin inférieur gauche semble sombre, et en haut à gauche, un peu sombre, ce qui n’était pas le cas sur le dessin original.

 

Dans le prochain article, je montrerai les dessins de mains d’Emeline. Puis je terminerai par le portrait et les autoportraits d’Emeline…

…à suivre…

Merci de poser, ci-dessous, questions, commentaires, observations…

Richard Martens

Texte version 3.0, surtout pour cause de piratage de ce blogue d’une part, et de mise à jour d’informations périmées d’autre part…


Notes

Comme d’habitude, voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisés dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/stage-dessin-cerveau-droit/
  2. http://richard-martens.eu/ Mon site est essentiellement dédié à mes réalisations personnelles et professionnelles, comme illustrateur et graphiste. Il y a, cependant une partie dédiée à mon “Stage de dessin en cerveau droit”, en sous-domaine de mon site, à l’adresse suivante :
  3. http://dessin-cerveau-droit.richard-martens.eu/
  4. https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/dessin-realiste-en-cerveau-droit-par-thomas-brie/
  5. http://dessin-cerveau-droit.richard-martens.eu/soniachaiseetdec.html

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre — ce que je vous conseille vivement —, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…

Le livre ci-dessous est en français :

Dessiner grâce au cerveau droit (4e édition)

 

Ci-après, il s’agit d’un livre avec des exercices proposés par Betty Edwards :

Dessiner grâce au cerveau droit. Livre d’exercices


 Attention ! Le livre ci-dessous est en anglais :

Drawing on the Right Side of the Brain: The Definitive, 4th Edition

 

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Decalquer un dessin – 1

Pour certaines personnes, décalquer un dessin, c’est tricher ! Rien n’est plus faux !

Dans cet article, je rappelle brièvement la raison de décalquer. Et comment le faire, de deux façons différentes. L’une, est classique, et l’autre est celle que j’ai développée fort des conseils d’Alain Le Foll2, mon professeur d’illustration à l’Ensad1 de Paris. Professeur, hélas ! trop tôt disparu, et à la mémoire de qui je dédie cet article.

Bien que cela me semble évident, je préfère quand même préciser que le principe de décalquer implique de le faire aussi bien à partir d’un dessin qu’à partir d’une photo…

Il y aura trois parties pour cet article :

  • 1re partie : Pourquoi et comment décalquer ? Méthode ancienne, simple et classique.
  • 2e partie : ma méthode favorite pour décalquer… En “fabriquant” ce que j’ai nommé un “calque-carbone”.
  • 3e partie : comment utiliser mon “calque-carbone”.

 

Pourquoi décalquer ?

J’en ai déjà expliqué la raison principale dans mon article sur « Etapes d’illustration de “La Bosse du crime” – 1/2 », en particulier à l’intertitre “Pourquoi reporter le dessin sur une autre feuille ?” : https://apprenons-dessin-et-peinture.fr/etapes-illustration-de-la-bosse-du-crime-1/

J’en rappelle cependant brièvement les raisons :

il est important d’encrer ou de peindre sur une feuille relativement lisse. Ceci implique donc de reporter un dessin sur une feuille vierge et nette, après avoir “fatigué” la feuille qui a “subie” les recherches, les tâtonnements, les repentirs…


À noter…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Le peintre Italien Raphaël est un très bel exemple d’un artiste qui décalquait systématiquement ses dessins. Perfectionniste, souvent insatisfait de ses dessins, Raphaël a conçu diverses méthodes pour dessiner et décalquer ses dessins, à une époque où le calque, comme nous le connaissons, n’existait pas ! Une exposition dans un musée Parisien, il y a fort longtemps, mettait en lumière ces diverses techniques, dont certaines étaient très originales !


Je rappelle que certaines techniques, comme l’aquarelle, ou l’aérographe ne supportent pas le papier foulé, gommé, frotté, creusé…

 

Pour illustrer “recherches” et “papier fatigué”

Couverture de "Tintin au Tibet", par Hergé, aux éditions Casterman.
Couverture de « Tintin au Tibet », par Hergé, aux éditions Casterman.

Pour mieux illustrer mes propos, concernant tout à la fois les recherches & le papier fatigué, voici ci-contre la couverture de l’excellent album de Tintin, voire son meilleur album selon les “tintinophiles” : “Tintin au Tibet”, par Hergé, aux éditions Casterman.

Pourquoi cette couverture ?

Tout simplement parce que cette couverture a figurée dans – au moins – deux expositions.

– « Et alors ? » me direz-vous…

Et bien parlons d’une…

Exposition montrant tout à la fois le crayonné ET la page encrée

Il y a de nombreuses années, j’ai pu visiter, à quelques temps d’intervalle, deux expositions consacrées à Hergé & à Tintin…

Pour celles & ceux qui ont eu, comme moi, la chance de voir l’une de ces deux expositions, nous avons pu, dans les deux, voir la même planche crayonnée de cette couverture, et à côté, voir la version finale, encrée.

Feuille fatiguée et recherches

Je mets ci-après, deux reproductions du crayonné de cette couverture.

Dessin annoté de la couverture de "Tintin au Tibet", par Hergé aux éditions Casterman.
Dessin annoté de la couverture de « Tintin au Tibet », par Hergé aux éditions Casterman.

On peut d’ailleurs en voir un exemplaire sur internet, via les recherches avec Google.

Et on en trouve une reproduction, en grand format proche de l’original, dans le superbe livre de Philippe Goddin, “Hergé et Tintin reporters – Du Petit vingtième au journal Tintin, éditions du Lombard, 1986, à Bruxelles, à la page 124.

Marqué 1, sur cette première reproduction, j’ai entouré les personnages, car cette partie était littéralement tout en bosses et en creux, tellement Hergé avait crayonné et gommé à divers endroits, et surtout du côté des personnages (beaucoup de repentirs3).

Marqué 2, j’ai aussi entouré le chien Milou, qu’on peut voir en… Trois exemplaires ! Car Hergé cherchait visiblement où le placer. Il va de soi que, sur la couverture, Hervé n’en a encré qu’un, après avoir pris la décision de le dessiner et de l’encrer là où il est fixé pour l’éternité…

Crayonné du dessin de la couverture de « Tintin au Tibet », par Hergé aux éditions Casterman.

Je rappelle que, lors des expositions, il y avait la planche crayonnée ET la page encrée. Puisque Hergé avait décalqué l’ensemble du crayonné, dont UN seul Milou sur cette seconde page pour l’encrer.

On peut voir, ci-contre, tout à la fois les repentirs3 d’Hergé sur les personnages, et ses recherches concernant Milou…

Il semble que ce soit E. P. Jacobs qui ait appris à Hergé cette façon de faire, à savoir :

  1. dessiner sur une feuille (recherches, voire finalisation du crayonné) ;
  2. décalquer le dessin final, donc sur une feuille de calque ;
  3. reporter le dessin, grâce au calque, sur une nouvelle feuille de qualité.

 

Comment décalquer précisément ?

Méthode simple pour décalquer

Cette première méthode est la plus répandue. Elle comporte trois étapes ou “passages” :

  1. – poser et « fixer » un calque sur le dessin final et tracer au recto de la feuille de calque tout le dessin final ;
  2. retourner le calque (verso ou « dos ») et repasser tous les traits du dessin au crayon. Ou frotter largement sur tout le calque (ou presque) ;
  3. – remettre le calque à l’endroit (verso), comme au début. Le poser et fixer sur une nouvelle feuille. Et repasser au crayon tout le dessin qui figure sur le calque. Ce qui fait qu’on vient de décalquer le dessin sur une nouvelle feuille !

Revoyons cela en détail, et avec des images…

Première étape : dessiner/décalquer au recto de la feuille de calque

Cela consiste à poser une feuille de calque sur le dessin qu’on veut reporter sur une autre feuille. Il peut être utile de le fixer (ruban adhésif ou pâte adhésive). Ensuite on trace TOUS les traits du dessin sur ce calque. Ce que j’indique ci-dessous en notant, à gauche, “Recto-Endroit” ou “R”

Décalquer au recto puis frotter au verso : la méthode simple. Création : Richard Martens.
Décalquer au recto puis frotter au verso : la méthode simple. Création : Richard Martens.

Deuxième étape : dessiner – à nouveau – (ou frotter) au dos du calque

Ensuite, on retourne le calque, et au verso, au dos du calque (noté sur le schéma ci-dessus, à droite, “Verso-Envers” ou “V”), on trace – à nouveau TOUS les traits du dessin, par transparence. Sinon, on peut frotter grossièrement sur tous les traits… Il est important de n’en oublier aucun !

J’ai placé une flèche afin de faire ressortir le fait que la feuille de calque est bien retournée !

 

Troisième étape : décalquer le dessin au recto du calque sur une feuille vierge

Pour ce troisième passage, littéralement, on remet le calque à l’endroit (recto).

Puis on pose le calque sur une feuille vierge, en le plaçant là où on le souhaite. Et si possible on fixe le calque avec un ruban adhésif, en le testant au préalable, afin d’être sûr que ce ruban ne déchirera pas le papier vierge quand on l’ôtera. Il est pratique de fixer le calque seulement dans sa partie haute, par exemple. Ainsi on peut le soulever si on le souhaite…

Et enfin, on repasse sur l’intégralité des traits du dessin sur le calque.


IMPORTANT !

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Il est utile de soulever le calque par le bas, de temps en temps. Cela permet de vérifier que les traits soient bien reportés. En effet, il arrive qu’on oublie de frotter certains traits au dos du calque… D’où l’intérêt de vérifier régulièrement…

C’est pourquoi je conseille de poser du ruban adhésif seulement en haut du calque. Pour pouvoir soulever régulièrement le calque, pour vérifier que le report se fait bien !


Dans la deuxième & troisième partie de cet article, j’expliquerai  la méthode que j’appelle le “calque-carbone”. Comment en “fabriquer” et comment l’utiliser…

 

Oser faire des commentaires ci-dessous. Posez des questions, formulez des demandes !

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Ensad : acronyme pour “École Nationale Supérieure des Arts-Décoratifs” de Paris, communément appelée les “Arts-déco”. Voici le lien pour un article sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_nationale_sup%C3%A9rieure_des_arts_d%C3%A9coratifs
  2. Alain Le Foll est un illustrateur Français de grand talent, né en 1934, et décédé en 1981. Il fut Directeur artistique aux éditions Delpire. Et illustra “Sinbad le marin”, et divers ouvrages. Et oeuvra aussi pour des magazines comme “Elle”, “Record”, etc. Il fut professeur d’illustration à l’Ensad dans les années 1970-1980 environ, à la même époque que ses collègues, Bob Élia & Jean Lagarrigue, entre autres. Et qui furent aussi deux de mes professeurs… J’ai eu la très grande chance de croiser sa route comme étudiant… Il m’a fait l’honneur de m’inviter chez lui, et m’a offert une gravure à l’eau forte dédicacée, ainsi qu’une lithographie en couleurs. Et m’a transmis le plaisir du partage, en apportant régulièrement des livres d’art. Il repose au Père-Lachaise…
  3. Repentir : n. m. Beaux-arts : changement apporté à une oeuvre pendant son exécution. Dictionnaire Antidote. Souvent synonyme de « ratage », pour le commun des mortels qui ignorent ce mot… Et qui développent une PNP ou PNQP (« Pensée Négative (Quasi) Permanente »). Par opposition à la PPP (« Pensée Positive Permanente »)…

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Agrandir un dessin – 1

Comment agrandir un dessin ? C’est une question qui revient parfois…

Et une autre question revient souvent : pourquoi agrandir un dessin ?

Et parfois aussi : pourquoi ne pas le faire en grand dès le début ? Je répondrai à cette dernière question lors d’un autre article…

Je vais répondre à ces questions. C’est ce que je vais expliquer dans cet article. Que je vais illustrer avec une réalisation, dont la reproduction figure ci-contre, et que je considère comme inachevée. Même si certaines personnes m’ont dit le contraire…

Concernant cette peinture, je suis parti de l’idée d’un crayon qui serait comme un tube de dentifrice…

Voyons d’abord les raisons de travailler “petit”, et pourquoi agrandir ? Et ci-dessous les premières recherches en petit format.

 

Recherches en petit format A4* ou A5*

Recherches sous la forme de croquis sur papier calque, par Richard Martens.
Recherches sous la forme de croquis sur papier calque, par Richard Martens.

* Pour mémoire :

  • le format A3 est le double du format A4. Donc le A3 est de 29,7 cm x 42 cm. C’est le grand format de la plupart des photocopieuses.
  • le format A4 est de 21 cm x 29,7 cm. C’est le format du papier dit “papier machine”, du courrier, et le format normal des photocopieuses
  • le format A5 est la moitié du format A4, soit 14,85 cm x 21 cm.

 

Pourquoi travailler en petit format ?

Je vais être bref sur cette question. Puisque j’y reviendrai, dans un article dédié à ce sujet, très important, selon moi !

L’intérêt de dessiner en petit format, c’est-à-dire en format A4 (21 x 29,7 cm) maximum, voire plus petit, c’est que nous avons une vue d’ensemble du dessin. Ainsi on peut voir si les proportions & la composition “fonctionnent”… Ou pas !

Si le format est trop grand, il est physiologiquement impossible de voir l’ensemble !

Chaque fois que j’ai eu à faire une peinture, un dessin, une illustration, j’ai toujours commencé par dessiner en petit format mes recherches d’idées. Et ceci jusqu’au dessin final, avant de passer à l’encrage en noir et blanc, ou à la peinture !

 

Pour le “crayon-tube”, j’ai commencé par faire des recherches, ci-dessus, sur du calque d’un format de 21 x 27 cm, avec deux crayons, un bleu & un rouge…

Puis j’ai réalisé un dessin — que j’ai annoté — d’un tube de dentifrice. Dessin placé ci-dessous, qui est à peu près au format du crayonné original, soit 15 cm de large, sur du papier machine de 80 ou 90 g/m2 !

Dessin au crayon — et annoté — d'un tube de dentifrice par Richard Martens.
Dessin au crayon — et annoté — d’un tube de dentifrice par Richard Martens.

 

Pourquoi agrandir ?

Sauf à avoir une âme de miniaturiste, il est très souvent utile de dessiner — ou de peindre — en grand format, car on peut traiter de détails sans se fatiguer les yeux, entre autres raisons.

De plus, un petit “raté” sera quasi invisible dans une grande réalisation. Ce n’est pas un hasard, si, sur Facebook, dans les groupes — nombreux — consacrés à la peinture &/ou au dessin, beaucoup de réalisations sont faites en très grand format. Parfois plus d’un mètre de côté… il y a souvent des objets posés près de l’oeuvre (crayons, stylo-bille, etc.) qui donnent une idée de l’échelle de la création. Et donc de sa taille.

Travailler en grand est très souvent plus “confortable”, quand on a la place…

 


À noter…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Agrandir un dessin, signifie aussi reporter le dessin ! Et reporter un dessin sur un feuille “fraîche” ou une toile signifie que le support n’est pas “fatigué”.

En effet, souvent le fait de dessiner sur la feuille un peu longtemps, voire de gommer va “fatiguer” la feuille, la marquer, l’abîmer !


Nous allons voir maintenant le sujet principal de cet article…

 

Existe t-il des méthodes pour  agrandir un dessin ?

Oui, il en existe un certain nombre ! Certaines sont très anciennes. Certaines sont plus pratiques que d’autres. Certaines sont pratiques… Mais coûteuses !

Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.

Il existe diverses façons d’agrandir un dessin. En voici une liste :

  • la mise aux carreaux, méthode la plus ancienne (Michel-Ange, Léonard de Vinci, etc.) que j’explique dans cet article. Elle est économique, et implique d’avoir de la patience ;
  • la prise de vue en diapositive, puis sa projection (les peintres hyperréalistes Américains, Salvador Dali probablement, etc.) ;
  • le rétroprojecteur ;
  • l’épidiascope (Joseph Gillain dit Jijé…) ;
  • la chambre noire (Vermeer…) ;
  • la chambre claire (Dürer, Léonard de Vinci…) ;
  • la photographie (Jean-Jacques Vincent…) ;
  • le scanner.

Il est possible que j’en oublie…

J’en expliquerai certaines plus tard, en fonction des questions que vous seriez amené à me poser.

Ci-dessus, j’ai placé mon dessin final, en bleu, sur un papier machine en format A4 (21 x 29,7 cm).

 

Le carroyage ou mise aux carreaux

Le procédé qui consiste à tracer des carreaux sur un dessin est très ancien et se nomme le « carroyage » ou la « mise aux carreaux ».

Mon dessin lui même, mis aux carreaux ci-dessus, mesure 10 cm de haut x 18 cm de large.

Quand le dessin a été terminé, j’ai tracé des carreaux d’un centimètre de côté, soit dix-huit carreaux de large pour dix carreaux de haut,  donc un dessin de 18 cm x 10 cm !

Et je place, pour chaque colonne et pour chaque rangée :

  • soit des nombres romains (de I à XVIII, ici) & arabes (de 1 à 10 ou plus) ;
  • soit des nombres (de 1 à 18, par exemple) et des lettres de l’alphabet (de A à J, par exemple).

L’important est de pouvoir repérer chaque case/carré par une donnée numérique ou alpha-numérique. Par exemple : 3-XII ou bien C-12, selon votre choix de notation des colonnes et des rangées.

Vous pouvez voir que j’ai fait cela sur le dessin ci-dessus : de 1 à 10 pour les rangées, et de I à XVIII, pour les colonnes.

 

Placer des carreaux plus petits dans des carreaux ?

Ci-dessous, j’ai placé un agrandissement photographique d’un détail de ce dessin final. Pour montrer que parfois, il peut y avoir beaucoup de petits détails. Auquel cas il suffit – là ou il y a des petits détails – de diviser en deux chacun des côtés des carrés concernés. Comme ci-dessous…

Détail agrandi du dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Détail agrandi du dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.

Il m’est arrivé, lors de la lecture d’un ouvrage qui se voulait sérieux, de lire que le peintre Edgar Degas utilisait les carreaux pour apprendre à dessiner. Alors qu’il est plus que probable que Degas devait utiliser le carroyage pour agrandir et reporter son dessin, afin de le peindre… en plus grand… sur une toile !


À noter…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.En haut à droite de cet agrandissement — ci dessus —, les carreaux mesurent — en réalité — 1 cm. Alors qu’en bas et à gauche, j’ai “doublé” les carreaux. Pour le dire autrement, j’ai divisé en deux les carreaux d’un centimètre. Donc nous pouvons voir des carreaux — avec un tracé plus fin — d’un demi centimètre, donc de 5 mm (cinq millimètres) de côté ! Cela va permettre de mieux gérer les détails.


 

Comment agrandir ? En reportant le dessin, carré après carré, dans des carreaux plus grands !

Pour agrandir, il suffit de prendre une feuille plus grande. Une feuille de la taille du support final : toile, papier…

Pour cette peinture, j’ai opté pour un papier de format supérieur à A3 (29,7 x 42 cm). Aussi ai-je pris une feuille de calque de format A3… Sur cette feuille A3, j’ai tracé des carreaux deux fois plus grands, de 2 cm de côté. Soit dix carreaux de haut pour dix-huit carreaux de large !

 

Comparons la taille du dessin final et de son agrandissement

Ci-dessous, j’ai mis exprès le dessin final, lequel est — dans la réalité — inscrit dans un A4 — donc un peu plus petit qu’un A4 —, et son agrandissement dans un format A3 (29,7 x 42 cm) soit un peu plus du double ! Il va de soi que ce ne sont pas les vraies mesures sur cet écran d’ordinateur. Cependant le rapport est à peu près le même, soit quasiment du simple au double !

Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Dessin final sur papier machine en A4 représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Calque en A3 (29,7 x 42 cm) représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.
Calque en A3 (29,7 x 42 cm) représentant un “crayon-tube”, avec une mise aux carreaux, par ©Richard Martens.

Sur ce calque de l’agrandissement, retrouvé récemment, nous pouvons voir que je l’avais plié en deux pour l’archiver. Et qu’il comporte des traces de rouge déposé à l’aérographe1.

J’avais — plus haut — indiqué que, sur le dessin d’origine, j’avais divisé certains carreaux, en carreaux de 5 mm, pour les détails. J’ai donc fait la même chose sur le calque de format A3, avec des carreaux d’un cm dans les carreaux de 2 cm !

Puis en allant de carreau en carreau, j’ai reproduit sur le calque A3, TOUT ce qu’il y avait dans chaque carré du dessin d’origine. D’où l’intérêt de “nommer” les carrés, grâce au “codage” alpha-numérique” (ou pour moi, “codé” ici, en nombres romains & arabes). Ceci évite de se perdre. Y compris en faisant des pauses. Ainsi, il est facile de savoir où on en est…

 

Quand tout le dessin a été agrandi, il reste à le décalquer, puis à peindre !

Peinture inachevée de ©Richard Martens, représentant un “crayon-tube” rouge..
Peinture inachevée de ©Richard Martens, représentant un “crayon-tube” rouge..

Comme je l’ai écrit dans le chapeau2, cette peinture est, pour moi, inachevée, puisque la partie centrale du tube est “plate”, c’est-à-dire seulement faite d’un aplat rouge sans le moindre modelé d’une part, et le bois près de la mine n’est pas… “ter-miné”, d’autre part.

Voilà… J’espère avoir été explicite, sans être ennuyeux. Et que cet article servira à quelqu’un.

 Si ce n’est pas assez explicite, merci de me le dire dans les commentaires ci-dessous. Vous pouvez aussi poser des questions, ou rédiger des demandes. Merci d’avance !

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…


Notes

  1. Aérographe : c’est une sorte de pistolet pour la peinture. Un pistolet qui pulvérise très finement de la couleur liquide. Ce nom était à l’origine une marque Américaine, qui existerait toujours : Aerograph. Sans “e” à la fin, et bien sûr sans accent… C’est devenu, comme Frigidaire, un nom commun sans majuscule.
  2. Chapeau (ou chapô) : terme de typographie pour désigner, dans la presse, le texte d’introduction/présentation d’un article. Souvent en corps gras (typographie plus épaisse), voire dans un corps plus grand (c’est-à-dire un texte plus grand).

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Proportions d’une tete d’adulte – 3

Voici la troisième partie de l’analyse des proportions d’une tête d’adulte de FACE.

Pour mémoire, j’ai réalisé ces analyses à partir de la photo de la tête d’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. La source photographique est la “Collection of the Australian National Maritime Museum”. Je rappelle que je répète cette information dans un souci de respect du droit d’auteur. En effet, il arrive que le propriétaire des droits de reproduction d’une image (dessin, illustration , peinture, photo…) offre le droit à l’image. En contre-partie, il est explicitement demandé de mentionner la source de cette image. Ce que je fais volontiers. Merci à l’Australian National Maritime Museum pour ce cadeau.

Pour ce troisième article, nous allons voir les proportions des yeux de face. Et ce qui en découle…

 

L’espace entre les deux yeux égale un oeil1 !

il y a la largeur d'un oeil entre les deux yeux. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
il y a la largeur d’un oeil entre les deux yeux. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Ceci est facile à mémoriser. L’espace entre les deux yeux est égal à un oeil.

Comme s’il y avait trois yeux, côte à côte… Voyons la photo ci-contre…

Comme précé-demment, pour bien le démontrer, j’ai placé quatre lignes verticales roses, de part et d’autre de trois rectangles vert pâle, égaux entre eux et de  largeur… d’un oeil, bien sûr !

Notes

  1. Rappel : je commets délibérément une faute typographique en ne mettant pas un “o, e dans l’o”, pour le mot “oeil” dans le titre, car les robots de Google, et autre robots, pour un recensement de cet article, risquent de “perdre un titre” pour cause d’incompréhension, dans l’univers international d’internet. “Œ” (ici en majuscule) ou “œ” n’est pas un signe typographique international, mais bien un signe typiquement Français. Bilan : une personne qui fait une recherche “risque“ de ne pas trouver cet article. Même chose pour les lettres accentuées : à, é, é ï, etc. et les mêmes en capitales : À, É, È, Î, Ï, Ÿ, Ô, etc.
  2. Si, si ! Les majuscules accentuées existent… En français. La preuve ? Elles se trouvent… juste avant ! (;-{D}

 

La largeur d’une tête d’adulte de face égale… CINQ yeux !

Pour un visage de face, il y a 5 yeux de large. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Pour un visage de face, il y a 5 yeux de large. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Fort du paragraphe précédent, il suffit de mémoriser cela aussi.

Mémoriser cela nous permet d’observer, sur un modèle de face, si ses proportions coïncident avec le canon d’atelier.

Car, je le rappelle, tout ceci est un Canon d’atelier. Donc des proportions “idéales”. Et aucun de nous ne correspond totalement à un canon.

Même remarque sur cette photo, concernant les lignes verticales & les CINQ rectangles égaux, de la largeur d’un oeil…

 

Les traits du visages s’inscrivent dans un triangle équilatéral

Les éléments du visage s'inscrivent dans un triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Les éléments du visage s’inscrivent dans un triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Comme son nom l’indique, un triangle équilatéral a donc (“TRI-angle” : trois angles et aussi…) trois côtés (“équi-LATÉRAL”) égaux (“ÉQUI-latéral”).

Nous pouvons voir, sur la photo, que les traits du visage (les yeux, le nez, la bouche) s’inscrivent dans un triangle équilatéral. Pour autant, ils ne coïncident pas avec les sommets des angles ou avec les côtés. C’est juste une remarque intéressante… La ligne haute horizontale coïncide avec la ligne des sourcils. Et la pointe inférieure, avec le bas du menton…

 

Notons, cependant, que la largeur de la bouche peut coïncider avec deux côtés du triangle… Ici, c’est le cas. Est-ce toujours le cas ? C’est à vérifier, face à un modèle.

 

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.Pour dessiner, il y a trois intérêts à connaître un canon d’atelier :

  1. comparer avec la réalité, pour mieux observer et reproduire la réalité ;
  2. pouvoir faire un portrait de mémoire plus tard, après avoir bien comparé face au modèle ;
  3. pouvoir créer d’imagination !

 

Coïncidences troublantes avec deux triangles équilatéraux

Les éléments du visage s'inscrivent dans un double triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Les éléments du visage s’inscrivent dans un double triangle équilatéral. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Si nous poussons plus avant la “remarque”, avec un second triangle équilatéral concentrique (du Latin “CON” = “avec”, et “CENTR-ique” = “centre”), ayant le “même” centre (un “centre commun”), nous obtenons ceci (voir la photo de gauche)…

Ici, deux des côtés du second triangles passent par le milieu des yeux, et le troisième, horizontal, est en relative coïncidence avec la bouche.

Ceci n’est pas une règle absolue, je le répète…

C’est tout pour cet article.

 

Je reviendrai, plus tard sur la tête de profil, et aussi sur la construction d’une tête réaliste d’imagination. Et je ferais à nouveau référence à ce canon d’atelier…

Est-ce que cela vous est utile ? Quoi qu’il en soit, osez l’écrire, ci-dessous, dans les commentaires…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…

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Proportions d’une tete d’adulte – 2

Voici donc la suite de l’article sur l’analyse des proportions d’une tête d’adulte.

Analyses réalisées à partir de la photo de la tête d’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Et pour mémoire, la source photographique est la “Collection of the Australian National Maritime Museum”. Pour ce deuxième article, nous allons voir le canon d’atelier de la face. Donc du menton jusqu’au sommet du front ou presque, selon l’implantation des cheveux… Quand il y en a !

Ce canon recoupe celui des auteurs déjà cités, ainsi que, un peu dans le désordre ou presque, MM. Arnould Moreaux, Richard G. Hatton, Walt Reed, George Bridgman, Arthur Thomson, Guy Pehourcq, Edmond J. Farris, John Vanderpoel, Walter Foster, John Buscema, Burne Hogarth, Rich Buckler, et quelques autres…

Nous en étions à la face divisée en trois parties…

 

La FACE se divise en trois parties égales en hauteur

La face se divise en trois parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime ».

Rappel : le visage, donc la face (et non pas toute la tête, je le rappelle !) se divise en trois parties égales, ou étages.

Il y a :

  • du bas du menton au bas du nez (étage inférieur)
  • du bas du nez aux sourcils (étage médian)
  • des sourcils à (plus ou moins) la racine des cheveux (étage supérieur)

Nous allons maintenant voir quelques subtilités, liées à cette division en trois parties…

Pour cela, nous allons nous occuper de l’étage inférieur, celui qui va du bas du nez au menton.

 

L’étage inférieur se divise, lui aussi, en trois parties égales

Il y a trois parties entre le bas du nez et le bas du menton. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Il y a trois parties entre le bas du nez et le bas du menton. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Afin de faire ressortir ces trois parties, j’ai placé trois carrés bleus égaux.

Et j’ai ajouté les quatre lignes horizontales séparatrices…

En fait deux lignes entre la ligne du bas du nez et la ligne du bas du menton.

J’ai aussi indiquer les tiers… Avec des fractions !

Voyons cela plus en détails…

 

 

La ligne séparatrice du tiers supérieur égale la bouche

La bouche est au 1/3 supérieur de l’espace entre le bas du nez et le bas du menton. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
La bouche est au 1/3 supérieur de l’espace entre le bas du nez et le bas du menton. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

La ligne qui marque le tiers supérieur, entre le nez et le menton est la ligne de la bouche.

C’est, plus précisément, la séparation entre les deux lèvres, comme nous pouvons le voir sur la photo ci-contre…

Il s’agit donc littéralement d’une ligne séparatrice !

 

 

 

La ligne séparatrice du tiers inférieur égale le creux du menton

Le creux du menton se situe au 1/3 inférieur de l'étage “nez-menton”. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.
Le creux du menton se situe au 1/3 inférieur de l’étage “nez-menton”. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime”.

Ce que nous pouvons voir, là aussi, sur la photo à gauche, c’est que la ligne séparatrice des deux parties inférieures correspond au creux du menton !

Notons que le menton lui-même est un peu comme un ballon ovoïde couché, presque un ballon de rugby…

 

 

 

Si nous faisions le schéma d’une tête ?

Nous pouvons voir, ci-dessous, un schéma commenté — j’insiste sur le mot schéma, car c’en est un.

Pourquoi un schéma ?

Pictogramme "Point d'interrogation" par Richard Martens.Tout simplement parce que les schémas sont la base — très souvent — aussi bien du dessin réaliste d’imagination, que du dessin d’observation.

Comme l’intérêt à moyen terme est de pouvoir dessiner des têtes réalistes d’observation ou d’imagination, il importe que les schémas soient “justes”, efficaces, bien contruit… Si les proportions sont bonnes, alors on peut poursuivre le dessin ! Voire la peinture ?

Sans un schéma juste, dessiner des détails, ce serait comme de poser du papier peint de qualité sur les murs d’une maison bâtie de travers !

Schéma commenté d'un schéma de tête réaliste au tableau vert, par Richard Martens, en 2014.
Schéma commenté d’un schéma de tête réaliste au tableau vert, par Richard Martens, en 2014.

Un schéma est réalisé en six, voire sept traits horizontaux maximum pour un portrait réaliste de face :

  • deux traits pour les sourcils ;
  • deux traits pour les yeux ;
  • un trait pour le bas du nez ;
  • un trait pour la bouche ;
  • et (pourquoi pas ?) un septième trait pour le creux du menton.

 

Schéma au tableau vert d'une tête d'adulte imaginaire réaliste, par Richard Martens, en 2013.
Schéma au tableau vert d’une tête d’adulte imaginaire réaliste, par Richard Martens, en 2013.

Si maintenant nous dessinons une forme proche d’un oeuf, et que nous le divisions en deux dans sa hauteur totale, nous aurions la ligne des yeux.

Plaçons, au dessus des yeux, et un peu au “pifomètre”, une ligne. Ce sera la ligne des sourcils. Appelons-là “Équateur”. Je reviendrai plus tard sur le choix de ce mot… Qui nous vient d’Andrew Loomis.

Nous avons vu, précédemment, que le milieu de la hauteur entre la ligne des sourcils et le bas du menton… c’est le bas du nez !

Et la bouche se place, nous venons de le voir, au tiers supérieur de l’étage inférieur !

Quant au menton, j’ai opté pour une forme “ovoïde”, placée entre le creux du menton & le bas du menton.

À NOTER…

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Que le crâne est presque sphérique. Donc presque comme un demi-cercle de face. Comme un oeuf, avec la partie “pointu”, “étroite” en bas. Car le menton est presque comme un — petit — ballon de rugby couché ! Je reviendrai sur ce principe dans un prochain article…

 

Le suite prochainement, avec plus de détails concernant les proportions des yeux de face

Merci Micheline pour tes commentaires qui m’encouragent à continuer ! Et merci à celles & à ceux qui osent commenter ci-dessous…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…

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Proportions d’une tete d’adulte – 1

Voyons quelques principes de base des proportions d’un “vrai” visage. Pour cela nous allons analyser un portrait à partir d’une photo…

Les principes qui suivent s’appliquent à quasiment tous les visages. Donc à toutes les têtes réalistes qu’on peut et qu’on veut créer ou observer et dessiner ! Avec, évidemment quelques variations…

Toutes les informations qui suivent correspondent à ce qu’on nomme un “Canon d’atelier”, c’est-à-dire des proportions idéales, qui varient selon les artistes : Vitruve, Léonard de Vinci, Albrecht Dürer, Jean Cousin, William Rimmer, Richard Hatton, Paul Richet, etc.

 

Un portrait normal de face

Portrait de jeune femme. Source de la photo : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.
Portrait de jeune femme. Source de la photo : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.

Nous allons prendre, comme exemple de démonstration, la photo du visage d’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle.

Le cadrage correspond à ce qu’on nomme un “plan taille” ou un “premier plan”. Cette photo est notre point de départ…

J’ai pratiqué sur d’autres « têtes » ces mêmes analyses. Qui sont utiles pour observer ou pour créer…

 

Source photographique

Comme il est important, pour moi, de citer mes sources, cette photo provient de la “Collection of the Australian National Maritime Museum”. Sans qu’il y ait plus d’indication sur la personne ou l’auteur de la photo d’origine…

 

Les auteurs d’un canon d’atelier & sources d’influence

Concernant l’analyse des proportions d’une tête d’adulte, je m’appuie, entre autres, sur les travaux des dessinateurs et auteurs cités ci-dessus :

  • Vitruve ;
  • Léonard de Vinci ;
  • Albrecht Dürer ;
  • Jean Cousin ;
  • William Rimmer ;
  • Richard Hatton ;
  • Paul Richet.

Je m’appuie aussi sur les ouvrages d’Andrew Loomis, illustrateur Américain de talent, qui a écrit (à ma connaissance) cinq livres sur le dessin…

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Attention ! TOUT ce qui suit correspond à une synthèse de divers canons d’atelier. Donc à la vision d’une tête idéale ! La réalité est faite de variantes de ces canons… Donc peu de personnes correspondent complètement à ce canon !

 

Un visage normal de face

Gros plan de jeune femme. Source : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.
Gros plan de jeune femme. Source : “Collection of the Australian National Maritime Museum”.

Pour des raisons pratiques, les analyses porterons sur un visage, dans un cadrage plus serré. Ce qu’on appelle un “gros plan”.

Ceci afin de mieux se concentrer sur la tête elle-même.

Analysons maintenant les proportions d’un visage réaliste adulte… D’abord par rapport à la hauteur.

Par la suite, nous analyserons la tête par rapport à la largeur.

 

Pourquoi connaître cela ?

Pictogramme "Point d'interrogation" par Richard Martens.Il est essentiel de savoir tout cela. C’est-à-dire de connaître les proportions d’une tête humaine si on souhaite réaliser des dessins ou des peintures de portraits réalistes.

connaître cela permet d’observer les différences entre ces proportions idéales et la réalité observée.

C’est aussi utile pour créer une tête imaginaire !

 

LE VISAGE DANS LA HAUTEUR

Comme je viens de l’écrire, dans un premier temps, nous allons analyser la tête dans sa hauteur.

Puis nous verrons, dans un prochain article, la tête dans sa largeur.

 

La TÊTE peut se diviser en deux parties égales en hauteur…

J’ai mis le mot “TÊTE” en majuscules, car il s’agit bien de TOUTE la tête, du sommet du crâne au bas du menton… Pour bien distinguer la suite qui concerne la FACE, du haut du front, jusqu’au bas du menton !

 

… Car les yeux sont au milieu de la hauteur de la tête

La tête se divise en deux parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : « Collection of the Australian National Maritime ».
La tête se divise en deux parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : « Collection of the Australian National Maritime ».

Une particularité, c’est que nos yeux sont au milieu de la hauteur de notre tête.
J’ai placé deux rectangles verts égaux pour montrer que les yeux sont au milieu de la hauteur de la tête, du sommet du crâne au bas du menton.

Attention !
Je le rappelle, je parle bien de la tête (du sommet du crâne au bas du menton), et non de la face (du bas du menton à la racine des cheveux) !

À noter… Que l’épaisseur des cheveux modifie plus ou moins ce “milieu” ! Auquel cas, s’il y a beaucoup de cheveux, il semble que les yeux soient en dessous du milieu de la hauteur totale…

 

La FACE se divise en trois parties égales en hauteur

La face se divise en trois parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime".
La face se divise en trois parties égales. Analyse par Richard Martens. Source : “Collection of the Australian National Maritime ».

Il s’agit ici de la face et non pas toute la tête, je le rappelle ! Le visage, donc la face peut se diviser en trois parties égales. Qu’on nomme, en physiognomonie, les trois étages :
•    du bas du menton au bas du nez (étage inférieur) ;
•    du bas du nez aux sourcils (étage médian) ;
•    des sourcils à (plus ou moins) la racine des cheveux (étage supérieur).

Trois rectangles rouges égaux, entre les lignes vertes, montrent ces parties  égales.

À NOTER… En général, dans les divers canons, les oreilles s’inscrivent dans l’étage médian, donc de la ligne des sourcils au bas du nez.

 

Lors du prochain article, je vais détailler l’étage inférieur… Et les proportions de la largeur des yeux dans la face !

 

À suivre…

Merci de commenter, questionner, demander…

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de refonte post-piratage…

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Etapes d’illustration de la Bosse du crime – 2

Voici donc la suite & la fin de cet article consacré aux étapes de création de l’illustration de “La Bosse du crime” de William Moles, dans sa réédition de 1983, publié par les éditions Gallimard, dans la collection ©Carré noir, nº 504

Nous allons voir les dernières étapes jusqu’à la parution du livre (le tirage), avec sa couverture, & les étapes intermédiaires jusqu’à la peinture finale.

Ces dernières étapes sont :

  • le calque final valorisé au crayon, vu dans le précédent article ;
  • l’esquisse en couleurs aux feutres ;
  • la réalisation finale, c’est-à-dire la peinture proprement dite ;
  • le tirage, c’est-à-dire la couverture imprimée.

La toute dernière étape ne dépend cependant plus de l’illustratrice ou de l’illustrateur, mais de l’éditeur. Ce sont les étapes de la “fabrication”, puis du “tirage”, avant la “distribution”. Voyons les étapes de la réalisation un peu plus en détail…

 

Quatrième étape : le dessin final « poussé » en valeurs

Second calque de Richard Martens pour "La Bosse du crime".
Second calque de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Cette étape du dessin poussée en valeurs a déjà été explicitée dans l’article précédent. Je remet ici la reproduction du calque final afin de permettre de pouvoir mieux observer les changements à partir du dessin définitif ! Donc ce calque représente le dessin définitif… Ou presque ! En effet, nous pouvons voir que j’ai dessiné le nez de la jeune femme. Et je l’ai valorisé. Ce ne sera plus le cas dans l’esquisse en couleurs…

 

Cinquième étape : l’esquisse en couleurs (ou “rough”)

Esquisse aux feutres ("rough"), par Richard Martens, pour « La Bosse du crime ».
Esquisse aux feutres (« rough »), par Richard Martens, pour « La Bosse du crime ».

Ensuite, vient l’esquisse en couleurs, la pochade, souvent nommée le « rough » ( en “franglais”, qu’on prononce “reuffe”) en couleurs. Pour cela j’utilise des feutres (appelés “markers” en ”franglais”). Et le mieux est d’utiliser un papier spécial appelé “papier layout“. Ce papier est très chargé en colle. Ainsi le feutre ne “transpire pas au travers du papier. Et les couleurs du dessin restent net.

Avantages du papier “layout” avec des feutres

Le papier “layout” présente au moins quatre avantages :

  1. il est translucide, presque comme un calque, ainsi, il est facile de “décalquer” le dessin placé dessous ;
  2. il est “imperméable”, donc la couleur ne tache pas la feuille suivante ;
  3. il est très fin. Ce qui permet de coller plusieurs morceaux de papier sans qu’apparaisse des sur-épaisseurs ;
  4. il permet de poser des couleurs avec des  bords nets. Donc la réalisation reste nette. sinon elle pourrait être floue, “baveuse”.

 

Inconvénients du papier ordinaire avec des feutres

Car un papier ordinaire présente au moins trois inconvénients avec les feutres (les “markers”) :

  1. il “aspire” la couleur comme un buvard, usant prématurément le feutre ;
  2. il “transpire”, ce qui fait que la couleur apparaît à l’arrière de la feuille (au verso) et tache la feuille en dessous ;
  3. il a tendance à “baver”, générant ainsi un bord légèrement flou. Et le dessin n’est plus net !

 

But du “rough” ?

Pictogramme "Cible" par Richard Martens.Le but de l’esquisse en couleurs (du “rough”) est de pouvoir montrer à la/au D.A. (Directrice/Directeur artistique) ce que sera la peinture ou la photo finalisée…

Chez Gallimard, la règle était de livrer une illustration finie. Ensuite la D.A., ou le Directeur commercial, ou l’éditeur, ou l’auteur pouvait dire “NON !” Et à l’arrivée du chèque (et à la somme indiquée dessus) je savais si la peinture avait été acceptée ou non…

Et pour une illustration finie chez cet éditeur, ici, j’ai les “casquettes de créatif (trouver l’idée), de Directeur artistique (D.A. qui choisi la meilleure idée), et d’illustrateur (qui réalise. Parfois on dit “qui exécute” !)

Je décide de cadrer encore plus serré ! Et je fais l’image aux feutres…

En fait, personne n’a donc vu ces étapes pendant la commande. Seul le résultat final a été livré chez l’éditeur, Gallimard… Je ne savais donc pas s’il allait être accepté ou refusé ?

 

Sixième étape : la peinture originale à l’aérographe

Illustration originale de « La Bosse du Crime » par Richard Martens.
Illustration originale de « La Bosse du Crime » par Richard Martens.

Pour passer à la réalisation, je peins, ici, à l’aérographe (sorte de pistolet à peindre, très fin), avec des encres acryliques & des peintures acryliques, dans un format plus grand d’un tiers, par rapport au format de parution.

Avec l’aérographe (comme pour une peinture à la bombe ou au pistolet), la peinture (liquide) se dépose comme un brouillard, puisque la couleur liquide est littéralement pulvérisée, vaporisée dans l’air en direction du papier.

Pour éviter que la couleur se dépose partout, j’utilise des caches adhésifs qui protègent les zones que je veux épargner.

Un certain nombre de détails, voire de parties de l’image sont peints avec un pinceau fin et de la peinture acrylique

Ci-dessus, vous pouvez voir une reproduction de la peinture originale.

Attention

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.Cette peinture est cadrée beaucoup plus largement que sa future impression. C’est fait exprès. Il est essentiel de prévoir de la matière supplémentaire pour faciliter la prise de vue & le cadrage… Au cas où il serait nécessaire de cadrer plus large, ou pour la rogne (quand l’image arrive au(x) bord(s) de la page. Ce qu’on nomme “à fond perdu”. Ce n’est pas le cas ici.

 

Quelques détails de la peinture originale…

La bouche…

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la bouche.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la bouche.

J’ai eu envie de montrer des détails de la peinture : la bouche, tout d’abord.

Je suis parti d’une photo…

Quand on utilise une photo comme modèle, le terme professionnel pour désigner cela est “le modèle du pauvre”

Avec cette expression, il est sous-entendu que l’artiste n’avait pas les moyens financiers pour louer les services d’une vraie modèle !

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.Beaucoup de peinture au pinceau fin ! Je peins d’abord les noirs. Puis je place tout le rouge transparent en aplat ou en dégradé, selon le sujet.

Ici, cela a plutôt été deux aplats :

  • un assez vif pour la lèvre inférieure.
  • un plus sombre pour la lèvre supérieure qui est (presque) toujours plongée dans une légère ombre… Avec un éclairage plafonnant… Ou le soleil. Pour le dire autrement, un peu sombre avec un éclairage venant du haut !

Ensuite quelques ajouts de blanc au pinceau, PUIS à l’aérographe sans cache adhésif, pour créer un léger flou…

 

Le “tuyau-serpent” & les écailles

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail des écailles.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail des écailles.

Pour l’aspect “serpent” du tuyau à gaz, là aussi, j’ai utilisé une ou deux photos… Donc « le modèle du pauvre » une fois de plus.

Il est vrai que, dans ce cas, il n’est pas évident de louer les services… d’un serpent.

Et aller au vivarium du Jardin des plantes, constitue une « perte de temps ».

Comme ce type de réalisation est relativement peu payé, cela ne serait pas « rentable »… Et même un artiste a à payer un loyer chaque mois, plus diverses charges…

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.D’abord un dégradé vert appliqué à l’aérographe.

Ensuite, j’ai peint uniquement au pinceau fin, écaille après écaille, une par une ! Les bords sombres d’abord.

Puis quelques lumières avec du blanc dilué à la fin…

 

La boucle d’oreille…

Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la boucle d'oreille.
Richard Martens : « La Bosse du Crime ». Détail de la boucle d’oreille.

Une seule boucle d’oreille, bien sûr, car dans le récit, il est dit que l’autre est perdue !

Comme toujours, c’est un principe, pour une réalisation réaliste, j’utilise :

  • soit un “objet” à observer ;
  • soit deux ou trois photos

Là encore, j’ai fait usage du modèle du pauvre…

Un professionnel de l’illustration – surtout réaliste – se doit de posséder une documentation abondante et d’accès rapide. Ceci afin de ne pas passer des heures à chercher un document. Les Américains ont nommé la documentation de l’illustrateur et du peintre : une « morgue » !

Technique sommaire

Pictogramme "Palette" par Richard Martens.Pour les petits détails des pierres précieuses, je peins au pinceau avec du gris, et quelques touches de bleu

La perle est faite à l’aérographe, avec de l’ocre jaune

 

Septième étape : le tirage de la couverture

Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».
Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Ensuite, j’ai livré la peinture, posée sur un carton épais, et protégée par une feuille de calque.

L’éditeur l’a accepté. Ce qui impliquait au moins l’auteur (ou les ayants-droits), la Directrice artistique, Mme Jeanine Fricker, le Directeur de collection, et à l’époque M. Antoine Gallimard, je suppose…

La “prise de vue” a été effectuée… Avec des risques de modifications ou de pertes de certaines couleurs (surexposition ou sous-exposition).

Puis l’imprimeur est intervenu. Là aussi, risques de modification des couleurs : réglage du débit des encres, réaction du papier, etc.

Enfin la couverture est imprimée. Ce qu’on désigne par le terme professionnel de “tirage”

Vous pouvez observer que le cadrage est plus serré, comme prévu. Les couleurs sont un peu délavées. Parfois il peut y avoir un virage coloré, la montée d’une des couleurs qui domine… Ce sont les aléas de l’illustration. Enfin, il y a aussi des couleurs en peinture qui sont quasiment impossible à reproduire à l’impression !

Si vous voulez voir d’autres couvertures, dans un format plus petit, j’en ai placé, il y a déjà fort longtemps, sur les pages de mon site ancien :

http://richard-martens.eu/carrenoir504509c.html

Il y a des couvertures des collections “Carré noir”, “Série noire”, “Folio”, etc.

Voilà, c’est la… Fin de cet article.

J’espère avoir été clair. Sinon osez me poser des questions, par le biais des commentaires ci-dessous… Merci d’avance.

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de piratage, ce qui a entraîné une restauration « à la main » !

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Etapes d’illustration de La Bosse du crime – 1

Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».
Tirage de l’illustration de couverture de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Cet article, en deux partie, va illustrer les quelques étapes – commentées – de la réalisation d’une illustration de couverture de roman, réalisée à l’aérographe¹. Ceci est dont la première des deux parties d’un article.

Tout ce qui suit est évidemment ma façon de procéder.

Pour illustrer ces diverses étapes, j’ai utilisé ce que j’ai réalisé pour la couverture d’un roman policier intitulé La bosse du crime, écrit par William Mole. Il s’agit de la réédition de 1983, publié par les éditions Gallimard, dans la collection ©Carré noir, nº 504.

J’ai encore les traces des diverses étapes, ce qui n’est pas le cas de tout ce que j’ai pu faire…

 

Brève description « technique » de la peinture finale

Cette illustration a été réalisée à l’aérographe & au pinceau, avec des encres acryliques et des peintures acryliques sur un papier blanc d’environ 250 g/m2.

Le format de réalisation était expressément demandé à un format d’un tiers plus grand que la parution, soit environ 20 cm, avec le supplément autour…

Cette illustration de couverture fut la première que les Éditions Gallimard me confièrent. Pour moi, il s’agissait probablement d’un test à partir de la vision de mon dossier professionnel, qu’on désigne sous le mot franglais « pressbook »… La réalisation de cette couverture fut suivi de nombreuses autres, d’abord pour la collection Carré noir, puis pour la mythique collection Série noire, et aussi pour la collection des livres de poche Folio.

Voyons maintenant les étapes de la réalisation…

 

Première étape : la lecture du texte

Exemple du texte dactylographié d'un traducteur : un "tapuscrit".
Exemple du texte dactylographié d’un traducteur : un « tapuscrit ».

Dans un premier temps, je lis le roman.

Ce n’est pas toujours le cas, car il est arrivé que j’ai eu en ma possession, parfois, seulement un résumé… C’était le cas de la collection Haute Tension, chez Hachette, ou au Fleuve noir, où j’ai failli travailler. En fait, cela dépend des éditeurs. C’est leur choix.

Parfois, il s’agit d’un texte en cours de traduction, donc indisponible. Et seul le résumé de la première lecture du conseiller est disponible.

Il est arrivé aussi, chez Gallimard, que le traducteur — car il s’agit parfois de traduction bien sûr — ait utilisé une machine à écrire — si ! Si ! Cela existait (;-{D} — avec un ruban tellement usé que j’avais l’impression de lire le texte avec deux ou trois calques posés dessus, tellement le texte était pâle ! À tel point que j’ai abandonné la lecture du roman, en décidant d’illustrer à partir des trois premiers chapitres que j’avais eu le courage de lire !

Et il est également arrivé — une fois me semble t-il — que je manque de temps, et que ce soit ma compagne qui ait lu le roman et qui me l’ait raconté brièvement ! Encore merci à toi…

 

Deuxième étape : la recherche d’idées

Recherches d'idées par Richard Martens pour "La bosse du crime".
Recherches d’idées par Richard Martens pour « La bosse du crime ».

Après la lecture, pour les recherches d’idées, je commence à noter des mots que le roman m’évoque. Des mots, et aussi les phrases, des verbes d’action, des titres de films, des titres de tableaux…Bref, je note tout ce que m’inspire ce texte.

 

À noter…

le dictionnaire analogique !

Toujours pour cette recherche, j’utilise quelquefois un dictionnaire analogique… Ce qui amène d’autres mots. C’est une façon de pratiquer seul le remue-méninge (“brainstorming” en franglais²). Gérard Bakner, un prestidigitateur particulièrement créatif, en magie, dessin d’humour, chanson… a dit, lors d’une conférence, que, lui aussi, utilisait ce type de dictionnaire.

Je réalise toutes ces recherches sur du papier machine ordinaire de format A4 (21 x 29,7 cm). Un papier de 80 ou 90 g/m2. Et les croquis de recherche sont toujours de très petit format.

Sur la photo ci-contre, il s’agit donc de feuilles de format A4, où vous pouvez voir tout à la fois des notes écrites, et des petits dessins (“thumbnail” en anglais).

 

Une idée symbolique pour ce roman

J’ai retenu, de ma lecture & de mes recherches, qu’au début du roman, une jeune femme est étranglée avec un tuyau à gaz, parce que l’assassin l’avait trouvé trop belle & trop sensuelle. Et elle perd une boucle d’oreille…

Fort de cela, j’ai fait le lien (si je peux me permettre ce jeu de mot !) entre le symbolisme du serpent & de la tentation biblique d’une part, et le tuyau à gaz d’autre part… J’opte donc pour une image symbolique d’un “serpent” qui se transforme en tuyau à gaz gris.

 

Troisième étape : une première ébauche de la couverture… Sur calque !

Premier calque de Richard Martens pour illustrer "La Bosse du crime".
Premier calque de Richard Martens pour illustrer « La Bosse du crime ».

Après avoir arrêté l’idée, arrive la première ébauche finalisée en dessin de la couverture.

Je la réalise sur calque au crayon graphite.

Cependant, elle ne me satisfait pas !

Parfois je réalise le dessin préparatoire final sur papier machine. Si c’est le cas, à la fin, je décalque le dessin préparatoire, pour le reporter sur un papier destiné à recevoir de la peinture. Donc un papier de fort grammage. Souvent 250 g/m2 au moins, voire 300 g/m2.

 

Quel avantage de dessiner sur du papier calque ?

Il n’y a pas à reporter le dessin final sur calque, puisqu’il y est déjà ! C’est un gain de temps.

 

Pourquoi reporter le dessin sur une autre feuille ?

Tout simplement, parce que le travail du crayon graphite & de la gomme “fatigue” le papier. La gomme peut amener certains matériaux a “accrocher” difficilement sur le papier. Et cela va rendre la peinture plus difficile ensuite, à l’aquarelle par exemple. Voire quasi impossible à l’aérographe, car il arrive, presque toujours, que les coups de crayons trop appuyés, et les creux du papier, causés par le crayon, vont continuer d’apparaître au final ! D’où l’intérêt de reporter le dessin sur un papier neuf, vierge de toutes pressions &/ou de coups de gomme…

À noter…

L’aspect “abimé”, “fatigué” de la feuille est visible sur ce premier calque : creux, bosses, brillances, calque qui “gondole”…

 

Quatrième étape : le dessin final « poussé » en valeurs

Second calque de Richard Martens pour "La Bosse du crime".
Second calque de Richard Martens pour « La Bosse du crime ».

Comme le premier dessin “poussé” ne m’avait pas plu, j’ai décidé de garder l’idée & de refaire le dessin. Toujours sur calque et toujours au crayon graphite).

J’opte pour un cadrage plus serré. Il manque délibérément le haut de la tête & le bas du buste…

Cette fois, je suis plutôt satisfait du résultat. Comme le dessin au trait me convient, je travaille un peu les nuances de gris. Ce qu’on appelle des valeurs. Et j’utilise aussi la gomme pour contrôler les tracés & les valeurs. Ou pour éclaircir…

Ceci me permet de voir ce que cela pourrais donner en termes d’ombres & de lumières. car il s’agit d’un dessin d’imagination qui, selon moi, doit suggérer une certaine réalité…Un certain réalisme…

Je dessine aussi le nez, sachant qu’il sera probablement coupé à l’impression.

Dans la partie basse du calque, à droite, je fais quelques essais d’écailles de reptiles…

Peinture dans un carré !

Détail que j’ai omis de préciser plus tôt, comme l’indique le nom de la collection (cf. Carré noir), la peinture doit être inscrite dans un carré ! Et il est indispensable de laisser une marge supplémentaire tout autour de 7,5 mm minimum…

Hommage à Yosuke Onishi

Illustration d'Onishi_Yosuke, extraite du livre "Airbrush Art in Japan", 1984. DR.
Illustration d’Onishi_Yosuke, extraite du livre « Airbrush Art in Japan », 1984. DR.

Pendant que je réalise ce calque préparatoire pour la peinture, je pense à une série d’oeuvres de Yosuke Onishi.

Cet artiste Japonais à réalisé une série de portraits à l’aérographe1 de vedettes féminines de cinéma, en ne dessinant que les yeux & la bouche sur fond blanc ! Et la ressemblance est stupéfiante !

De mémoire, il a réalisé le “portrait” d’Audrey Hepburn, de Marilyn Monroe, d’Elisabeth Taylor, de Sophia Loren, etc.

Vous pouvez voir, ci-contre une de ses créations…

Pensant à ces peintures, que Yosuke Onishi a réalisé à l’aérographe, je caresse l’idée de lui rendre un discret hommage, en laissant le visage de cette jeune femme en blanc. A voir ? Peut-être…

À noter…

Cette série (ou une partie ?) se trouve dans le livre Japonais “Airbrush art in Japan”. Livre publié en 1984, sauf erreur…

À suivre…

Que pensez-vous de cet article. Est-il clair ? Merci de laisser un commentaire…

Richard Martens

Texte version 2.0, après relecture, ajouts de textes et remise en place des liens des images, disparus après piratage et restauration…

Merci à Marie R…


 Notes

  1. Aérographe (n. m.) : pulvérisateur à air comprimé servant à projeter de l’encre, des couleurs. Peintre qui travaille à l’aérographe. Dictionnaire Antidote pour iPod Touch & iPad
  2. Etiemble était un ardent défenseur de la langue française, dans son célèbre livre, Parlez-vous franglais ?, éditions Gallimard, 1964, essai, Nouvelle édition revue et augmentée en 1973, puis en 1980.

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