Livres epuises 1 – Bibliothèque Forney

Voici une première liste d’ouvrages. Ont-ils des points communs ? Oui ! Ils en ont !

Leurs points communs ?  Les voici :

  1. – bien évidemment ils concernent le dessin, voire le graphisme pour le premier (:-{D} ;
  2. – ils sont épuisés… à ma connaissance, sauf le premier ;
  3. – ils sont très riches, très intéressants. C’est évidemment mon point de vue !

 

Où les consulter ? A la Bibliothèque Forney !

Vue de l'entrée de la Bibliothèque Forney, au 1, rue du Figuier à Paris.
Vue de l’entrée de la Bibliothèque Forney, au 1, rue du Figuier à Paris.

Ils sont – presque tous – consultables à la :

Bibliothèque Forney – 1, rue du Figuier – 75004 PARIS – Tél. : 01 42 78 14 60

bibliotheque.forney@paris.fr

Il existe, bien sûr un site de la bibliothèque1.

Accès – Bus : 67 – Métro : Pont Marie, ligne 7 (ou un peu plus éloigné : métro : St-Paul).

C’est LA bibliothèque spécialisée dans les arts & les techniques graphiques & artistiques. Elle est située dans l’ancien Hôtel des Archevêques de Sens, classé “Monuments historiques” (architecture gothique). Elle est magnifique ! À tel point qu’un article sur Wikipédia lui est consacré2.

Commencez par aller voir son site (conditions d’accès, horaires, etc.) Cependant je vous invite vivement à la visiter… En vrai ! Elle est magnifique !

 

Un ouvrage toujours réédité, indispensable pour le graphisme, la direction artistique, la mise en page, etc.

Couverture du livre "Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale".
Couverture du livre « Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale ».

Les livres de la bibliographie ci-après sont présentés par ordre alphabétique d’auteurs, & selon les principes énoncés dans le “Lexique des règles typographique en usage à l’Imprimerie nationale”.

Soit dans l’ordre : NOM (Prénom), Titre de l’ouvrage, nom de l’éditeur, lieu, date, format, nombre de pages…

Ceci devrait vous permettre de pouvoir faire des demandes pour les consulter. Que ce soit dans une bibliothèque, ou sur internet : recherche de livre(s) d’occasion, Google livres, Gallica, etc.

 


Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous êtes intéressé par le graphisme, la typographie & la mise en page, je vous conseille fortement d’acquérir cet ouvrage —, via Amazon.com. Vous pouvez le faire en cliquant sur l’images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur cette image, cela ne vous coûtera pas plus cher. Et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…


 

Bibliographie d’ouvrages épuisés – 1

Couverture du livre de Gustave Fraipont "L’Art de prendre un croquis et de l’utiliser".
Couverture du livre de Gustave Fraipont « L’Art de prendre un croquis et de l’utiliser ».

FRAIPONT (Gustave), L’Art de prendre un croquis et de l’utiliser, H. Laurens éditeur, Paris, 1960, 13,5 x 22 cm, 68 p., cinquante dessins de l’auteur.

Petite plaquette (cf. 68 pages !) pratique !

L’auteur développe les principes concernant le croquis.

Sachant que le croquis est tout à la fois une manière de s’entraîner, une pratique pour effectuer des recherches et une façon pratique de préparer un dessin qui sera plus poussé, voire une peinture ou une séance de prises de vues photographiques.

A noter qu’il y a peu de plaquettes ou de livres consacrés au croquis…

 

Couverture du livre de Gustave Fraipont : "Le Crayon et ses fantaisies – Sanguine, crayon noir, crayon blanc, etc."
Couverture du livre de Gustave Fraipont : « Le Crayon et ses fantaisies – Sanguine, crayon noir, crayon blanc, etc. »

FRAIPONT (Gustave), Professeur à la Légion d’honneur, Le Crayon et ses fantaisies – Sanguine, crayon noir, crayon blanc, etc., H. Laurens éditeur, Paris, s.d., 13,5 x 22 cm, 68 p., trente-deux dessins et quatre fac-similés en deux couleurs.

Plaquette pleine de conseils pratiques…

L’auteur expose des principes rares…

Dont une utilisation du crayon avec de la gouache, technique qu’utilisait Gus Bofa au XIXe siècle.

Ainsi que l’usage de l’eau avec la sanguine…

 

Couverture du livre de Robert Girard : "Art et technique du dessin".
Couverture du livre de Robert Girard : « Art et technique du dessin ».

GIRARD (Robert), Art et technique du dessin, Fernand Nathan éditeur, Paris, 1965, 20,5 x 27 cm, 80 p., nombreux croquis explicatifs & reproductions d’œuvres d’art en noir & blanc.

Excellent ouvrage ! L’auteur a rédigé un second tome…

Dans ce premier livre, l’auteur procède de manière pragmatique et logique dans les conseils qu’il donne pour apprendre à dessiner…

Et offre une approche intéressante et très complète de la pratique du dessin.

 

Couverture de la plaquette de H. Grand'Aigle : "Nouvelle méthode de décoration".
Couverture de la plaquette de H. Grand’Aigle : « Nouvelle méthode de décoration ».

GRAND’AIGLE (H.), Nouvelle méthode de décoration, Henri Laurens éditeur, Paris,1948, 13,3 x 21 cm, 60 p., deux cents dessins.

Grand’aigle aborde la décoration de manière utile et efficace…

Il est aussi l’auteur de plusieurs autres plaquettes très explicites sur le dessin du personnage, ainsi que sur le dessin de paysage…

Il synthétise les principes de façon simple et claire.

Il va à l’essentiel, et ses dessins sont très épurés, et montrent bien sa vision globale des principes qu’il expose.

 

Couverture du livre Anglais de Cyril PearceEARCE : "Composition – An analysis of the principles of pictorial design"
Couverture du livre Anglais de Cyril PearceEARCE : « Composition – An analysis of the principles of pictorial design »

PEARCE (Cyril), Composition – An analysis of the principles of pictorial design (for the use of students, art schools,etc.) (ouvrage en Anglais), B. T. Batsford LTD. éditeur, Londres, 1947, (1927, 1re édition), 14 x 22 cm, 120 pages, « more than 100 drawings and diagrams by the author & 35 plates of reproductions ».

Attention ! Ce livre est en anglais. Et n’aurait peut-être pas été traduit en français ?

Il est possible qu’il ne soit pas disponible à Forney ? Peut-être est-il disponible via les « livres Google » ?

L’auteur expose les principes de composition concernant la composition tonale (les valeurs), les lignes, les rythmes, etc. Sous la forme de dessins et de très nombreux schémas !

 

Couverture du livre de Joel Thezard : "Le Dessin sans Maitre.
Couverture du livre de Joel Thezard : « Le Dessin sans Maitre.

THÉZARD (Joël), Le dessin sans maître – En douze leçons, éditions Albin Michel, Paris, 1963, 11,8 x 18,5 cm, , 276 p., 252 figures réalisées par l’auteur, 175 exercices gradués.

Ce livre comporte, en effet, des exercices gradués très intéressants.

Et l’auteur explique aussi, à partir d’un phénomène optique de physique amusante, une façon de dessiner de façon réaliste en « décalquant » la réalité. Ce procédé me fait d’ailleurs penser à une « chambre claire », qui est un pendant de la « chambre noire ». Ces deux procédés, « ancêtres » de la photographie sans la pellicule, sont connus dans l’histoire de l’art, comme une façon de dessiner la réalité, grâce à un système optique…

Si vous en avez trouvé, qu’en pensez-vous ? Merci de me le faire savoir.

Richard Martens (:-{D}

Texte version 2.0. Restauré (cf. un piratage relativement « destructeur »), et largement illustré et complété…


Pictogramme "Information" par Richard Martens.Rappel d’information : si vous êtes intéressé par le graphisme, la typographie & la mise en page, je vous conseille fortement d’acquérir cet ouvrage —, via Amazon.com. Vous pouvez le faire en cliquant sur l’images ci-dessous. Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur cette image, cela ne vous coûtera pas plus cher. Et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…


Notes

Voici les liens de l’article, au cas où ils seraient brisé dans l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Un site de la bibliothèque : http://equipement.paris.fr/bibliotheque-forney-18
  2. Un article sur Wikipédia lui est consacré : http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_Forney

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Mesureur d’angles 3 – Pourquoi mesurer les angles ?

La question se pose, & m’a été posée, de savoir pourquoi mesurer les angles ? En effet, dans mes précédents articles, je préconise la fabrication & l’usage d’un mesureur d’angle pour le dessin d’observation des parallélépipèdes & de ce qui s’en rapproche : architecture, etc.

L’une des réponses est : éduquer notre oeil & notre cerveau. Je m’explique…

 

Quels sont nos besoins visuels dans la vie de chaque jour ?

Peinture numérique d'un oeil imaginaire, par Richard Martens, sur une tablette graphique.
Peinture numérique d’un oeil imaginaire, par Richard Martens, sur une tablette graphique.

Depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, nous n’avons besoin, pour survivre, que d’observer globalement les choses de la vie. Afin de ne pas heurter les obstacles. D’abord les humains que nous croisons ! Par respect. Même si ce n’est pas toujours le cas de certaines personnes… Et de ne pas se heurter aux murs, aux poteaux électriques, aux divers panneaux & poubelles disséminées dans les villes…

Dans un passé très lointain, nos ancêtres avaient surtout besoin d’observer le gibier, pour le chasser, pas pour le dessiner !

Et d’observer si l’ennemi arrivait à nos “frontières” (cf. Le Désert des Tartares, par exemple, ou Tsun Su, auteur de L’art de la guerre)…

Bref, nous n’avons besoin que de voir l’essentiel pour notre “survie”. Donc notre oeil ne saisit que ce qui est utile à notre “survie”, que ce qui est essentiel pour notre inconscient, dans le but de survivre… Donc pour apprendre à dessiner réaliste, il faut – c’est une nécessité – apprendre VRAIMENT & FINEMENT À VOIR, comme Léonard DE VINCI, Sherlock HOLMES, le Dr BELL, etc.

 

Pourquoi du dessin & de la peinture… réaliste ?

Nous sommes, en Occident, & en France en particulier, dans une culture judéo-chrétienne. Qu’on en soit conscient ou pas ! Qu’on le veuille ou pas ! Les proverbes, les expressions, les mots, les symboles, les images… Tout nous le rappelle… Même de façon inconsciente.

Consciemment & inconsciemment, nous sommes formés, par notre culture, à l’image réaliste depuis plusieurs siècles. D’abord grâce au dessin & à la peinture, via une minorité. Puis les musées se sont démocratisés… Il suffit de voir les files d’attentes (parfois deux heures) des grandes expositions…

L’histoire de l’art regorge d’exemples réalistes. Les musées en sont remplis. Excepté Picasso, quand on observe les ventes aux enchères, les côtes des ventes qui s’envolent sont celles des artistes réalistes. Même contemporains. Beaucoup d’oeuvres réalistes sont achetées par les USA & le Japon… Citons (presque au hasard & de mémoire) : Andrew WIETH, Lucian FREUD, Vincent VAN GOGH, Jacques POIRIER… Et l’Amérique, ainsi que le Japon sont de grands consommateurs de dessins & de peintures réalistes…

Puis l’image s’est propagée, par le biais du livre et de la gravure, puis de la presse, grâce aux technologies : apparition du papier, puis des moyens de reproductions : typographie, lithographie, offset…

Ensuite, est apparue la photographie, vers le milieu du XIXe siècle. Avec des appareils de plus en plus faciles à transporter & à utiliser. Avec l’argentique, puis le numérique… Il suffit de voir les nombreux livres, revues, sites de photographies, forums, blogs… Celui de Laurent Breillat pour en citer un excellent : « Apprendre la photo – Ensemble et pas à pas ».

Et avec les derniers médias : le cinématographe, la télévision, les jeux vidéos, & enfin internet, l’image est Reine ! Ce slogan – “Le poids des mots, le choc des photos” – résume bien le XXe & le XXIe siècle !

En conclusion, nous sommes dans un monde d’images ! Avec des besoins d’images… Réalistes.

 

Quels sont les besoins visuels du dessinateur réaliste ?

La dessinatrice, le dessinateur… réaliste, a un gros besoin d’observation tout à la fois “globale” (comme pour la survie), ET “détails”. ET aussi de faire le lien en permanence – la synthèse – entre les détails et le global, afin qu’il n’y ait pas des parties trop grosses ou trop larges, par rapport à d’autres parties plus étroites ou trop petites ! Sinon cela donne un résultat que beaucoup de débutants connaissent : des disproportions…

 

Pourquoi D’ABORD mesurer les angles extérieurs à un objet ?

Napoléon a dit : – “Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours.” Voyons donc ci-dessous…

Figure 1 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 1". Schéma par Richard Martens.
Figure 1 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 1 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 1 : dans la proposition de départ, je vous invite à tracer une ligne horizontale imaginaire… Ce qui permet d’obtenir un premier “Angle 1”.

 

D’abord une ligne horizontale, imaginaire, jouxtant le coin bas de l’objet le plus proche de notre oeil

Figure 2 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire : un "Angle 2". Schéma par Richard Martens.
Figure 2 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire : un « Angle 2 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 2 : Par la même occasion, nous obtenons un deuxième angle : “Angle 2”.

 

Figure 3 : création des angles extérieurs par l'ajout d'une ligne horizontale imaginaire ET "l'Angle 3", intérieur. Schéma par Richard Martens.
Figure 3 : création des angles extérieurs par l’ajout d’une ligne horizontale imaginaire ET « l’Angle 3 », intérieur. Schéma par Richard Martens.

Figure 3 : …Et forcément un “Angle 3”.

 

S’il n’y a pas de ligne horizontale ?

Figure 4 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : "Angle 3". Schéma par Richard Martens.
Figure 4 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : « Angle 3 ». Schéma par Richard Martens.

Figure 4 : maintenant, SUPPOSONS qu’il n’y ait pas de ligne horizontale (pratique classique du dessinateur débutant, qui n’a pas développé cette méthode, ou ne la connaît pas… Près de notre oeil, IL Y A DONC UN SEUL ANGLE  à mesurer : “Angle 3” !

 

S’il n’y a pas d’horizontale… Comment placer l’Angle 3 ?

Figure 5 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : "Angle 3". Où doit-on le placer ? Ici ou là ?. Schéma par Richard Martens.
Figure 5 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : « Angle 3 ». Où doit-on le placer ? Ici ou là ?. Schéma par Richard Martens.

Figure 5 : SUPPOSONS QUE NOTRE APPRENTI-DESSINATEUR AIT LE “SENS” DE L’ANGLE 3. Donc qu’il l’ait bien estimé. Ou qu’il ait utilisé un mesureur d’angle pour en avoir entendu parlé… Supposons donc que notre apprenti-dessinateur ait une excellente connaissance de l’angle 3. Il peut très bien le placer trop penché vers la gauche, trop proche de l’horizontale, comme sur la figure… Voyez la différence avec le placement juste. Pour la clarté, j’ai gardé le nom “Angle 3” sur chaque figure. Ainsi, nous pouvons voir, quand l’objet est trop penché, que le texte “Angle 3” l’est aussi (trop penché d’environ 15°).

 

Figure 6 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : "Angle 3". Où doit-on le placer ? Ailleurs ? Schéma par Richard Martens.
Figure 6 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, il y a seulement un angle : « Angle 3 ». Où doit-on le placer ? Ailleurs ? Schéma par Richard Martens.

Figure 6 : …Ou bien il va peut-être placer cet angle  un peu trop relevé, vers 45°, entre une horizontale & une verticale ? Là encore, voyez la différence avec le placement juste. trop penché d’environ 15°…

 

Figure 7 : s’il n'y a pas de ligne horizontale, placer cet "Angle 3" semble hasardeux ? schéma par Richard Martens.
Figure 7 : s’il n’y a pas de ligne horizontale, placer cet « Angle 3 » semble hasardeux ? schéma par Richard Martens.

Figure 7 : revoyons deux placements – FAUX – de l’angle 3 – parmi des dizaines possibles – avec la SEULE qui soit juste

 

Figure 8 : s’il y a une ligne horizontale imaginaire (ou réelle), il suffit de mesurer d'abord "Angle 1" ou "Angle 2". Puis placer "l'Angle 3 ! Schéma par Richard Martens.
Figure 8 : s’il y a une ligne horizontale imaginaire (ou réelle), il suffit de mesurer d’abord « Angle 1 » ou « Angle 2 ». Puis placer « l’Angle 3 ! Schéma par Richard Martens.

Figure 8 : ici l’objet est dessiné sous le bon angle, si je peux me permet cette expression !

Voyez-vous maintenant l’intérêt de mesurer l’un des deux angles extérieurs (“Angle 1” ou “Angle 2”, peut importe), avant de tracer un premier côté bas de l’objet ? Puis de mesurer, & de dessiner “Angle 3” ? Voyez-vous l’intérêt de cette ligne horizontale imaginaire ?

 

Entrainement proposé

Boite d'allumettes. Photo : Richard Martens
Boite d’allumettes. Photo : Richard Martens

Je vous propose, d’abord de fabriquer ce mesureur d’angle, si ce n’est déjà fait, puis de “construire”, de dessiner, des objets en forme de parallélépipèdes rectangles. Nous en sommes entourés dans la maison, surtout dans la cuisine : boite de céréales, boite d’allumettes, paquets de gâteaux, de riz, de pâtes, boite de mouchoirs, de tisanes, de thé, paquet de sucre en poudre & en morceaux, etc. Ailleurs, pensez aussi aux dés à jouer à six faces (des cubes), des boites de jeux, des livres, des boites de chaussures… Ils sont, tous, simples de structure. À vous de jouer ! Ou plutôt de dessiner.

 

Pour le prochain article, je continue les explications… Avec photos & dessins à l’appui…

 

Ai-je été assez clair & assez convainquant ? Je l’espère…

Merci pour vos commentaires & vos questions…

(:-{D} Richard Martens

Texte version 2.0, restauration pour cause de piratage…

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Mesureur d’angles 2 – Principes d’utilisation

Quand nous regardons un parallélépipède ou un cube, il peut s’agir soit d’une vue frontale, soit d’une vue d’angle. Pour une vue d’angle – graphiquement la plus intéressante – nous voyons, en vue plongeante, trois faces de l’objet : deux côtés (gauche & droit) et le dessus de l’objet … Voici un exemple ci-après, avec une très belle réalisation d’une ex-étudiante…

 

Etude documentaire d’une boite d’allumettes par Sonia Bourgeois

Dessin au crayon graphite d'une boite d'allumettes par Sonia Bourgeois. Ph. : R. Martens.
Dessin au crayon graphite d’une boite d’allumettes par Sonia Bourgeois. Ph. : R. Martens.

Voici donc un dessin d’un objet en vue d’angle. Trois faces sont donc visibles dans cette vue, très légèrement plongeante : à gauche le frottoir de la boite & une partie du grand côté du tiroir, à droite le petit côté du tiroir, & enfin le dessus de la boite, c’est-à-dire la face comportant une image.

Cet excellent dessin a été effectué dans le cadre d’un cours hebdomadaire de trois heures, intitulé “Étude documentaire”. La photo que j’ai réalisée, avec un iPod Touch, est – hélas ! – d’une qualité très moyenne. La réalisation est signée de Mlle Sonia Bourgeois, qui était une talentueuse étudiante, à (feu) l’Atelier où j’enseignais…

 

Technique employée

Pictogramme "Crayon2" par Richard Martens.Comme vous l’aurez peut-être deviné, ce dessin a été réalisée au crayon graphite – par Sonia. Et aussi avec une simple gomme…

Et surtout, du fixatif à la fin !

 

Format de réalisation & poids

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Le format de réalisation est un demi-raisin, c’est-à-dire 32,5 x 50 cm. Le format raisin, utilisé dans les écoles & les ateliers, & pour les concours & les dossiers d’étudiants, est de 50 x 65 cm.

Le poids est d’environ 120 g/m2, suffisant pour du crayon. Puisqu’il s’agit d’un produit “sec”, donc sans eau…

 

Temps de réalisation

Pictogramme "Sablier" par Richard Martens.Le temps de réalisation, pendant mes cours, est d’environ trois heures, et peut aller jusqu’à environ six heures.

Six heures, bien sûr, quand la réalisation se fait sur la durée de deux cours…

 

Principes pour l’usage d’un mesureur d’angles face à un parallélépipède

Pictogramme "Point d'interrogation" par Richard Martens.La première question pour commencer le dessin pourrait être : comment trouver la pente des deux côtés bas de la boite d’allumettes afin d’avoir une bonne base de dessin ? 

Réponse : en utilisant un mesureur d’angles !

Voyons maintenant une première explication de l’utilisation de ce mesureur d’angles quand nous observons un volume (cube, etc.) Pour illustrer mes explications, j’ai dessiné simplement le coin avant d’un volume.

Figure 1 : tracer une ligne horizontale imaginaire

Figure 1. Principes pour dessiner une vue d'angle : une horizontale et trois côtés. Création : Richard Martens.
Figure 1. Principes pour dessiner une vue d’angle : une horizontale et trois côtés. Création : Richard Martens.

Le premier principe – comme pour un architecte –, c’est d’avoir des fondations solides. Pour cela, il suffit de tracer une ligne horizontale (imaginaire), coïncidant avec le coin inférieur de l’objet.

Sur la figure 1, j’ai tracé la ligne horizontale en rouge.

A noter

Pictogramme "crayon" par Richard Martens.Dans la réalité d’un cours d’étude documentaire, avec un objet relativement petit, il suffit de placer au sol ou sur la table (là où est posé l’objet) une simple règle, voire (pour un petit objet) un crayon, qui touche le bas de l’arête verticale avant de l’objet.

En veillant à ce que la règle ou le crayon nous semble coïncider avec une horizontale, bien évidemment…

 

Figure 2 : tracer un premier côté, noté “1”.

Figure 2. Principes pour dessiner une vue d'angle : un premier côté. Création : Richard Martens.
Figure 2. Principes pour dessiner une vue d’angle : un premier côté. Création : Richard Martens.

J’ai ensuite tracé un premier trait, noté “1” (et renforcé en blanc) sur la figure 2 ci-contre.

C’est l’un des deux traits qui sont la base de l’avant du parallélépipède : les deux lignes qui sont la base même de l’objet.

La difficulté, car il y en a une, c’est de ne pas réussir à dessiner la bonne pente de cette ligne. Si c’est le cas – et c’est presque toujours le cas –, alors tout le reste du dessin sera faux !

 

Figure 3 : tracer l’arête verticale, notée “2” (en avant de l’objet)

Figure 3. Principes pour dessiner une vue d'angle : tracer la verticale d'angle. Création : Richard Martens.
Figure 3. Principes pour dessiner une vue d’angle : tracer la verticale d’angle. Création : Richard Martens.

Sur la figure 3, j’ai donc tracé un deuxième côté, le côté vertical, cette fois. Ici, je l’ai noté “2”.

C’est relativement facile de tracer les verticales, puisque, par convention tacite, toutes les verticales sont simplement parallèles aux deux bords, gauche & droit de la feuille…

Idem pour les lignes horizontales par rapport aux bords hauts & bas !

 

Figure 4 : tracer la seconde ligne de base, notée “3”

Figure 4. Principes pour dessiner une vue d'angle : tracer la seconde ligne de base. Création : Richard Martens.
Figure 4. Principes pour dessiner une vue d’angle : tracer la seconde ligne de base. Création : Richard Martens.

J’ai aussi renforcé en blanc la deuxième ligne de base du parallélépipède (côté droit). Que j’ai noté “3”…

Là aussi, nous sommes en face de la même difficulté que cela décrite ci-dessus (figure 2), à savoir : tracer la bonne pente !

Il peut être intéressant de s’entraîner l’oeil à estimer la pente, avant de la mesurer…

 

Figure 5 : ce qui précède génère la création de deux angles, A et B, extérieurs à l’objet !

Figure 5. Principes pour dessiner une vue d'angle : création de deux angles, A et B. Création : Richard Martens.
Figure 5. Principes pour dessiner une vue d’angle : création de deux angles, A et B. Création : Richard Martens.

Sur cette figure, nous pouvons constater qu’en “posant” une ligne horizontale, nous venons de “fabriquer” deux angles extérieurs ! Je les ai nommés “A” & “B”.

Si nous pouvons dessiner précisément ces deux angles, alors nous aurons dessiné justement les lignes “1” et “3” de l’objet… Donc sa base, comme pour les fondations d’une maison ! Et avec la ligne verticale (“2”), nous aurons bien bâti le début de l’objet !

 

Figure 6 : …et aussi deux angles intérieurs, C et D

Figure 6. Principes pour dessiner une vue d'angle : cela implique deux angles intérieurs, C et D. Création : Richard Martens.
Figure 6. Principes pour dessiner une vue d’angle : cela implique deux angles intérieurs, C et D. Création : Richard Martens.

Et pour mémoire, nous avons aussi deux angles intérieurs dans l’objet même ! Je les désigne par les lettres “C” & “D”.

Comme je l’ai écrit ci-dessus (figure 5), nous obtenons les angles “C” & “D” en mesurant & en dessinant les angles “A” & “B” & en ajoutant, à leur intersection, la ligne verticale “2” ! Tout simplement !

 

Prochain article : comment mesurer concrètement & dessiner juste !

Fort de tout cela, voyons donc, dans le prochain article, en “s’appuyant” sur la ligne horizontale imaginaire, voir comment  utiliser tout cela pour avancer notre dessin. Donc mesurer les angles “A” & “B”, afin de les dessiner…

À bientôt ! Merci de laisser vos commentaires & vos questions…

(:-{D}

Richard Martens

Texte version 2.0, pour cause de remise en page « post-piratage »

N.b. : Sonia m’a très aimablement envoyé un “scan” de son dessin, aussi vais-je pouvoir vous le montrer dans une meilleure qualité, lors d’un prochain article… MERCI Sonia ! (:-{D}

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Mesureur d’angles 1 – fabrication

Fabriquer un mesureur d’angle, est-ce difficile ? Non. Pour quel usage, dans quel but le fabriquer ? C’est tout simplement un outil très utile pour dessiner les objets, les architectures, etc.  C’est très aidant pour ce qu’on appelle… de la perspective de chic. Qu’on appelle aussi perspective d’observation. Ce premier article explique la fabrication – simple – d’un mesureur d’angles. Les prochains articles en expliquerons les principes & son utilisation. Ce premier dessin, ci-dessous, en montre l’usage…

Schéma descriptif, au tableau vert, de l'utilisation d'un mesureur d'angle, par Richard Martens.
Schéma descriptif, au tableau vert, de l’utilisation d’un mesureur d’angle, par Richard Martens.

 

Schéma pour fabriquer un mesureur d’angles

Schéma d'un mesureur d'angles proposé par Richard Martens.
Schéma d’un mesureur d’angles proposé par Richard Martens.

Je vous livre ci-contre à gauche le schéma – très simple, vous en conviendrez – pour la fabrication de ce mesureur d’angle.

Il s’agit de deux bandes de carton d’environ 25 à 30 cm de long sur 3 cm, voire 5 cm de large. D’ailleurs, contrairement à mon schéma, je conseille une largeur de 5 cm, voire un peu plus. Cela le rendra plus solide.

Il faut donc se procurer un carton léger, qui peut se couper facilement, avec un cutter, un “X-Acto”, ou n’importe quel instrument tranchant. Un carton d’emballage d’un paquet de céréales peut, par exemple, faire l’affaire.

ATTENTION : veillez à ne pas prendre un carton trop fin. En effet, s’il est très fin, et trop souple, il peut se courber à l’usage ! Il serait donc inutile !

Je déconseille le carton ondulé, car sa découpe génère – très souvent – des bandes dont les bords sont imprécis. Donc d’un usage très limité…

Ensuite, quand vous aurez découpé ces deux bandes de carton, superposez-les & trouez-les ensemble au milieu de la largeur, en veillant à faire le(s) trou(s) loin des bords !

Enfin, procurez-vous une attache Parisienne. Et enfilez-là dans les deux cartons à la fois. Puis écartez les branches de l’attache Parisienne.

C’est terminé ! Vous avez la possibilité d’écarter ou de rapprocher ces deux bandes, afin de “créer” des angles. Et surtout de les mesurer !

Vous voilà donc le propriétaire d’un magnifique mesureur d’angles !

 

Mesureur d’angles : le résultat & son utilisation…

L'un de mes mesureurs d'angles. Par Richard Martens.
L’un de mes mesureurs d’angles. Par Richard Martens.

Voici une photo d’un de mes mesureurs d’angles.

Chaque année, depuis très longtemps, je recommande très vivement, à tous les étudiants à qui j’enseigne le dessin d’observation, l’étude documentaire ou la nature morte, de s’en fabriquer un.

Pour mes cours intitulés “Étude documentaire” & “Plâtre”, j’estime que cet outil est indispensable, afin d’éduquer l’oeil à la notion de “pente” & d’angle. Ceci afin de les aider à estimer (et mesurer) les pentes & les angles, lors de la réalisation de dessins d’objets, tels que : boite d’allumettes, paquet de gâteau ou de céréales, livre de poche…

En bref, cet outil est très aidant pour dessiner tout ce qui relève des cubes & des parallélépipèdes. Donc la majorité des objets ! Et bien évidemment toutes les formes d’architectures !

Lors du prochain article, avec de nombreuses photos, je vais expliquer son utilisation. Article que je vais rédiger aussi rapidement que possible – les photos & les dessins sont prêts…

Richard Martens

P.-s. : Si ce texte n’est pas clair, osez le commenter. Merci de le faire de toutes les manières…

Texte version 2.0, pour cause de « post-piratage ».

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Fabriquer deux viseurs

Il est possible de fabriquer certains de ses outils. Pas tous, hélas ! “Quels outils ?” me direz-vous. Je vais, au fil des articles, en décrire quelques-uns. Et en expliquer l’usage de façon très sommaire, puisque je reviendrai sur leur utilisation, lors de futurs articles. Et tout d’abord, les premiers outils. Peut-être les plus utiles. En tout cas, je le pense ! On les trouve sous divers noms, selon les auteurs : grille, viseur, cadre… J’en décrirai deux variantes que je pense très utiles, voire indispensables pour l’éducation de notre oeil.

 

Viseur dans le rapport de 3 cm x 5 cm

Viseur de 3 cm x 5, divisé aux tiers. Photo : Richard Martens.
Viseur de 3 cm x 5, divisé aux tiers. Photo : Richard Martens.

Le premier viseur que je propose est constitué d’une feuille de rhodoïd collée au dos d’un rectangle de carton. Tout cela peut être du matériel de récupération…

 

Comment fabriquer cela ?

Sur une feuille de… papier, tracez un rectangle de 3 cm par 5. Divisez ensuite chacun des côtés en tiers. Avec une calculette simplement… Après cette divisions aux tiers, sur les petits & les grands côtés, tracez les deux diagonales. Le but ? Avoir une indication du centre de ce rectangle.

Il est important de situer le centre, afin de ne rien mettre d’important sur ce centre ! Je reviendrai sur ce principe…

Ensuite, placez le rhodoïd sur la feuille de papier, et maintenez-le avec du ruban adhésif. Puis tracez, avec un feutre fin indélébile les lignes indiquant les tiers, comme sur la photo ci-contre. Je conseille de tracer en rouge les diagonales. Cela peut être pratique, sans être indispensable…

 

Usage de ce viseur ?

Il sert à « cadrer », à « viser » le sujet qu’on souhaiter dessiner… Ou peindre ! Tel le viseur d’un appareil photo. Cela permet de sélectionner ce qu’on veut « traiter », en omettant tout le reste du… « monde » ! Comme lors d’une prise de vue photographique…

 

Quatre points forts

Le tracé des tiers verticaux & horizontaux nous donne quatre points de croisement. On les appelle des points forts. C’est sur un, deux ou trois de ces points qu’on peut placer un élément important du « sujet » à dessiner.

 

Utilisation des tiers

Il est aussi possible d’utiliser les lignes horizontales pour composer une image agréable à l’oeil. Et répartir les zones de l’image à venir. Par exemple, un tiers inférieur de « terrain », et deux tiers de ciel… S’il est nuageux & beaux. Sinon l’inverse est possible : un tiers de ciel & deux tiers de paysage.

Je développerai plus tard l’usage des points forts & des tiers…

 

Viseur carré de 8 cm de côté

Viseur carré de 8 cm de côté, divisé en huit. Photo : Richard Martens.
Viseur carré de 8 cm de côté, divisé en huit. Photo : Richard Martens.

Le deuxième viseur, qui me semble indispensable lui aussi, est constitué d’un carré de 8 cm de côté.

Carré divisé en huit fois 1 cm.

Je conseille, de plus, de marquer, le milieu de la largeur et de la hauteur, soit par un trait plus épais, soit par un trait d’une autre couleur, rouge par exemple…

Intérêt & usage de ce quadrillage ?

Supposons que le sujet soit plus haut que large… En fermant un oeil, visons en faisant coïncider la partie la plus haute & la plus basse du sujet avec les côtés haut & bas de la grille. Pour cela nous avançons ou reculons la grille jusqu’à obtenir cette double coïncidence.

Puis montons ou descendons le viseur pour faire coïncider, EN PLUS, le côté gauche, par exemple. Ainsi quand le sujet « touche » le viseur sur trois côtés… Cela nous indique le nombre de carrés en largeur ! Puisqu’en hauteur, il y en a huit !

De ce fait, nous savons ainsi quelles sont les rapports, les proportions « largeur-hauteur » du sujet !

Il nous reste à « construire », à dessiner un rectangle d’un trait léger & fin. Que nous pouvons baptiser « cadre de construction » ou « cadre d’enveloppe ». Et dans lequel le sujet va s’inscrire !

Technique de dessin que nous aborderons plus tard…

Et je décrirai aussi, plus tard, un troisième viseur…

Avez-vous des questions ?

Richard Martens

Texte version 2.0

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Livre : Comment dessiner des comics – La méthode Marvel

Pour les amoureux des comics1, ce livre est parfait selon moi pour comprendre les bases de la création des bandes dessinées dans le style “super-héros” de chez Marvel ! Probablement le meilleur ! Et pour cause ! Il est illustré par un excellent dessinateur, un Maitre : John Buscema, récemment décédé, hélas ! Et par le grand maître des scénarii de chez Marvel : Stan Lee, à l’écriture de cet ouvrage.

 

Qui sont les auteurs ? Qu’ont-ils créé ?

Couverture du livre "How to draw Comics - The Marvel way" de John Buscema & Stan Lee.
Couverture du livre « How to draw Comics – The Marvel way » de John Buscema & Stan Lee.

Stan LEE2, le Grand maître de chez Marvel, est le scénariste, co-créateur de Spiderman, des Fantastic Four, du Surfeur d’argent3, de Hulk, de Daredevil & de presque tous les premiers personnages de Marvel éditions.

John BUSCEMA4, extraordinaire dessinateur de personnages, a dessiné le Surfeur d’argent, Conan le Barbare, Wolverine5, les Avengers, Spiderman, Thor & d’autres.

Ils ont réuni leurs talents pour concevoir ce livre. Un guide de bande dessinée qui, au travers de chaque chapitre, montre & explique comment créer vos bandes dessinées de super-héros, à la façon des éditions Marvel.

 

Pictogramme "Point d'exclamation" par Richard Martens.A noter ! Quelques dessins extraits des comics Marvel, & surtout une kyrielle de crayonnés originaux de John Buscema, illustrent chaque étape de la création d’une bande dessinée. Il est assez rare de voir des crayonnés, que ce soit dans la bande dessinée, dans l’illustration ou dans un musée… C’est pourquoi je souligne la chose !

 

Douze chapitre pour tout décrire

Exemple de la méthode de dessin du livre "How to draw Comics - The Marvel way" de John Buscema & Stan Lee.
Exemple de la méthode de dessin du livre « How to draw Comics – The Marvel way » de John Buscema & Stan Lee.

En douze chapitres, MM. Buscema & Lee décrivent toutes les étapes d’une BD :

  1. – les outils, d’abord ;
  2. – le secret des formes, puisque tout peut être ramené à des cubes, des cylindres, des troncs de cônes, etc. ;
  3. – le pouvoir de la perspective ;
  4. – les principes de base de la construction du personnage ;
  5. – le dessin du personnage ;
  6. – comment rendre une figure dynamique à la Marvel (ou à la Buscema !)  ;
  7. – ce qu’est un raccourci ;
  8. – le dessin de la tête (souvent humaine…) ;
  9. – la composition ;
  10. – dessiner une page de “comicbook”, et la concevoir ;
  11. – la couverture de « comicbook” ;
  12. – l’art de l’encrage !

Enfin, le texte de Stan Lee renforce & complète les magnifiques dessins du Maître John Buscema.

 

En résumé de “How to draw comics – The Marvel way”…

Ce livre est, pour moi, le meilleur en matière de super-héros Marvel. Une pléthore de superbes illustrations de John Buscema  & des textes clairs & aidants de Lee.

De plus, cet ouvrage a été traduit récemment en français semble t-il. Celui que je possède est en anglais. Et est tout à fait compréhensible. Surtout si vous voulez travailler votre anglais ! A vous de voir & de choisir…

 

Pictogramme "Information" par Richard Martens.Information : si vous le souhaitez, vous pouvez acheter ce livre, via Amazon.com, en cliquant sur l’une des deux images ci-dessous.

Attention : celle du haut est en français.

Celle du bas est en anglais.

Il va de soi, & c’est mieux en le disant, que si vous l’achetez en cliquant sur l’une ou l’autre de ces photos, cela ne vous coûtera pas plus. et je percevrai un petit pourcentage sur cet achat. Si vous le faite merci d’avance…


 

Références de ce livre

Version française :

BUSCEMA (John) et LEE (Stan), Comment dessiner des comics – La méthode Marvel, éditions Akileos, 2010 (?) 160 p.

 

Attention : ci-dessous, ouvrage en anglais !

BUSCEMA (John) et LEE (Stan), How to draw comics – The Marvel way, New York, éditions Simon et Schuster, 1978, 160 p.

Richard Martens

Texte version 3.0


 Notes

  1. Comics ou comicbook : bandes dessinées Américaines, essentiellement de super-héros. Mais pas seulement… Par opposition à “comic strip” : bande dessinée dans les journaux, en une bande (“strip”) quotidienne.
  2. Stan LEE est co-créateur pour le texte. Le créateur des dessins, donc du visuel des personnages est le très grand Maitre Jack KIRBY. Ce dernier produisait quatre-vingt-dix (90 !) pages par mois avec l’aide d’un assistant ! Steve DITKO est le co-créateur de Spiderman pour le dessin. Et il me semble que ce serait Wallace (Wally) WOOD qui serait le co-créateur des dessins de Daredevil. https://fr.wikipedia.org/wiki/Stan_Lee
  3. Le Surfeur d’argent (en français) : Silver Surfer (en anglais)
  4. John BUSCEMA. Je précis son prénom, car il y a eu un autre Buscema, qui a travaillé pour Marvel : Sal Buscema (qui serait son frère), dont le dessin me semble moins “percutant”, moins puissant. https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Buscema
  5. Wolverine : avait été nommé Serval, dans les premières publications en Français. Et pour cause… “Wolverine », en français, signifie “glouton”, un animal peu connu. Assez trapu, de la taille d’un grand chien, et suffisamment dangereux pour, parfois, faire reculer un ours ! Alors que le serval est un félin… Le choix des éditeurs Français… https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolverine

Je le redis, OSEZ me dire ce que vous pensez des articles. OSEZ poser des questions. Cela me sera utile pour continuer, si vous me donnez votre avis, si vous faites un commentaire. Merci d’avance… R.M. (:-{D}

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Livre : Colin Hayes, Peindre et dessiner

Le titre complet de ce livre, de Colin HAYES, est : Peindre et dessiner, Le guide complet de toutes les techniques et du matériel. Ce livre est, hélas épuisé. Il explique très clairement des techniques artistiques diverses… Mais, me direz-vous, pourquoi donner un livre épuisé en référence ? Tout simplement parce qu’il est excellent et peut, probablement se trouver en vente en livre d’occasion ou dans une bibliothèque, voire à la Bibliothèque Forney1

 

Couverture du livre de Colin HAYES, "Peindre et dessiner", éditions Elsevier.
Couverture du livre de Colin HAYES, « Peindre et dessiner », éditions Elsevier.

Outre que je trouve ce livre excellent, la caractéristique de cet ouvrage est, qu’il présente, en alternance, une double page en noir & blanc, et une double page en couleurs. Ceci est dû à un procédé d’impression économique, qui consiste à imprimer une face du papier en noir & blanc, pendant que l’autre face est imprimée en quadrichromie (quatre couleurs).

Ensuite, les feuilles sont pliées d’une certaine manière, puis massicotées2.

Ce qui donne l’alternance des doubles pages noires et des doubles pages en couleurs (quadrichromie).

 

Des photos à chaque page

Tous les chapitres sont abondamment illustrés de reproductions photographiques. Et il y en a à chaque page. Vous trouverez tout à la fois :

  • des objets (le matériel artistique) ;
  • des façons de procéder (coup de main, manière de faire) ;
  • des reproductions d’oeuvres d’art.

 

Douze techniques artistiques

Détail de la couverture du livre de Colin HAYES, "Peindre et dessiner", éditions Elsevier.
Détail de la couverture du livre de Colin HAYES, « Peindre et dessiner », éditions Elsevier.

Colin HAYES traite de douze techniques artistiques. Bien évidemment les classiques, comme :

  • la peinture à l’huile ;
  • la gouache ;
  • l’aquarelle ;
  • l’acrylique ;
  • etc.

Et également des techniques peu décrites, comme :

  • la détrempe (peinture à l’oeuf) ;
  • la peinture murale ;
  • la fresque ;
  • etc.

En résumé , je recommande vivement de le rechercher

Il est donc très complet dans ses descriptions & dans ses reproductions. Et l’écriture en est simple et parfaitement claire. Pour les autodidactes, c’est un ouvrage idéal. Heureusement, ce n’est pas le seul. Même si c’est assez rare pour que je recommande vivement sa recherche !


 

Références de ce livre

HAYES (Colin), Peindre et dessiner, Le guide complet de toutes les techniques et du matériel, éditions Elsevier, Bruxelles, 1980, 224 p.

Richard Martens

Texte version 2.0


Notes

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Bibliothèque Forney, bibliothèque des arts et techniques graphiques – 1, rue du Figuier – 75004 Paris. – Métro : Pont Marie (ligne 7) – Bus : 67. La bibliothèque est située dans l’ancien hôtel des archevêques de Sens. Téléphone : 01 42 78 14 60. Adresse de courriel : bibliotheque.forney@paris.fr – http://equipement.paris.fr/bibliotheque-forney-18
  2. Massicoter : verbe. Imprimerie, reliure : couper (le papier) à l’aide d’un massicot. Dictionnaire Antidote.
  3. Massicot, n. m. : reliure. Machine destinée à couper les feuilles de papier ou a rogner la tranche des livres.

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Commenter un premier dessin

Premier dessin commenté

En manière de clin d’œil (cf. la bienvenue…), je mets un premier dessin, un autoportrait, que j’ai réalisé il y a quelques années, pour « Le Monde dimanche ». Il a d’ailleurs été publié… À l’époque j’avais encore beaucoup de cheveux. Enfin… un peu plus que maintenant…

 

Richard Martens : autoportrait à la plume et à l'encre de Chine, publié autrefois dans le "Monde-dimanche".

 

Je peux ne pas être assez explicite, ou mes commentaires peuvent être trop professionnels, trop spécifiques. Il va de soi que vous pouvez me poser des questions dans les commentaires ci-après, afin que je sois plus explicite, plus clair…

 

Technique de ce dessin à la plume

Stylo tubulaire fermé et ouvert, avec son capuchon à pince. Photos : Martens R.
Stylo tubulaire fermé et ouvert, avec son capuchon à pince. Photos : Martens R.

C’est un dessin :

  • sur un papier blanc légèrement granuleux ;
  • tracé au crayon ;
  • puis réalisé à la plume, à l’encre de Chine, ou avec un stylo-tubulaire ;
  • avec des placements d’encre au pinceau ;
  • et une craie grasse noire (parfois nommée “pastel gras”).

Ce que j’explicite ci-après…

 

Réalisation par les valeurs

Martens Richard : autoportrait, avec indication de trois détails, de haut en bas : la main, le visage & un morceau de la toile.
Martens Richard : autoportrait, avec indication de trois détails, de haut en bas : la main, le visage & un morceau de la toile.

Voyons maintenant la réalisation de cette illustration, au travers de trois « morceaux » de cette image. Les trois « morceaux encadrés en rouge. Et voyons cela en termes de valeurs.

Les valeurs concernent des nuances monochromes.  Les valeurs vont, le plus souvent, du plus foncé (le noir) au plus clair (le blanc), en passant par les nuances des gris…

Cependant, les valeurs étant monochromes, cela peut aussi être une gamme de bleu par exemple, du bleu foncé au blanc, en passant par des bleus de plus en plus pâles… Ou du rouge, ou bien du brun, etc.

 

Utilisation des outils selon les valeurs

Richard Martens : extrait d'un autoportrait à la plume à l'encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.
Richard Martens : extrait d’un autoportrait à la plume à l’encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.

 

Le noir

Les surfaces noires, ici, sont posées au pinceau avec de l’encre de Chine. Et c’est ce que je place en premier, sur le dessin au crayon.

 

Les gris foncés : du très foncé au gris moyen

Les gris, du foncé au moyen, presque clair, sont constitués de hachures. Ils le sont à la plume. Cet outil est très pratique pour les hachures… Je les croise pour foncer une surface. Parfois les traits sont droits. Ici, sur le visage, ils sont tracés en courbe. Un principe simple pour éviter un aspect métallique du rendu. Et je les trace très courts. En variant les angles… Voyez, plus loin, l’agrandissement de la main.

 

Les gris clairs : du gris moyen au très clair

Quand il s’agit de suggérer des gris très clairs, comme sur le visage, cela peut s’obtenir avec des points, posés, soit à la plume, soit  (c’est plus pratique) avec un stylo tubulaire (voir les photos)

Richard Martens : détails commentés d'un autoportrait à la plume à l'encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.
Richard Martens : détails commentés d’un autoportrait à la plume à l’encre de Chine. Publié autrefois dans le “Monde-Dimanche”.

TRÈS IMPORTANT !

  • À noter que ce type de stylo-tubulaire nécessite une encre de Chine spéciale. Si vous mettez de l’encre de Chine normale, elle séchera dans le conduit & le stylo ne fonctionnera plus !

Pour le matériel, j’expliquerai plus en détail, plus tard, dans les futurs articles consacrés à cela.

Les blancs ou “réserves”

Martens Richard : détail des hachures courbes dans le dessin de la main.
Martens Richard : détail des hachures courbes dans le dessin de la main.

Il s’agit, ici du blanc du papier, que j’ai ménagé. Que je n’ai pas recouvert d’encre, pour le dire autrement.

Dans l’univers artistique (peinture, dessin), aussi bien que dans l’univers graphique, cela s’appelle une “réserve”. C’est synonyme d’une zone “vide”, voire blanche… Car une réserve, dans le langage du dessin, peut être une partie vide du dessin, même si la feuille est en couleur, bleue par exemple !

À noter qu’à l’aquarelle, pour les puristes, le blanc doit être celui du papier !

Retoucher ou modifier un dessin à l’encre de Chine

Martens Richard : détail du dessin du visage avec des hachures et des points.
Martens Richard : détail du dessin du visage avec des hachures et des points.

Si nous commettons une erreur. Ou si nous changeons d’avis, et voulons obtenir du blanc, là où il y a de l’encre de Chine, il est toujours possible de retoucher, de faire disparaître l’encre de Chine en la recouvrant au pinceau, soit avec de la gouache, soit avec de l’acrylique. Les deux sont efficaces.

D’ailleurs je traiterai des retouches plus tard, dans un ou plusieurs articles détaillés, consacrés à cela. Partant du principe qu’un artiste a lui aussi, le droit à l’erreur. Ou à changer d’avis !

Par contre la gouache n’est pas utilisable sur de la craie grasse (ou pastel gras). Car la gouache est à base d’eau ! Et comme chacun sait, l’huile (craie grasse) & l’eau (gouache) sont incompatibles.

IMPORTANT : ne retouchez jamais au blanc avec du produit destiné, à l’origine, pour les machines à écrire. J’ai nommé le “Typex”. Cela peut être très utile pour du texte, des tirages, une photocopie… Pas pour un dessin, car cela est épais. Et cela nuit à l’esthétique du résultat.

 

N’y a t-il que de l’encre de Chine ?

Martens Richard : détail du dessin de la toile afin de rendre des effets de matière "rugueuse" avec la craie grasse.
Martens Richard : détail du dessin de la toile afin de rendre des effets de matière « rugueuse » avec la craie grasse.
Non ! Comme je l’ai dit plus haut, il y a des frottis de craie grasse qui effleurent le relief du papier. Lequel, je le rappelle, est légèrement grenu… La main doit être légère afin de déposer peu de matière noire. Juste un peu en surface.

C’est une technique que j’utilise parfois. Cela se marie très bien, selon moi, avec la plume ou le pinceau. L’important est que tout ce qui est déposé sur le papier doit être noir, et non pas gris moyen ou gris foncé. J’insiste bien : cela doit être noir. Outre la craie grasse, cela peut aussi être de la craie lithographique (à éviter, si possible, car trop grasse). il m’est même arrivé d’utiliser du crayon à maquillage, pour les yeux !

Ce procédé de frottement permet de donner une matière, une texture même, qui est celle du papier. Ce qui implique de choisir son papier, avant de commencer le dessin. Nous y reviendrons, là aussi…

Que pensez-vous de tout cela ? Merci de commenter ci-après…

Richard Martens

Version 2.0

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